jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2303545 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHAMPAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 avril 2023 sous le n° 2303545, M. D H B, demeurant 16 bis rue du docteur A, appartement 121, à Champigny-sur-Marne (94500), représenté par Me Champain, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de changement de statut ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'une semaine à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2° bis) d'enjoindre à la préfecture de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à lui verser au titre des frais irrépétibles en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
* la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite dès lors que la décision litigieuse préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation puisqu'elle a pour effet de le faire basculer dans une situation précaire, comparable à un refus de renouvellement de titre de séjour ;
* il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors que :
- d'une part, elle est entachée d'un défaut de communication de ses motifs en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- d'autre part, elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2023, le sous-préfet de Nogent-sur-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'un arrêté préfectoral portant refus de séjour ainsi d'ailleurs qu'une obligation de quitter le territoire français a été pris à l'encontre de M. B le 10 février 2023 et est réputé lui avoir été notifié le 16 mars 2023 ; par suite, les conclusions à fin de suspension de la décision implicite de refus de titre sont non-fondées.
Par un mémoire, enregistré le 19 avril 2023, M. B, représenté par Me Champain, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté de la préfète du Val-de-Marne en date du 6 mars 2023 en ce qu'il porte refus de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne et au sous-préfet de Nogent-sur-Marne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'une semaine à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2° bis) d'enjoindre à la préfecture de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à lui verser au titre des frais irrépétibles en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
* la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite dès lors que la décision litigieuse rompt de façon inédite sa régularité au séjour ;
* il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors que :
- elle est insuffisamment motivée en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée en reprenant les termes d'un arrêté du 11 juin 2020 du préfet des Pyrénées Atlantiques annulé par jugement du tribunal administratif de Pau n° 2001575 du 29 décembre 2020 ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que la préfecture évoque ses études pour fonder un refus de changement de statut d'étudiant à vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu :
- le récépissé de demande délivré au requérant le 12 juillet 2022 ;
- l'arrêté préfectoral du 6 mars 2023 portant refus de titre et obligation de quitter le territoire français pris à l'encontre de M. B ;
- les requêtes à fin d'annulation de la décision implicite et de l'arrêté litigieux enregistrées sous les nos 2300612 et 2303747 ;
- les pièces complémentaires, enregistrées le 20 avril 2023, présentées pour M. B ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 20 avril 2023 en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, M. E a lu son rapport et entendu :
- les observations Me Champain, représentant M. B, requérant présent accompagné de sa partenaire de Pacs, Mme I F, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, que l'arrêté du 6 mars 2023 ne lui a jamais été notifié, ainsi qu'il ressort de l'accusé de réception produit en défense qui mentionne " inconnu à l'adresse " ; il existe un doute sérieux quant à la décision de refus de titre contenue dans l'arrêté du 6 mars 2023 dès lors qu'elle est insuffisamment motivée, le dernier paragraphe de l'arrêté étant stéréotypé ; de plus, les deux premiers paragraphes de l'arrêté ne sont qu'un copier-coller de l'obligation de quitter le territoire français du préfet des Pyrénées Atlantique du 11 juin 2020 annulée par décision du tribunal administratif de Pau du 29 décembre 2020, de sorte que l'arrêté litigieux a été pris en méconnaissance de l'autorité de la chose jugée ; de plus, un autre paragraphe de cet arrêté concerne les études alors qu'il a demandé un changement de statut d'étudiant à " vie privée et familiale " ; par suite, la décision de refus de titre est entachée d'erreur de droit et d'un défaut d'examen sérieux de sa demande ; enfin, sa vie privée et familiale en France, et notamment sa communauté de vie avec Mme F, est établie par de très nombreuses pièces probantes, de telle sorte que l'arrêté est e entaché d'erreur de fait et d'une violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la condition d'urgence est non seulement présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre mais également démontrée compte tenu de ce que la décision en litige a pour effet de rompre son insertion professionnelle ; au demeurant, elle n'est pas contestée en défense.
La préfète du Val-de-Marne, défendeur, n'est ni présente, ni représentée.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 11 heures 35.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article R* 432-1 du même code : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " ; enfin, aux termes de l'article R. 432-2 de ce code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. "
2. Il résulte de l'instruction que M. D H B, ressortissant congolais né le 7 mai 1989 à Djambala en République du Congo, était titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " dont la validité expirait le 13 juillet 2022 et dont il a demandé le renouvellement avec changement de statut d'étudiant à " vie privée et familiale ", compte tenu du pacte civil de solidarité (PACS) qu'il a contracté avec Mme G, ressortissante française. Un récépissé de demande lui a été délivré le 12 juillet 2022. Le silence gardé sur cette demande pendant plus de quatre mois a fait naître le 13 novembre 2022 une décision implicite de rejet dont M. B demande, par la présente requête, la suspension de l'exécution. Entretemps, la préfète avait, par arrêté du 6 mars 2023, refusé à M. B la délivrance d'un titre de séjour. Cette décision explicite se substituant à la décision implicite, le requérant demande, dans son mémoire complémentaire du 19 avril 2023, la suspension de l'exécution de cette décision explicite.
Sur les conclusions à fin de suspension présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " ; aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. " ; enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
En ce qui concerne la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. D'une part, il résulte des dispositions précitées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.
5. D'autre part, la condition d'urgence de l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci mais, dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision.
6. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 2, la décision dont M. B demande la suspension est un refus de renouvellement de titre avec changement de statut ; par suite, en application de ce qui a été développé au point précédent, l'urgence est présumée. Au demeurant, l'urgence est également caractérisée par le fait que la décision litigieuse a pour effet de réduire à néant les efforts d'insertion, notamment professionnelle, de M. B, ce qui caractérise un préjudice suffisamment grave et immédiat à la situation du requérant.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté querellée :
Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () " ; aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
8. Il résulte de l'instruction, et notamment des pièces nombreuses et variées jointes à la requête, que M. B justifie d'une vie privée et familiale inscrite dans la durée et la stabilité, notamment du fait de sa communauté de vie avec Mme I F, ressortissante française avec laquelle il vit depuis juillet 2020. Par suite, en refusant à l'intéressé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familial ", la préfète du Val-de-Marne a porté une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. B est fondé à soutenir qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus de titre contenue dans l'arrêté préfectoral du 6 mars 2023.
9. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Par suite, les deux conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant satisfaites, il convient de prononcer la suspension de l'exécution de la décision litigieuse.
Sur les conclusions accessoires :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. " ; aux termes de l'article L. 911-1 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " ; aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ".
11. Compte tenu du caractère provisoire des mesures du juge des référés, la suspension de l'exécution de la décision prononcée au point 9 implique seulement qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer immédiatement, le temps de ce réexamen, un récépissé de demande de titre. Dans les circonstances de l'espèce, il n'est pas nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er : L'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer immédiatement, le temps de ce réexamen, un récépissé de demande de titre.
Article 3 : Il est mis à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à M. B au titre de l'article L 761-1 du code e justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D H B et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Copie dématérialisée en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 20 avril 2023.
La juge des référés,
Signé : C. ELa greffière,
Signé : M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2303545
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026