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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2305757

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2305757

mardi 27 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2305757
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPITON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 juin 2023 sous le n° 2305757, M. A C et Mme B D épouse C, demeurant au 16 rue Georges Brassens à

Ozoir-la-Ferrière (77330), représentés par Me Lara, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de :

- l'arrêté du 19 septembre 2022, notifié le 26 septembre 2022, par lequel le maire

d'Ozoir-la-Ferrière les a rendus redevables d'une astreinte administrative d'un montant journalier de 150 euros jusqu'à la complète réalisation des mesures prescrites par l'arrêté du 29 juin 2021 ;

- l'arrêté du 4 janvier 2023, notifié le 6 janvier 2023, par lequel le maire d'Ozoir-la-Ferrière a décidé qu'ils " sont redevables envers la commune d'Ozoir-la-Ferrière de la somme de

13 800 euros (92 jours x 150 euros), montant de l'astreinte correspondant à la période du

1er octobre 2022 au 1er janvier 2023 soit 92 jours de retard dans l'exécution des mesures prescrites " ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Ozoir-la-Ferrière la somme de 3 000 euros à leur verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. et Mme C soutiennent que :

* l'urgence à suspendre les décisions en litige est caractérisée dès lors que, malgré les recours déposés et malgré les travaux effectués, le maire d'Ozoir-la-Ferrière a mis en recouvrement l'astreinte prononcée par son arrêté du 4 janvier 2023 pour un montant total de 13 800 euros ;

* il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 4 janvier 2023 dès lors que :

- d'une part, il est dépourvu de base légale puisque l'arrêté du 19 septembre 2022 qui en est le fondement a fait l'objet d'un recours en excès de pouvoir en date du 20 novembre 2022 ;

- il est entaché d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation ;

- il est insuffisamment motivé en fait dans la mesure où les travaux prescrits ne sont pas détaillés ;

- il est entaché d'un vice de procédure tiré du non-respect de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation ;

- il est entaché d'erreur de droit puisqu'il ne précise pas explicitement comme fondement légal l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2023, la commune d'Ozoir-la-Ferrière, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Piton, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants de la somme de 3 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative en faisant valoir que :

- l'urgence n'est pas établie dès lors que les consorts C ne font que référence à l'urgence sans la démontrer ; de plus, l'arrêté les rendant redevables d'une astreinte est du

19 septembre 2022 et les requérants n'ont pas estimé pendant plus de 8 mois qu'il existait une quelconque urgence ; de même, les requérants n'ont pas estimé utile de solliciter la suspension du titre de recette notifié le 30 mars 2023 ;

- les différents moyens soulevés contre les deux arrêtés litigieux sont tous infondés.

Vu :

- les arrêtés municipaux litigieux des 19 septembre 2022 et 4 janvier 2023 ;

- la requête à fin d'annulation de l'arrêté du 19 septembre 2022 enregistrée le

20 novembre 2022 sous le n° 2211190 ;

- la requête à fin d'annulation de l'arrêté du 4 janvier 2023 enregistrée sous le n° 2302110 ;

- les pièces, enregistrées le 20 juin 2023, présentées par la commune d'Ozoir-la-Ferrière ;

- les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 22 juin 2023 en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, ont été entendus :

* M. Freydefont qui a lu son rapport ;

* les observations Me Lara, représentant M. et Mme C, requérants absents, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, que :

- le terrain des requérants longe en surplomb un petit ruisseau, le ru de la Ménagerie, dont la gestion est confiée d'abord au syndicat mixte du bassin du Réveillon (SymBAR), puis au syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux (SyAGE), sous le contrôle de la direction départementale des territoires de Seine-et-Marne (DDT 77) ; lorsque les époux C ont acquis en 2010 leur propriété en l'état, il existait déjà le long du ru de la Ménagerie un mur soutenu par des étais car il menaçait de s'effondrer ; ces installations, et leur entretien, ne relèvent donc pas de leur fait et c'est pourtant à eux que la mairie fait supporter l'entière responsabilité de l'entretien des rives du ru en leur demandant d'effectuer des travaux d'un montant exorbitant et en mettant aujourd'hui à leur charge 13 800 euros d'astreinte ;

