lundi 17 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2305651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GALL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juin 2023, Madame A B, représentée par Me Gall, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, après l'avoir admise à l'aide juridictionnelle provisoire :
1°) de réviser l'ordonnance du 12 mai 2023 en enjoignant l'Office français de l'immigration et de l'intégration de respecter son engagement en rétablissant ses droits à bénéficier des conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile dans un délai de trois jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1.200 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle indique que, de nationalité congolaise, elle est entrée en France pour y solliciter l'asile, qu'elle a passé seize mois en Lituanie dans des conditions extrêmement difficiles, que sa demande a été d'abord placée en procédure " Dublin " mais que l'arrêté de transfert du préfet de l'Essonne a été annulé par le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Versailles du
23 avril 2023, que par une ordonnance du 12 mai 2023, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution de la décision en date du 30 mars 2023 par laquelle la directrice territoriale d'Evry-Courcouronnes (Essonne) de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ivoirienne avait cessé de lui faire bénéficier des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile et a enjoint à cet Office de réexaminer sa demande, que, dans le cadre de cette ordonnance, l'Office avait indiqué que ces conditions matérielles d'accueil avaient été rétablies par une décision du
11 mai 2023, mais que toutefois, cela n'a pas été le cas.
Elle soutient qu'en raison de cette inaction de l'Office, elle est en droit de demander au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de demander qu'une astreinte soit mise à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2023, le directeur général de
l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête, en indiquant que la situation de la requérant a été réexaminée et que les conditions matérielles d'accueil lui ont été rétablies avec un effet au mois de février 2023.
Par un mémoire en réplique enregistré le 29 juin 2023, Madame A B, représentée par Me Gall, conclut aux mêmes fins.
Par un nouveau mémoire en défense enregistré le 29 juin 2023 le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration maintient ses conclusions tendant au rejet de la requête, l'allocation pour demandeur d'asile de l'intéressée devant être versée au mois de
juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret
n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal (requête n° 2304143) du
12 mai 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 30 juin 2023, tenue en présence de Madame Vantieghem, greffière d'audience, présenté son rapport en l'absence de la requérante et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'ordonnance susvisée du 12 mai 2023, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution de la décision en date du 30 mars 2023 par laquelle la directrice territoriale d'Evry-Courcouronnes (Essonne) de l'Office français de l'immigration et de l'intégration avait cessé de faire bénéficier Madame A B, ressortissante congolaise (République démocratique du Congo) née le 25 décembre 2003 à Kinshasa, des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile et enjoint à l'Office de réexaminer sa situation. Dans le cadre de cette requête, l'Office avait indiqué qu'il avait rétabli lesdites conditions matérielles d'accueil par une décision du 11 mai 2023. Aucun versement de l'allocation pour demandeur d'asile n'étant intervenu ni aucun hébergement ne lui ayant été proposé, Madame B, par sa requête enregistrée le 6 juin 2023, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, de réviser cette ordonnance en enjoignant l'Office français de l'immigration et de l'intégration de respecter son engagement en rétablissant ses droits à bénéficier des conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile dans un délai de trois jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'admettre la requérante, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative
4. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
5. Il ressort des pièces du dossier que l'Office français de l'immigration et de l'intégration, par une décision du 11 mai 2023, a rétabli Madame B au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile, que l'intéressée bénéficie d'un hébergement depuis le 16 juin 2023 à Ris-Orangis (Essonne) et qu'un rappel, depuis février 2023, de l'allocation pour demandeur d'asile lui a été versée au début du mois de juillet 2023 à hauteur de 1.403,60 euros.
6. Par suite, la demande présentée par Madame B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais du litige :
7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme à verser à la requérante sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Madame A B n'est pas admise à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Madame A B préséntées sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
Article 3 : La demande présentée par Madame A B sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame A B et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La greffière,
Signé : G. Vanthiegem
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2305651
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026