lundi 30 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2306480 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOUDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2023, Madame B A, représentée par Me Boudin, Lambert, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Créteil de prendre toutes mesures utiles afin que dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, elle se voit délivrer des attestations de perte de revenus réels (c'est-à-dire incluant la perte de revenus des heures supplémentaires annualisées (HSA) et de la prime ISOE part modulable) pour les mois de septembre 2022 à la date de l'ordonnance à intervenir, et assortir cette injonction d'une astreinte de 150 euros par jour de retard en application des dispositions de l'article L.911-1 du code de justice administrative ;
2°) de condamner le recteur de l'académie de Créteil à lui verser la somme de 1.500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que, professeur dans un lycée professionnel, elle a subi des violences lors d'une bagarre entre élèves, qu'elle a fait une déclaration d'accident qui a été reconnue imputable au service le 14 novembre 2022, qu'elle est en arrêt maladie depuis cette date, qu'elle a perçu son traitement à l'exception des heures supplémentaires annualisées et de la prime " ISOE part modulable " qu'elle bénéficie toutefois d'un contrat auprès d'une société d'assurance prévoyant une prise en charge de sa perte de revenus en cas d'accident de service, que son employeur doit toutefois remplir une déclaration de perte de revenus, que l'a sollicité le 15 décembre 2022 et le 16 janvier 2023, qu'elle n'a eu aucune réponse satisfaisante, que la condition d'urgence est satisfaite car le silence du rectorat la met dans de grandes difficultés financières et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2023, le recteur de l'académie de Créteil conclut au non-lieu à statuer, la demande de l'intéressée ayant été satisfaite le 24 mai 2023.
Par un mémoire en réplique enregistré le 12 juillet 2023, Madame B A conclut aux mêmes fins, le document transmis le 24 mai 2023 ne comportant pas les mentions réclamées par son assureur pour lui verser la compensation de salaires.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 14 novembre 2022, le recteur de l'académie de Créteil a reconnu imputable au service l'accident survenu à Madame B A, enseignante au lycée professionnel Paul Bert de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Son congé pour invalidité temporaire imputable au service a été prolongé jusqu'au 15 septembre 2023. Elle a donc continué de percevoir l'intégralité de son traitement à l'exclusion de la rémunération des heures supplémentaires. Bénéficiant d'un contrat de compensation de perte de revenus souscrit auprès d'un assureur privé, elle a demandé au recteur de l'académie de Créteil de lui délivrer une attestation de pertes de revenus à destination de celui-ci, pour la mise en œuvre de cette compensation. Le 24 mai 2023, le recteur de l'académie de Créteil a complété l'attestation d'arrêts de travail transmis par son assureur en mentionnant les sommes non perçues pendant son congé. Estimant cette réponse incomplète, par sa requête enregistrée le 23 juin 2023, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au recteur de l'académie de Créteil de lui délivrer des attestations de perte de revenus réels (c'est-à-dire incluant la perte de revenus des heures supplémentaires annualisées (HSA) et de la prime ISOE part modulable) à destination de son assureur.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, si le recteur de l'académie de Créteil, le 25 mai 2023, a complété l'attestation de salaires de son assureur couvrant son crédit immobilier établi le 20 décembre 2022, il n'a pas renseigné celle destinée à son autre assureur couvrant ses pertes de revenus, la dernière colonne des tableaux, relative à la " perte de revenus effective nette ", complétés ce jour-là, étant resté vierge.
4. Cette absence de réponse ne pouvant être interprétée que comme une décision de refus de compléter ces documents, y compris après la requête de Madame A sollicitant leur renseignement, celle-ci ne pourra qu'être rejetée, puisqu'il n'entre pas dans les compétences du juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de faire obstacle à une décision administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Madame A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame B A et au recteur de l'académie de Créteil.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026