jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2304040 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JEAN-CHARLES LINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 avril 2023 sous le n° 2304040, M. A C, demeurant 8 rue d'Auvergne à Limeil-Brévannes (94450), demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision en date du 3 avril 2023 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé la délivrance d'une carte professionnelle ;
2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui remettre une autorisation provisoire d'exercer l'activité d'agent de sécurité dans l'attente de la décision au fond ;
3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais de l'instance non compris dans les dépens.
M. C soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il est agent de sécurité depuis 2008 au sein de la société Challancin et que, du fait de la décision litigieuse du 3 avril 2023, son employeur lui a notifié par courrier recommandé du 4 avril 2023 la suspension de son contrat de travail à compter du 5 avril 2023 en précisant que cette période de suspension n'était pas rémunérée ; ainsi, il se retrouve sans ressources depuis le 5 avril 2023 alors qu'il a cinq enfants à sa charge et que le salaire de son épouse est insuffisant pour subvenir aux besoins de la famille ; de plus, son employeur lui a indiqué qu'il allait rompre son contrat de travail ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors qu'il conteste les faits qui lui sont reprochés ; en effet, si son épouse a déposé plainte contre lui, elle a retiré sa plainte dès le lendemain ; cette plainte n'a jamais été transmise au procureur ; au surplus, le CNAPS s'est référé à des informations de mars 2021 ; en outre, la simple consultation d'un fichier ne peut constituer une enquête administrative justifiant le refus de délivrance d'une carte professionnelle ; enfin, il travaille depuis 2008 au sein de la société Challancin auprès de la SNCF sans incident.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 3 mai 2023, le CNAPS conclut au rejet de la requête en faisant valoir que, d'une part, la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas démontrée par le requérant dès lors qu'il n'apporte pas la preuve de son licenciement effectif ; au surplus, il ne démontre pas davantage qu'il ne pourrait pas exercer un autre emploi dans un autre domaine d'activité que la sécurité privée ; d'autre part, aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision querellée dès lors que l'intéressé a été mis en cause pour avoir commis sur la période du
1er janvier 2019 au 5 mars 2021 des faits de harcèlement sur sa conjointe, comme l'établit le retour des services de police et pas seulement la simple consultation du fichier police ; par suite, aucune erreur manifeste d'appréciation n'entache la décision litigieuse.
Vu :
- la décision litigieuse du CNAPS en date du 3 avril 2023 ;
- la requête à fin d'annulation de la décision litigieuse enregistrée sous le n° 2304028 le 21 avril 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 11 mai 2023 en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, M. F a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Jean-Charles, représentant M. C, requérant présent accompagné de son épouse, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, qu'il est agent de sécurité et travaille dans la même société depuis 2008, la société Challancin Gardiennage, pour le compte de la SNCF ; il a demandé le renouvellement de sa carte professionnelle valable du 4 avril 2018 au 4 avril 2023, ce qui lui fut refusé par la décision litigieuse du CNAPS du 3 avril 2023 ; l'urgence à suspendre cette décision est démontrée par le fait que la décision querellée le prive de toute rémunération comme l'indique la lettre de son employeur en date du 4 avril 2023 suspendant son contrat de travail ; or, il a à sa charge 5 enfants et ce n'est pas avec le salaire de son épouse, de l'ordre de 900 euros mensuels pour un travail à temps partiel d'aide de cuisine en cantine, qu'il peut y parvenir ; il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision querellée dès lors que, d'une part, la simple consultation d'un fichier ne saurait constituer une enquête administrative au sens du code de la sécurité intérieure ; d'autre part, les faits fondements de la décision litigieuse, à savoir une plainte de son épouse pour harcèlement qu'elle a retirée dès le lendemain, n'ont même pas été inscrits chez le procureur de la République ; il s'agissait en effet d'une simple dispute entre époux dans le contexte très difficile du confinement ; en aucun cas, ces faits -au demeurant isolés- ne peuvent caractériser un agissement contraire à l'honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs ou des faits de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le CNAPS, défendeur, n'est ni présent, ni représenté.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 11 heures 10.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que M. A C, né le 24 septembre 1976 à Adjame et employé depuis 2008 pour le compte de la SNCF par la société Challancin Gardiennage en qualité d'agent de sécurité cynophile pour un salaire mensuel brut de 1 312 euros, s'est vu refuser, par décision du 3 avril 2023 du directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) le renouvellement de sa carte professionnelle n° CAR 094-2023-04-04-20170035702 valable du
4 avril 2018 au 4 avril 2023. Par la requête susvisée, M. C demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cette décision du 13 octobre 2022.
