jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2306846 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CHRETIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juin 2023, M. A B, représenté par Me Chrétien, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2023 par lequel le préfet de Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son égard une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à l'autorité territoriale compétente de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de Moselle de procéder à l'effacement du signalement de son profil au système d'informations Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou à défaut de mettre à la charge cette somme à son bénéfice ;
M. B soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- son droit d'être entendu a été méconnu ;
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entaché d'illégalité par la voie de l'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entaché d'illégalité par la voie de l'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 17 juillet 2023, le préfet de Moselle conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que :
- par un arrêté du 7 juillet 2023 l'arrêté en litige a été retiré ;
- le préfet demande le rejet des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 18 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Delmas pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delmas,
- les observations de Me Chrétien, représentant M. B absent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens. Me Chrétien prend note de l'arrêté de retrait de l'arrêté en litige, mais elle maintient ses conclusions.
Me Chrétien demande au juge de prescrire à l'administration un rendez-vous afin que son client puisse présenter une demande d'admission exceptionnelle au séjour, sa demande étant rejeté par l'administration en raison de l'existence matérielle de l'arrêté en litige, et ce, nonobstant son retrait juridique.
Le préfet de la Moselle n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré a été enregistrée pour M. B le 1er février 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant malien né le 20 avril 2000 à Bamako (Mali), est entré sur le territoire français en juin 2016 selon ses déclarations. Le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français par arrêté du 27 mars 2021. Par un jugement n° 2103282 du 12 janvier 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Melun a annulé cet arrêté et a enjoint au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation. M. B a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Il a été interpellé le 28 juin 2023 en gare de Metz et a été placé en retenue administrative aux fins de vérification de son droit au séjour. Par un arrêté du 28 juin 2023, le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son égard une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". M. B ayant été admis à l'aide juridictionnelle partielle par la décision susvisée du bureau d'aide juridictionnelle du Tribunal, il n'y a pas lieu de prononcer l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
4. Le préfet de la Moselle conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B, au motif que, postérieurement à l'introduction de la requête, cette autorité a retiré l'arrêté en litige du 28 juin 2023 par un arrêté du 7 juillet 2023. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'arrêté du 7 juillet 2023 aurait été notifié à l'intéressé par voie administrative ou par voie postale. Cependant, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 7 juillet 2023 a été transmis en défense par un bordereau de pièces enregistré au greffe du tribunal administratif de Melun le 17 juillet 2023 et que ce bordereau a été communiqué au requérant par le greffe le 17 juillet 2023. Dans ces conditions, à la date du présent jugement, l'arrêté du 7 juillet 2023 a acquis un caractère définitif. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté en litige du 28 juin 2023, qui a disparu de l'ordonnancement juridique, sont devenus sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer et l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet de la Moselle doit être accueillie.
Sur le surplus des conclusions à juger :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ".
6. Eu égard aux motifs du présent jugement, le retrait de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique que le préfet de la Moselle réexamine la situation de M. B et lui délivre une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau été statué sur son cas. Il y a lieu de prescrire à cette autorité, ou à tout autre préfet territorialement compétent, d'y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. (). ".
8. Ainsi qu'il a été dit plus haut, l'arrêté du 28 juin 2023 faisant interdiction à M. B de retourner sur le territoire français a été retiré définitivement et a disparu de l'ordonnancement juridique. Par suite, ce retrait impliquait nécessairement que l'administration efface le signalement dont il avait fait l'objet dans le système d'informations Schengen aux fins de non admission. Toutefois, le requérant soutient, sans être contredit en défense, que l'existence matérielle de l'arrêté du 28 juin 2023 constitue un obstacle qui empêche aux services préfectoraux de lui accorder un rendez-vous pour le dépôt d'un dossier d'admission exceptionnelle au séjour. Dans ces conditions, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Moselle de prendre toute mesure propre à mettre fin à ce signalement.
9. En troisième lieu, eu égard aux conséquences qu'a sur la situation d'un étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande, dans un délai raisonnable. Lorsque le rendez-vous ne peut être obtenu qu'en se connectant au site internet de la préfecture et que l'étranger établit qu'il n'a pu obtenir une date de rendez-vous, malgré plusieurs tentatives n'ayant pas été effectuées la même semaine, il peut demander au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui communiquer, dans un délai qu'il fixe, une date de rendez-vous. Si la situation de l'étranger le justifie, le juge peut préciser le délai maximal dans lequel ce rendez-vous doit avoir lieu. Il fixe un délai bref en cas d'urgence particulière.
10. M. B demande au tribunal d'ordonner à l'autorité préfectorale territorialement compétente de de lui attribuer un rendez-vous en préfecture afin qu'il dépose un dossier d'admission exceptionnelle au séjour. Toutefois, une telle demande relève de l'office du juge des référés mesure utile saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Par suite, une telle demande ne saurait être accueillie par le juge de la reconduite.
Sur les frais d'instance :
11. Au terme de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
12. M. B a été admis à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Chrétien, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Chrétien de la somme de 1 000 euros
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission de M. B à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2023 par lequel le préfet de Moselle a fait obligation à M. B de quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son égard une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Moselle, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M. B dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de la Moselle, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. B dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 28 juin 2023.
Article 5 : L'Etat versera à Me Chrétien une somme de 1 000 euros, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Chrétien renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, Me Chrétien et au préfet de la Moselle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : S. DELMAS
La greffière,
Signé : L. DARNAL
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026