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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2303419

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2303419

mercredi 26 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2303419
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRICHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2023, M. E C, représenté par Me Richard, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 27 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de vingt-quatre mois,

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de renouvellement de carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " et de prendre une nouvelle décision dans un délai d'un mois et de renouveler l'autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail dans l'attente de la décision préfectorale,

3°) de mettre à la charge de l'Etat (Préfète du Val-de-Marne) une somme de 1.800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il indique qu'il est de nationalité ivoirienne, il est entré en France à l'âge de 16 ans le 7 décembre 2008, que ses quatre frères et sœurs sont nés en France, que sa mère y réside depuis 2000, qu'il a été scolarisé à son arrivée en France, qu'il a eu deux enfants avec une ressortissante française nés en mars 2015 et octobre 2019, qu'il a exercé divers emplois, qu'il a bénéficié de titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont le dernier était valable jusqu'au 14 avril 2021, qu'un refus de renouvellement de ce titre a été prononcé par le préfet du Val-de-Marne le 29 octobre 2021, annulé par un jugement du présent tribunal du 11 mai 2022 et qu'une nouvel arrêté a été pris par la préfète du Val-de-Marne le 27 février 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour.

Il soutient que la condition d'urgence est remplie s'agissant d'un refus de renouvellement d'un titre de séjour, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière, qu'elle est insuffisamment motivée et a été prise sans examen de sa situation personnelle, qu'elle a été prise sans consultation de la commission du titre de séjour, qu'elle méconnait les dispositions des articles L. 423-7 et

L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 § 1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la notion de menace pour l'ordre public ainsi que d'une erreur de droit.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 avril 2023, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient en particulier que la menace à l'ordre public que constitue la présence de l'intéressé sur le territoire français est établie.

Vu :

- la décision du 27 février 2023,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 31 mars 2023 sous le numéro 2303240, M. C a demandé au présent tribunal d'annuler la décision contestée.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 18 avril 2023, présenté son rapport en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, et entendu :

- les observations de Me Richard, représentant M. C, requérant, présent, qui rappelle qu'il est en France depuis 14 ans, que son père est français, que toute sa famille vit en France, qu'il a des enfants français dont il s'occupe malgré la séparation d'avec sa mère, présente également à l'audience, qui maintient que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie car il est un étranger protégé contre toute mesure d'éloignement, qui relève aussi que si le préfet du Val-de-Marne avait formulé un avertissement en 2020, il se fonde sur les mêmes faits pour refuser le renouvellement de son titre de séjour, qui indique que les faits de violence conjugale de 2021 ont été commis dans un état d'abolition de son discernement comme l'a conclu une expertise psychiatrique et qu'il a fait l'objet d'une relaxe, que ce dernier épisode de violence conjugale est lié à sa pathologie bipolaire et qu'il a travaillé depuis le jugement de 2022 ;

- les observations de Me El Assaad, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui rappelle que l'intéressé avait été informé en 2020 qu'une nouvelle condamnation pénale motiverait le refus de renouvellement de son titre de séjour, que si le précédent refus a été annulé, une nouvelle condamnation a été prononcée entretemps, qui maintient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite car l'intéressé a fait l'objet de dix-huit condamnations et qu'il n'a aucun lien sur le territoire et qu'il ne justifie pas respecter les obligations du jugement de séparation.

Considérant ce qui suit :

1. M. E C, ressortissant ivoirien né le 5 septembre 1992 à Djassanou (Région du Bélier), est entré en France le 7 décembre 2008 muni d'un visa en qualité de famille de ressortissant français délivré par les autorités consulaires françaises à Abidjan. Il y a rejoint ses parents ainsi que ses quatre frères et sœurs, tous de nationalité française. Scolarisé en lycée professionnel à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) de 2009 à 2012, il a bénéficié d'un premier titre de séjour le 9 juin 2009, puis de récépissés puis enfin de nouveaux titres de séjour du 24 août 2012 au 17 avril 2021. Il a eu deux enfants nés en mars 2015 et octobre 2019 de sa liaison avec une ressortissante française. Il est séparé de la mère de ses enfants depuis un jugement du tribunal judiciaire de Créteil en date du 28 juin 2022 qui a fixé la résidence habituelle des enfants chez leur mère et a mis à sa charge une somme mensuelle de 100 euros par enfant au titre de sa contribution à l'entretien de ses enfants, sur lesquels a été maintenue l'autorité parentale conjointe des deux parents. Le 23 juillet 2021, il a demandé le renouvellement de sa carte de séjour mais a fait l'objet d'une décision de refus en date du 29 octobre 2021 motivée par quinze condamnations par l'autorité judiciaire entre 2010 et 2019, dont huit pour conduite sans permis et la dernière, le 1er avril 2019, pour des faits de proxénétisme aggravé commis entre mai et août 2016. Cet arrêté a été annulé par un jugement du présent tribunal en date du 11 mai 2022 au motif d'un défaut d'examen sérieux de sa situation familiale. Ce jugement enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la situation de M. C dans un délai de trois mois. Ce réexamen n'a été effectué que le 27 février 2023 et la préfète du Val-de-Marne a refusé une nouvelle fois de renouveler le titre de séjour de l'intéressé, en relevant qu'il avait entretemps fait l'objet d'une nouvelle condamnation, le 6 septembre 2021, pour des faits de violence conjugale. Par une requête enregistrée le 30 mars 2023, M. C a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision et sollicite du juge des référés, par sa requête enregistrée le 6 avril 2023 la suspension de son exécution.