- l'urgence est caractérisée car le couple C dispose de revenus modestes alors que les travaux, qui sont aujourd'hui terminés, se sont élevés à 15 455 euros de démolition du muret et de terrassement auxquels s'ajoutent 3 000 euros pour la pose d'une clôture en grillage, le nettoyage du chantier et le retrait des déchets ; et c'est sans compter l'astreinte de 13 800 euros ; soit au total plus de 32 000 euros pour un couple modeste ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité des deux arrêtés litigieux dès lors qu'ils sont entachés d'erreur de fait ; en effet, ce ne sont pas les époux C qui sont responsables de la gestion et de l'entretien des rives du ru de la Ménagerie, mais le SyAGE, ex-SymBAR, ainsi qu'en atteste le courrier de la DDT 77 du 6 juin 2019 adressé au chef de service du SymBAR constatant l'état dégradé du muret longeant le ru de la Ménagerie qui menace d'effondrement et lui demandant de tout mettre en œuvre sans délai pour mettre fin à cette situation ; l'arrêté du 19 septembre 2022 est entaché d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale en ce qu'il vise les articles L. 511-1 à L. 511-7 du code de l'urbanisme qui n'existent pas ; de plus, les arrêtés contestés sont entachés d'un défaut de motivation, notamment en fait ; en outre, ils sont entachés d'un vice de procédure tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable, en violation de l'article L. 511-10 du code de la construction et de l'habitation ; enfin, ils sont illégaux par voie de conséquence de l'illégalité de l'arrêté municipal du 29 juin 2021 notifié le 1er juillet avec lequel il forment une opération complexe ;

* les observations de Me Piton, représentant la commune d'Ozoir-la-Ferrière, défendeur, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens en faisant valoir, en outre, que :

- ce dossier débute en septembre 2016 lorsque les époux C sont informés par la mairie d'Ozoir-la-Ferrière et par le SymBAR de la problématique des ouvrages construits le long du ru et de la nécessité d'assurer la parfaite tenue desdits ouvrages ; on est près de cinq ans avant l'édiction du premier arrêté de juin 2021 ; la procédure s'est poursuivie en août 2017 lorsque le maire de la commune rappelait de nouveau aux consorts C qu'ils seraient tenus pour responsables des dégâts qui pourraient être occasionnés sur les propriétés avoisinantes à raison du mauvais état des étais maintenant le mur longeant le ru, responsabilité qui leur était rappelée deux ans plus tard par courrier du président du SymBAR du 6 mai 2019 ; puis, par lettre recommandée réceptionnée le 2 octobre 2020, le maire signifiait aux intéressés l'ouverture d'une procédure d'arrêté de péril avec injonction de réaliser les travaux nécessaires, ce à quoi les époux C répondaient par une demande de délai supplémentaire qui leur était refusé ; devant leur inertie, la commune a le 29 juin 2021 pris un arrêté de mise en sécurité constatant le péril et enjoignant aux consorts C de le faire cesser en procédant à la démolition du muret et en prenant toutes les mesures nécessaires afin de ne pas obstruer le cours d'eau et de préserver ses berges ; cet arrêté n'a jamais été contesté par les intéressés qui se sont contentés d'adresser une nouvelle demande de délais supplémentaires ; par arrêté du 19 septembre 2022, le maire rendait redevables les époux C d'une astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de l'arrêté ; enfin, l'arrêté du 4 janvier 2023 liquidait l'astreinte à hauteur de 13 800 euros, soit 150 euros journaliers multipliés par 92 jours du 1er octobre 2022 au 1er janvier 2023 ; ce sont ces deux derniers arrêtés de septembre 2022 et janvier 2023 dont il est demandé la suspension de l'exécution par la présente requête ;

- la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas satisfaite car s'il est soutenu que les époux C disposent de revenus modestes, cela ne ressort d'aucune pièce du dossier puisqu'aucun bulletin de salaire n'est produit ; or, en la matière, l'urgence n'est pas présumée et elle doit donc être démontrée par les requérants, ce qu'ils ne font pas ; de plus, ceux-ci se sont eux-mêmes placés par leur inertie dans la situation qu'ils invoquent puisque la procédure a débuté dès 2016 et que l'arrêté de juin 2021 n'a pas été contesté ;

- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité des arrêtés litigieux puisqu'ils relèvent in fine de l'arrêté de juin 2021 de constat de péril et de mise en sécurité qui n'a pas été contesté ; et cet arrêté ne peut être contesté aujourd'hui par la voie de l'exception d'illégalité puisqu'il s'agit d'un acte réglementaire et non individuel, devenu définitif puisque non contesté, et que la théorie de l'opération complexe ne trouve pas à s'appliquer en l'espèce car il n'y a pas de lien direct et nécessaire entre l'arrêté de juin 2021 et ceux qui ont suivi en septembre 2022 et janvier 2023 ; le moyen tiré du défaut de débat contradictoire préalable manque en fait en ce qui concerne l'arrêté de septembre 2022 comme le prouve le courrier de la mairie du 14 août 2022 adressé en recommandé aux époux C qui n'y ont pas répondu, et il est inopérant en ce qui concerne l'arrêté de janvier 2023 qui n'a pas à être précédé d'une procédure contradictoire car il s'agit d'un arrêté de liquidation d'astreinte ; enfin, le moyen tiré de l'erreur de droit et du défaut de base légale entachant l'arrêté de septembre 2022 qui vise les articles L. 511-1 à L. 511-7 du code de l'urbanisme en lieu et place du code de la construction et de l'habitation sera écarté comme constitutif d'une simple erreur de plume.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 11 heures 05.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que, par un premier arrêté du 29 juin 2021, notifié le

