LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2306396

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2306396

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2306396
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPAMLAW - AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juin 2023 sous le n° 2306396, la société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile, ayant son siège social au 16 rue de la Ville l'Evêque à Paris (75008), prise en la personne de M. B A, son président et représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision en date du 11 avril 2023, par laquelle un des adjoints au maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés (94107) s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle avait déposée le 17 mars 2023 pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile camouflées dans de fausses cheminées sur le toit-terrasse d'un bâtiment sis 75 avenue Foch ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés d'avoir à lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, d'avoir à réinstruire sa déclaration préalable, déposée le 1er juillet 2022, en prenant une décision sans un délai d'un mois courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Free Mobile soutient que :

* la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite dès lors que la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à sa situation ou aux intérêts qu'elle entend défendre ; au cas d'espèce, les objectifs de couverture pour la 4G, la 5G et le THD (très haut débit) qui lui sont imposés par l'État ne sont pas encore atteints ; de plus, la station relais concernée par la décision litigieuse est nécessaire au déploiement du réseau ;

* il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors que :

- elle a été prise par une autorité, M. D C, dont la compétence n'est pas établie ;

- le motif de la décision litigieuse, tiré de ce que " l'implantation du garde-corps technique au droit de la façade créer un impact visuel trop important depuis la rue, comme depuis les bâtiments voisins et que les conditions de l'article U.2-11-1 du plan local d'urbanisme (PLU) ne sont dès lors pas respectées ", est entaché d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 4 juillet 2023, la commune de Saint-Maur-des-Fossés, prise en la personne de son maire en exercice et représentée par Me Landot, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société Free Mobile de la somme de 3 000 euros en faisant valoir que :

- la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie faute de préjudice grave et immédiat porté aux intérêts de la société requérante à raison de la décision attaquée ; de plus, les cartes de couverture montrent que la commune ne souffre d'aucune lacune puisqu'elle abrite déjà de très nombreuses antennes ; en outre, la société Free Mobile satisfait déjà pleinement à ses obligations de couverture en matière de 4G puisqu'elle couvre plus de 99% de la population communale ;

- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de la décision querellée qui a été prise par une autorité compétente ; de plus, le projet de la société Free Mobile méconnaît les dispositions de l'article U.2-11-1 du règlement du PLU communal du fait de l'impact visuel des équipements projetés et du garde-corps qui, au surplus, n'est pas implanté en retrait de façade d'une distance au moins égale à sa hauteur ; en tout état de cause, la déclaration de travaux de la société requérante méconnaît les dispositions de l'article U.2-11-1 du règlement du PLU relatives à la hauteur des édicules techniques, de sorte que la décision querellée est nécessairement fondée.

Par un mémoire en réplique enregistré le 5 juillet 2023, la société requérante conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en faisant valoir, en outre, que :

- le fait que la partie de territoire communal non couverte par les réseaux de l'opérateur requérant soit couverte par les réseaux des autres opérateurs n'est pas de nature à faire échec à la condition d'urgence ;

- le besoin de couverture ressort des cartes détaillées produites par la société, qui n'a aucun intérêt à la sous-évaluation puisqu'elle justifie aussi par ces cartes de l'atteinte de ses engagements ;

- même si l'opérateur a rempli ses engagements de couverture 4G, la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'une partie du territoire communal n'est pas couverte ; de plus, la décision litigieuse porte atteinte à la poursuite de l'objectif de déploiement 5G encore loin d'être atteint à ce jour ;

- enfin, la demande de substitution de motifs soulevée en défense sera rejetée car la règle de retrait posée à l'article U.2-11-1 du PLU est déterminée en fonction de la hauteur de " l'édicule technique " ; en l'espèce, l'antenne en question sera insérée dans cheminée destinée à la camoufler ; par suite, le retrait des " édicules techniques " ne peut pas s'appliquer à la cheminée dont il est question.

Vu :

- l'arrêté litigieux en date du 18 avril 2023 du maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés ;

- la requête à fin d'annulation enregistrée sous le n° 2305850 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des postes et des communications électroniques ;

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme approuvé le 28 novembre 2016 et modifié les 1er octobre 2019 et 29 juin 2021 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 5 juillet 2023 en présence de Mme Guillemard, greffière d'audience, M. Freydefont a lu son rapport et entendu :

* les observations de Me Candelier, substituant Me Martin, représentant la société Free Mobile, requérante, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, que :

- l'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est établie car le territoire communal n'est pas entièrement couvert, les cartes de l'opérateur produites, seules probantes, montrant un déficit sur les réseaux 3G, 4G et 5G ; de plus, les stations préexistantes situées à 600 mètres de l'implantation projetée ne permettent pas de combler le trou de couverture situé dans un environnement extrêmement dense ; enfin, les objectifs de Free Mobile en couverture 3G, 4G et 5G ne sont pas remplis ; en effet, moins de 3 700 sites sont déployés sur un objectif de 8 000 au 31 décembre 2024 ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté municipal litigieux dès lors que le projet prévoit 3 fausses cheminées sur un bâtiment existant situées en retrait qui prennent l'aspect des éléments déjà présents sur le toit et qui ne seront donc pas visibles de l'espace public et des immeubles voisins ; enfin, la demande par la commune de substitution de motifs est infondée car l'article U.2-11-1 du PLU concerne la hauteur de " l'édicule technique " et ne peut donc s'appliquer à la cheminée dont il est question ;