Sur les conclusions à fin de suspension présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " ; aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. " ; enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes () / 3° A protéger l'intégrité physique des personnes () ". Les personnes qui exercent une activité privée de surveillance doivent, en vertu de l'article L. 612-20 du même code, être titulaires d'une carte professionnelle délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité. Cet article prévoit qu'un refus de carte ou de renouvellement de carte peut être opposé notamment lorsque l'intéressé " a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions () " ou " s'il résulte de l'enquête administrative () que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées () ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
4. D'une part, il résulte des dispositions précitées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.
5. D'autre part, cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement de carte professionnelle, comme d'ailleurs d'un retrait de celle-ci ; dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
6. Ainsi qu'il a été dit au point 1, la décision opposée par le CNAPS au requérant concerne non une première demande de carte professionnelle, mais un renouvellement de sa carte d'agent de sécurité cynophile. Par suite, en application de ce qui a été développé au point précédent, l'urgence est présumée. Au surplus, elle est également démontrée dans la mesure où la décision litigieuse a pour objet et pour effet de mettre M. C dans l'incapacité d'exercer son activité professionnelle d'agent de sécurité qu'il exerce au sein de la société Challancin Gardiennage depuis 2008, le privant de son revenu mensuel de 1 312 euros. De plus, il résulte de l'instruction que le requérant est père de cinq enfants dont il assume la charge avec son épouse, Mme B D, dont le salaire d'agent de cantine à temps partiel, d'environ 900 euros par mois, est insuffisant pour subvenir aux besoins d'une famille de sept personnes. Par suite, c'est à bon droit que M. C soutient que la décision litigieuse préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation ou aux intérêts qu'il entend défendre ; il en résulte que la condition d'urgence doit être considérée, au cas d'espèce, comme satisfaite.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.
7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes () / 3° A protéger l'intégrité physique des personnes () ". Les personnes qui exercent une activité privée de surveillance doivent, en vertu de l'article L. 612-20 du même code, être titulaires d'une carte professionnelle délivrée par le Conseil national des activités privées de sécurité. Cet article prévoit qu'un refus de carte ou de renouvellement de carte peut être opposé notamment lorsque l'intéressé " a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions () " ou " s'il résulte de l'enquête administrative () que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées () ".
8. Il résulte des termes de la décision attaquée que le CNAPS l'a fondée sur la circonstance selon laquelle le requérant a été mis en cause le 14 mars 20212 à Limeil-Brévannes par sa compagne, Mme D, pour des faits de harcèlement sur conjoint et dégradation des conditions de vie entraînant une altération de la santé.
9. Pour démontrer qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, M. C soutient que si son épouse a déposé plainte contre lui, elle a retiré sa plainte dès le lendemain ; cette plainte n'a jamais été transmise au procureur ; au surplus, le CNAPS s'est référé à des informations de mars 2021. Enfin, les faits reprochés au requérant découlaient d'une simple dispute entre époux dans le contexte très difficile du confinement ; en aucun cas, ces faits -au demeurant isolés- ne peuvent caractériser un agissement contraire à l'honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs ou des faits de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat au sens de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Par suite, c'est à bon droit que celui-ci soutient que la décision litigieuse est entachée d'erreur d'appréciation, moyen de nature à faire naître un doute sérieux quant à sa légalité.
10. Il résulte de ce qui précède que, les deux conditions de l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative étant remplies, il convient donc de suspendre l'exécution de la décision du directeur du CNAPS du 13 octobre 2022.
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Dans les circonstances de l'espèce, il convient de mettre à la charge du CNAPS la somme de 800 euros à verser à M. C en application des dispositions précités de l'article
L. 761-1 du code de justice au titre des frais d'instance non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er : L'exécution de la décision en date du 3 avril 2023 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. C la délivrance d'une carte professionnelle est suspendue.
Article 2 : Il est mis à la charge du CNPAS la somme de 800 euros à verser à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Copie dématérialisée en sera adressée au directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).
Fait à Melun, le 11 mai 2023.
Le juge des référés,
Signé : C. FLa greffière,
Signé : M. E
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2304040
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026