Sur les conclusions aux fins de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

Sur l'urgence

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci.

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré en France en décembre 2008, à l'âge de seize ans, qu'il y réside donc depuis plus de quatorze ans, et qu'il a bénéficié de titres de séjour pendant plus de dix ans dont il a demandé le renouvellement. La condition d'urgence doit donc en l'espèce être réputée satisfaite.

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige

5. Aux termes d'une part de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ", d'autre part de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ", et enfin de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

6. En l'espèce, pour refuser à l'intéressé le renouvellement de son titre de séjour, la préfète du Val-de-Marne a relevé que l'intéressé a été condamné à plus de quinze reprises par l'autorité judiciaire entre 2009 et 2021, pour des faits de rébellion et outrage, à trois reprises, de conduite sans permis, à huit reprises, de vol en réunion, de délit de fuite, de port d'arme blanche sans motif légitime, et enfin de proxénétisme aggravé en 2019, l'ensemble de ces condamnations totalisant près de sept années et demi de peines d'emprisonnement, la dernière condamnation intervenant en septembre 2021 pour des faits de violence conjugale. Elle a déduit de l'ensemble de ces faits que la poursuite de la présence en France de M. C était susceptible de constituer une menace pour l'ordre public.

7. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, à la date de la décision contestée, M. C était en France depuis plus de quatorze ans, que toute sa famille la plus proche, à savoir ses parents, ses frères et sœurs, sa compagne et surtout ses enfants résident en France et sont de nationalité française. Si l'intéressé a résidé dans son pays d'origine jusqu'à ses seize ans, il n'est pas établi qu'il y disposerait encore d'attaches familiales, ses grands-parents à la garde de qui il avait été laissé étant décédés. Par ailleurs, il est constant que les anciennes condamnations de M. C, y compris pour les derniers faits qui sont les plus graves, n'ont pas fait obstacle aux différents renouvellements du titre de séjour de l'intéressé. Enfin, il résulte du jugement correctionnel du tribunal judiciaire de Créteil en date du 3 mai 2022, qui a eu à juger des faits de violence aggravée commis par le requérant le 20 décembre 2021, qu'il a été déclaré pénalement irresponsable en raison d'un trouble psychique ou neuropsychique. L'examen effectué par un médecin psychiatre à l'occasion de ce jugement avait en effet conclu à un trouble bipolaire stabilisé, en cours de traitement, lequel avait motivé son placement à la clinique du château de Bel-Air à Crosne (Essonne) entre le 23 décembre 2021 et le 16 février 2022.

8. Ainsi, au moment où il a formulé sa demande de renouvellement de sa carte de séjour, l'intéressé pouvait se prévaloir d'une présence sur le territoire français d'une durée de plus de quatorze ans, même si celle-ci a été passée pour partie en détention. En raison d'une telle stabilité, de nature à avoir fait naître entre le requérant et le pays d'accueil des liens multiples, une simple menace pour l'ordre public ne saurait suffire à fonder un refus de renouvellement de ce titre de séjour sans atteintes excessives au droit de l'intéressé au respect de sa vie familiale et privée, alors qu'à tout moment la préservation de l'ordre public permet à l'autorité administrative, en cas de menace grave, de prononcer son expulsion en application de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. Au surplus, la circonstance alléguée par la préfète du Val-de-Marne que l'intéressé ne respecterait pas les termes du jugement de séparation du 28 juin 2022, outre qu'elle est infirmée par les différentes pièces du dossier qui font état de versements réguliers par

M. C de la contribution mise à sa charge par l'autorité judiciaire à la mère de ses enfants et par l'attestation de cette dernière en date du 12 décembre 2022, est sans incidence sur la gravité de l'atteinte portée par la décision contestée au droit du requérant à une vie privée et familiale normale.

10. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le moyen tiré de ce que, en lui opposant le fait qu'il constituerait une menace pour l'ordre public, la préfète du

Val-de-Marne a entaché sa décision de refus de renouvellement de sa carte de séjour d'une erreur manifeste d'appréciation est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité et, par voie de conséquence, à demander la suspension de l'exécution de la décision contestée du 27 février 2023, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

11. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Si, pour le cas où l'ensemble des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est rempli, le juge des référés peut suspendre l'exécution d'une décision administrative et prescrire par la même décision juridictionnelle que l'auteur de la décision prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, de telles mesures doivent, ainsi que l'impose l'article L. 511-1 du même code, présenter un " caractère provisoire ".

12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

13. Si les conditions posées à l'octroi de la suspension d'une décision refusant un avantage sont remplies, il appartient donc au juge administratif d'assortir le prononcé de cette suspension de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration et qui pourront consister à réexaminer les droits de l'intéressé à cet avantage dans un délai déterminé ou, le cas échéant, à prendre toute mesure conservatoire utile prescrite par le juge compte tenu de l'objet du litige, du moyen retenu et de l'urgence.

14. En l'espèce, la présente ordonnance, qui ordonne la suspension de l'exécution de la décision du 27 février 2023 de la préfète du Val-de-Marne en tant qu'elle refuse de renouveler la carte de séjour de M. C implique seulement qu'il lui soit délivré, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail qui devra être valable jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, sans qu'il soit besoin à ce stade de fixer une astreinte.

Sur les frais du litige :

15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1.200 euros qui sera versée à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 27 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à M. E C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail qui devra être valable jusqu'au jugement à intervenir sur la requête en annulation présentée le 31 mars 2023.

Article 3 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera à M. E C une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés, Le greffier,

A : M. BA : M. D

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2303419

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