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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2303063

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2303063

lundi 31 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2303063
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHERVET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mars 2023, M. C B A, représenté par Me Hervet, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de prolongation de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. B A soutient que :

- le 18 décembre 2020, il a bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " jusqu'au 17 décembre 2022 ; il a demandé le 14 décembre 2022 un rendez-vous en préfecture pour changer de statut et obtenir la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " recherche d'emploi - création d'entreprise " ; il n'a pas eu de réponse en dépit de ses relances ;

- la condition d'urgence est remplie eu égard à l'ancienneté de sa demande, de son intégration dans la société française, de la situation irrégulière dans laquelle il se trouve désormais ;

- la mesure sollicitée est utile eu égard au délai anormalement long pris par l'administration, au dysfonctionnement du service, à l'impossibilité dans laquelle il se trouve de justifier de la régularité de son séjour, de trouver un emploi, de circuler librement et de mener une vie privée et familiale normale ;

- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 mai 2023, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que M. B A ne justifie pas d'une situation d'urgence, dès lors qu'il s'est borné à produire un diplôme supérieur d'université de droit administratif qui ne constitue pas un diplôme au moins équivalent au grade de master ou un diplôme de licence professionnelle, et qu'il n'a pas effectué sa demande dans l'année suivant l'obtention de son diplôme, ainsi qu'il est prévu par les textes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. En vertu des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, dont il résulte qu'il ne peut ordonner que des mesures provisoires, le juge des référés ne saurait enjoindre à l'autorité préfectorale de délivrer un titre de séjour à un ressortissant étranger. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées à ce titre ne peuvent en conséquence qu'être rejetées.

3. Il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête, et notamment de l'attestation de dépôt d'une demande de carte de séjour recherche d'emploi ou création d'entreprise pour les titulaires d'une carte de séjour portant la mention étudiant ou étudiant-programme de mobilité qu'il produit que M. B A a pu effectivement présenter sa demande d'admission au séjour le 14 décembre 2022. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par la préfète du Val-de-Marne à l'issue d'un délai de trois mois. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B A sont de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet. Elles doivent en conséquence être rejetées.

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que présente sur leur fondement.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 31 juillet 2023.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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