jeudi 16 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2304190 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | BLANDEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 avril 2023 et le 23 mai 2023, M. E, représenté par Me Blandeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il a sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à compter de la notification de la décision et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'inexécution ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'erreurs de droit dès lors que le préfet n'a pas appliqué la convention franco-camerounaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994, publiée par le décret n° 96-1033 du 25 novembre 1996 et l'accord franco-camerounais relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au développement solidaire (ensemble six annexes), signé à Yaoundé le 21 mai 2009 ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par un courrier du 9 décembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de l'autrice de la décision fixant le pays de destination, dès lors que la signataire de cette décision ne disposait pas expressément d'une délégation à l'effet de signer les décisions fixant le pays de destination.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-camerounaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994, publiée par le décret n° 96-1033 du 25 novembre 1996 ;
- l'accord franco-camerounais relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au développement solidaire (ensemble six annexes), signé à Yaoundé le 21 mai 2009 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Bourrel Jalon a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant camerounais né en 1995, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié auprès des services de la préfecture de Seine-et-Marne. Par un arrêté du 11 avril 2023, le préfet de Seine-et-Marne a rejeté cette demande, a obligé M. D à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à compter de la notification de la décision et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné en cas d'inexécution. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 23/BC/021 du 28 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 1er mars 2023 et visé par la décision attaquée, le préfet de Seine-et-Marne a donné à Mme C A, attachée principale d'administration de l'Etat, cheffe du bureau de l'accueil et du séjour des étrangers, délégation de signature aux fins de signer notamment les décisions portant refus de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autrice de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne également, avec suffisamment de précision, les circonstances de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé. Le préfet de Seine-et-Marne, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments caractérisant la situation personnelle du requérant, a ainsi suffisamment motivé sa décision.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention franco-camerounaise : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les nationaux camerounais, lors de la demande du visa français, doivent être munis des justificatifs prévus aux articles 4 à 7 ci-après, en fonction de la nature de l'installation envisagée / Ils doivent, à l'entrée sur le territoire de l'État d'accueil, être munis d'un visa de long séjour et pouvoir présenter, le cas échéant, les justificatifs mentionnés aux articles 4 à 7 ". Selon l'article 4 de la convention franco-camerounaise : " Les nationaux de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet État, justifier de la possession : / () 2° D'un contrat de travail visé par le ministère chargé du travail dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil ". Aux termes de son article 11 : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les nationaux camerounais doivent posséder un titre de séjour. / () Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'Etat d'accueil ". Enfin, l'article 14 de cette convention prévoit que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux États sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la présente Convention. ".
5. Il résulte de la combinaison de ces stipulations que la convention franco-camerounaise renvoie, par son article 11, à la législation nationale pour la délivrance des titres de séjour et que ses articles 3 et 4 se bornent, quant à eux, à régir les conditions d'entrée sur le territoire de l'un des deux Etats, de ceux des ressortissants de l'autre Etat qui souhaitent y exercer une activité salariée. Ainsi, les ressortissants camerounais souhaitant exercer une activité salariée en France doivent solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rejeter sa demande de titre de séjour, le préfet de Seine-et-Marne aurait commis une erreur de droit.
6. En quatrième lieu, M. D ne peut utilement se prévaloir de l'accord franco-camerounais signé le 21 mai 2009, ce dernier n'ayant pas été ratifié par les deux parties contractantes et étant, par suite, inapplicable sur le territoire français.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
8. M. D se prévaut de sa présence en France depuis le 10 septembre 2018 et de son activité salariée. Toutefois, si le requérant produit un contrat de travail à durée indéterminée conclu le 13 mai 2019 et justifie exercer la profession d'agent de service polyvalent au sein de la même entreprise depuis cette date, son intégration professionnelle était encore récente à la date de la décision contestée. Par ailleurs, il est constant que M. D est célibataire et sans charge de famille en France et ne justifie pas être dénué d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. S'il fait état de la présence sur le territoire français de sa tante, de sa sœur et d'un demi-frère de nationalité française ainsi que de son frère titulaire d'une carte de résident en cours de validité, il ne l'établit pas par la seule production des documents d'identité de personnes ne portant pas toutes le même nom de famille que lui, alors que le préfet conteste l'existence d'un lien de parenté entre le requérant et ces personnes. Enfin, si la décision attaquée se fonde à tort sur un avis défavorable émis par la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère au motif que l'intéressé n'était pas en mesure de présenter une attestation de vigilance ou un relevé de situation comptable Urssaf à jour alors qu'il établit avoir produit ces documents, il résulte de l'instruction qu'eu égard aux conditions de son séjour en France, le préfet aurait pris la même décision en se fondant sur la seule circonstance que M. D ne justifiait d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel de nature à permettre sa régularisation en qualité de salarié ou au titre de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, en rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressé, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En sixième lieu, M. D ne peut utilement soutenir que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il n'est pas établi ni même allégué qu'il aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions ou que le préfet aurait examiné d'office son droit au séjour à ce titre.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
11. Il est constant que M. D est entré en France le 10 septembre 2018. S'il fait état de la présence en France de membres de famille, il ne l'établit pas ainsi qu'il a été dit au point 8 du présent jugement, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire et sans charge de famille. Il ne justifie pas davantage de l'absence de liens personnels ou familiaux au Cameroun où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans. Par ailleurs, s'il soutient qu'il travaille en tant qu'agent de service polyvalent depuis le 13 mai 2019, cette insertion professionnelle était relativement récente à la date de la décision attaquée et le requérant n'établit pas qu'il serait dans l'impossibilité de poursuivre cette activité professionnelle au Cameroun. Au regard de l'ensemble de ces éléments, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle et familiale, ni qu'elle porterait une atteinte disproportionnée à son droit au droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et méconnaîtrait ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces moyens doivent donc être écartés comme infondés.
12. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de refus de titre de séjour qu'il a sollicité.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.
14. En deuxième lieu, par un arrêté n° 23/BC/021 du 28 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 1er mars 2023 et visé par la décision attaquée, le préfet de Seine-et-Marne a donné à Mme C A, attachée principale d'administration de l'Etat, cheffe du bureau de l'accueil et du séjour des étrangers, délégation de signature aux fins de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autrice de la décision attaquée doit être écarté.
15. En troisième lieu, les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont vocation à régir les demandes de titre de séjour présentées sur ce fondement à la préfecture. Ainsi, elles ne sont pas applicables aux décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés comme inopérants.
16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que celles mentionnées au point 11, les moyens tirés de ce que la décision attaquée méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés comme infondés.
17. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. Il ressort des mentions de l'arrêté précité n° 23/BC/021 du 28 février 2022 que si le préfet de Seine-et-Marne a donné délégation de signature à Mme C A, cheffe du bureau de l'accueil et du séjour, aux fins de signer les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, il ne lui a pas expressément accordé une telle délégation pour signer les décisions fixant le pays de destination. Dans ces conditions, la décision du 11 avril 2023 fixant le pays à destination duquel M. D est susceptible d'être éloigné, est entachée d'incompétence et doit être annulée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination contenue dans l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 11 avril 2023.
Sur les frais liés au litige :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme réclamée par le requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 11 avril 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement édictée à l'encontre de M. D est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Massengo, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2025.
La rapporteure,
A. BOURREL JALON
La présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
L. LE GRALL
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026