1er juillet 2021, le maire de la commune d'Ozoir-la-Ferrière (77330) a mis en demeure

M. A C et Mme B D épouse C, demeurant au 16 rue Georges Brassens à Ozoir-la-Ferrière, " de faire cesser le péril résultant de l'édification d'un mur en limite du ru de la Ménagerie en procédant à la démolition de ce dernier " ; l'arrêté précisait également que " les propriétaires prendront toutes les mesures nécessaires afin de ne pas obstruer le ru de la Ménagerie et de préserver les berges de ce dernier. " Puis, par un deuxième arrêté du

19 septembre 2022, notifié le 26 septembre 2022, le maire d'Ozoir-la-Ferrière a rendu

M. et Mme C redevables d'une astreinte administrative d'un montant journalier de

150 euros jusqu'à la complète réalisation des mesures prescrites par l'arrêté du 29 juin 2021. Enfin, par un troisième arrêté du 4 janvier 2023, notifié le 6 janvier 2023, le maire d'Ozoir-la-Ferrière a décidé que M. et Mme C " sont redevables envers la commune d'Ozoir-La-Ferrière de la somme de 13 800 euros (92 jours x 150 euros), montant de l'astreinte administrative correspondant à la période du 1er octobre 2022 au 1er janvier 2023 soit 92 jours de retard dans l'exécution des mesures prescrites ".

2. Par la présente requête, les époux C demandent, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des deux arrêtés du

19 septembre 2022 et du 4 janvier 2023.

Sur les conclusions à fin de suspension présentées sur le fondement de l'article

L. 521-1 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " ; aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. " ; enfin, aux termes du premier alinéa de l'article

R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

En ce qui concerne la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

4. Il résulte des dispositions précitées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.

5. Pour démontrer l'urgence à suspendre l'exécution des deux arrêtés contestés, les époux C soutiennent que les travaux se sont élevés à 15 455 euros de démolition du muret et de terrassement auxquels s'ajoutent 3 000 euros pour la pose d'une clôture en grillage, le nettoyage du chantier et le retrait des déchets ; et c'est sans compter l'astreinte de 13 800 euros ; soit au total plus de 32 000 euros pour un couple aux revenus modestes ; ils en concluent que les arrêtés litigieux préjudicient bien de manière suffisamment grave et immédiate à leur situation, notamment financière, ce qui caractérise selon eux l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

6. Toutefois, s'agissant d'une part du coût des travaux d'un montant total de 18 455 euros ainsi qu'il ressort des deux devis joints à la requête, il n'est pas contesté qu'ils ont été achevés fin mars 2023 de telle sorte qu'à la date de la présente ordonnance, date à laquelle doit s'apprécier la condition d'urgence ainsi qu'il a été dit au point 4, la réalisation de ces travaux ne préjudicie plus de manière immédiate à la situation des consorts C puisqu'ils sont désormais terminés.

7. D'autre part, s'agissant de l'astreinte d'un montant de 13 800 euros, si les époux C invoquent leurs revenus modestes pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution des arrêtés contestés, ils n'apportent au soutien de ce moyen aucun élément probant justifiant de l'impossibilité financière pour eux de régler cette somme de 13 800 euros, faute de produire notamment des bulletins de salaires retraçant les revenus mensuels du couple ou un avis récent d'impôt sur le revenu portant mention de leurs revenus annuels déclarés ; de même, les requérants ne démontrent pas que leur situation patrimoniale les mettrait dans l'impossibilité de faire face à cette dépense de 13 800 euros puisque, là encore, aucun élément n'est joint par eux sur les actifs et les passifs des consorts C. Enfin, depuis la réception du titre de recettes émis le 28 mars 2023 par le centre des finances publiques de Chelles à hauteur du montant de l'astreinte administrative de 13 800 euros, les requérants n'ont sollicité de la direction départementale des finances publiques aucune remise gracieuse à raison de l'impossibilité financière dans laquelle ils seraient de faire face au paiement de leur dette, pas plus qu'une demande de sursis de paiement.

8. Il résulte de ce qui précède que l'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui n'est au cas d'espèce pas présumée, n'est pas davantage démontrée par les époux C.

9. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des deux arrêtés litigieux, les conclusions à fin de suspension desdits arrêtés présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

11. D'une part, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Ozoir-la-Ferrière, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les consorts C demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens ; d'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des époux C la somme de 500 euros à verser à la commune d'Ozoir-la-Ferrière en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête des époux C est rejetée.

Article 2 : Les époux C verseront à la commune d'Ozoir-la-Ferrière la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et

Mme B D épouse C et à la commune d'Ozoir-la-Ferrière (77330).

Fait à Melun, le 27 juin 2023.

La juge des référés,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : S. Aubret

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2305757

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