* les observations de Me Lenain, substituant Me Landot, représentant la commune de Saint-Maur-des-Fossés, qui reprend les conclusions de ses précédentes écritures par les mêmes moyens en faisant valoir, en outre, que :

- en ce qui concerne l'absence d'urgence, il s'en rapporte à ses écritures ;

- en ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision querellée, il n'y en a pas car les règles de l'article U.2-11-1 du PLU s'appliquent bien aux antennes relais de téléphonie mobile ; ces règles visent à annuler l'impact visuel de ces équipements, et non à les minimiser ; or, les accessoires litigieux seront visibles depuis l'avenue Foch et l'avenue du Midi parallèle à la première ainsi que depuis la dizaine d'immeubles voisins du projet en cause ; enfin, sa demande de substitution de motifs est fondée dès lors que l'antenne dépasse bien les deux mètres de hauteur prescrits nonobstant le fait qu'elle est camouflée par une fausse cheminée.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 16 heures 05.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que, par arrêté du 11 avril 2023, le maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés a fait opposition à la déclaration préalable n° DP 094 068 23 M0208 déposée le 17 mars 2023 par la société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile en vue de la construction d'une station relais de téléphonie mobile sur un terrain sis 75 avenue Foch, parcelle cadastrée 68 CD 92. Par la présente requête, la SAS Free Mobile demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cet arrêté municipal portant opposition à déclaration préalable.

Sur les conclusions à fin de suspension présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision " ; aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; aux termes de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire ".

En ce qui concerne l'urgence :

3. Il résulte des dispositions précitées que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient alors au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.

4. D'une part, il résulte de l'instruction que la société Free Mobile s'est vu attribuer par l'autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) l'autorisation d'établir et d'exploiter un réseau de téléphonie mobile de de 3ème, 4ème et maintenant 5ème génération (3G, 4G et 5G) respectivement les 12 janvier 2010, 11 octobre 2011 et 12 novembre 2020. Pour le réseau 3G, ses obligations sont de couvrir d'ici janvier 2018 et hors itinérance 90 % de la population métropolitaine ; pour le réseau 4G, ses obligations lui imposent de couvrir d'ici le 11 octobre 2019 60 % de la population métropolitaine dans la bande des 1800 MHz et 99,6% de la population métropolitaine dans la bande de 700 MHz. Or, il n'est pas contesté que ce dernier taux n'est pas encore atteint.

5. D'autre part, la société requérante établit, par la production de cartes récentes de couverture réseau, que le territoire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés n'est pas entièrement couvert par son réseau de téléphonie mobile, tant 3G que 4G et 5G. La commune de Saint-Maur-des-Fossés ne conteste pas utilement, par la production de cartes de disponibilité de service issues du site internet de l'opérateur ou du site de l'ARCEP, nécessairement moins précises que les cartes de couverture de la requérante puisqu'elles ne prennent pas en compte l'existence d'obstacles découlant de la topographie des lieux ni le nombre d'utilisateurs qui déterminent l'étendue de la couverture de l'antenne relais, la pertinence des données présentées par la société Free Mobile.

6. Enfin, la commune défenderesse ne saurait invoquer la possibilité pour la société requérante d'utiliser les relais des autres opérateurs, dès lors qu'aucune obligation de partage des sites ou des pylônes entre les opérateurs ne résulte de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques.

7. Ainsi, eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile 3G, 4G et surtout 5G ainsi qu'aux intérêts propres de la société Free Mobile, qui a pris des engagements précis à ce titre envers l'État dans ses cahiers des charges, l'urgence justifie la suspension demandée.

En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté :

Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :

8. En l'état de l'instruction, le moyen d'erreur de droit tiré de la violation de l'article U.2-11-1 du règlement du PLU doit être accueilli compte tenu notamment du faible impact visuel de l'implantation projetée par la société Free Mobile, sans que la commune puisse y substituer le motif tiré de la règle de retrait posée par le même article U.2-11-1 du PLU qui ne s'applique qu'à la hauteur des " édicules techniques " et non à celle des fausses cheminées litigieuses.

9. Les deux conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant satisfaites, il convient donc de suspendre l'exécution de cette décision jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la requête en annulation présentée par la société Free Mobile.

Sur les conclusions accessoires :

10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais " ; aux termes de l'article L. 911-1 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". Compte tenu du caractère provisoire des mesures du juge des référés, la suspension de l'exécution de l'arrêté litigieux prononcée au point précédent implique seulement qu'il soit enjoint au maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés de procéder au réexamen de la demande de la société requérante dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". D'une part, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société requérante, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la commune de Saint-Maur-des-Fossés au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés la somme de 1 200 euros en application des dispositions précédentes au titre des frais exposés par la SAS Free Mobile et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 18 avril 2023 du maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés portant opposition à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés de procéder au réexamen de la demande de la société requérante dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : La commune de Saint-Maur-des-Fossés versera à la SAS Free Mobile la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SAS Free Mobile est rejeté.

Article 5 : Les conclusions de la commune de Saint-Maur-des-Fossés présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile et à la commune de Saint-Maur-des-Fossés (94100).

Copie dématérialisée en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 10 juillet 2023.

Le juge des référés,

C. FreydefontLa greffière,

V. Guillemard

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2306396

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions