mercredi 26 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2307149 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MAUJEUL QUENTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 juillet 2023 et le 24 juillet 2023, M. B A et Mme F C, représentés par Me Bonlieu, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 10 mai 2023 par lequel le maire de Larchant a interdit de stationner Impasse du Pressoir, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la commune de Larchant de suspendre les effets de l'arrêté du 10 mai 2023 dans un délai de dix jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous une astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Larchant une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
* leur requête est recevable car la requête au principal qui concluait formellement à l'annulation de l'arrêté du 2 mars 2021 a été régularisée ; la requête au principal demande bien l'annulation de l'arrêté du 10 mai 2023 qui fait l'objet du présent litige ; la régularisation a été réalisée avant la clôture de l'instruction de la présente instance ;
* la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est caractérisée par :
- l'arrêté en litige est de nature à entraîner des conséquences économiques irréversibles à l'égard des requérants qui sont riverains de cette impasse ; M. A ne peut poursuivre matériellement son activité d'artisan plombier car son atelier se situe dans le garage de sa propriété qui donne sur l'impasse en litige ; il a besoin de son véhicule utilitaire pour charger et décharger son matériel et ses fournitures ;
- il ne peut faire stationner son véhicule dans la rue de l'église car il existe également une interdiction de stationner dans cette rue sur une bande de 40 mètres des deux côtés de la rue à compter du numéro 10 ; les requérants sont inéluctablement exposés à des contraventions de stationnement ;
* il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que :
- l'arrêté est entaché d'un premier vice de procédure en l'absence de délibération du conseil municipal autorisant le changement de la délimitation de la ruelle du Pressoir et la dénomination de l'impasse du Pressoir, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-29 alinéa 1 du code général des collectivités locales ;
- l'arrêté est également entaché d'un second vice de procédure, dès lors qu'il n'a pas fait l'objet de publicité ni d'affichage en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-1 alinéa 1 du code général des collectivités territoriales ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de forme en ce qu'il ne revêt pas de signature en méconnaissance des dispositions des articles L. 212-1 et L. 212-3 du code des relations avec le public, la seule mention " document signé électroniquement " ne répondant aucunement au formalisme prescrit par ces dispositions ; le certificat de signature électronique produit ne suffit pas à établir que la commune disposait bien de la capacité à produire des actes signés par ce processus ; il n'est pas revêtu du sceau de la commune ;
- l'arrêté méconnaît l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 31 janvier 2023 du tribunal administratif de céans ; le nouvel arrêté reprend la motivation et les dispositions de l'ancien, sous réserve d'aménagement de pure forme ;
- l'arrêté est entaché d'erreur d'appréciation dès lors qu'ils ne peuvent plus accéder à leur domicile au volant de leur véhicule, qu'ils ne disposent pas de solutions alternatives à leur stationnement à proximité de leur propriété notamment pour le véhicule professionnel de M. A, qu'ils ne peuvent plus se stationner ni en face de leur propriété ni sur la rue de l'Eglise où le stationnement est interdit et qu'ils subissent un préjudice dans l'exercice de leur activité professionnelle en ne pouvant plus se stationner ; le requérant a besoin de circuler de manière régulière et continue à et vers son atelier, ce qu'il fait depuis le 11 janvier 2011 ; un stationnement limité à 15 minutes pour le déchargement des livraisons de marchandises est inadapté à sa pratique professionnelle ;
- l'arrêté est entaché d'un détournement de pouvoir quant à l'exercice des pouvoirs de police du maire ; l'arrêté est insuffisamment motivé en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales ; l'étroitesse de l'impasse n'est pas une circonstance nouvelle, le stationnement est paradoxalement autorisé pendant 15 minutes aux personnes à mobilité réduite et pour une durée strictement nécessaire aux travaux, livraison de marchandises et déménagement ; il s'agit d'une entrave à la propriété des requérants et des autres riverains.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2023, la commune de Larchant, représentée par Me E, conclut au rejet de la requête et à ce que M. A et Mme C soient condamné solidairement à lui verser une somme de 2 400 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
* La requête est irrecevable, car la requête au principal qui a été enregistrée parallèlement ne porte pas sur l'arrêté du 10 mai 2023 dont il a été demandé la suspension mais sur un arrêté du 2 mars 2021 qui a déjà été annulé ;
* la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas caractérisée car :
- les requérants ne sont pas privés de leur droit d'accès à leur garage, ils ne peuvent plus seulement stationner de manière permanente dans l'impasse ; la maison des requérant n'a pas pour destination l'exercice d'une activité professionnelle ou commerciale ;
- aucune incidence de l'arrêté d'interdiction de stationnement impasse du Pressoir sur le chiffre d'affaire de M. A n'a été démontré ;
- ils peuvent stationner rue de l'église ou rue Pasteur après avoir déchargé le matériel, le temps de trajet n'est que d'une ou deux minutes ;
* la condition du doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée n'est pas caractérisée dès lors que :
- l'arrêté en litige constitue un acte de la police de la circulation qui relève des attributions du maire au sens des dispositions de l'article L. 2122-24 du code général des collectivités territoriales, et non de celles du conseil municipal ;
- l'impasse du Pressoir relève du domaine public municipal ; il était loisible au conseil municipal de modifier la dénomination des rues de la commune afin de distinguer clairement la rue du Pressoir et l'impasse du Pressoir ; la délibération de changement de dénomination a été votée le 13 février 2023, et est par ailleurs visée dans l'arrêté en litige ;
- l'arrêté a été régulièrement affichée en mairie, comme l'atteste le certificat d'affichage ; cet affichage ne conditionne pas la légalité de l'acte critiqué, mais ne fait que conditionner le déclenchement des délais de recours ;
- l'arrêté a été régulièrement signé au moyen d'un dispositif de signature électronique conforme aux dispositions de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté n'a pas méconnu l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 31 janvier 2023, dès lors que la censure du juge est liée à l'insuffisance de motivation de l'arrêté antérieur qui fut annulé ; le présent arrêté est régulièrement motivé ; la prise d'un arrêté de la police de la circulation interdisant le stationnement n'est pas nécessairement lié à l'intervention de circonstances nouvelles ;
- l'arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car les requérants peuvent stationner à proximité de leur domicile ; l'interdiction de stationnement rue de l'église se situe après leur maison ;
- l'arrêté n'est pas entaché d'un détournement de pouvoir ; l'arrêté est justifié par l'étroitesse de l'impasse du Pressoir, le stationnement permanent nuit à l'accès de tous les riverains à leurs propriétés, les véhicules de secours ne pourraient intervenir.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 10 juillet 2023 sous le numéro 2102151 par laquelle M. A et Mme labbe demandent l'annulation de l'arrêté attaqué.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Me Kong substituant Me Bonlieu, représentant M. A et Mme C absents, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens. Me Kong conteste la fin de non-recevoir opposée en défense et précise que sa requête au principal attaquait bien le nouvel arrêté même si une maladresse s'était glissée dans les écritures et qu'elle a par ailleurs régularisée la requête au principal. Me Kong soutient que la condition d'urgence est réunie compte tenu de l'incidence de l'arrêté en litige sur l'exercice de la profession d'artisan plombier de M. A, qui est installé de longue date dans sa maison, maison acquise justement pour bénéficier d'un espace pour l'habitation et d'un espace pour l'activité artisanale. Me Kong précise que le détournement de pouvoir est patent ,comme l'atteste par ailleurs la décision du maire de ne pas faire opposition aux travaux de M. G, voisin des requérants, qui désormais accède à l'impasse du Pressoir.
- les observations de M. E, représentant la commune de Larchant représentée par son maire en exercice, présent lors de l'audience, qui conclut au rejet de la requête. Me E maintient sa fin de non-recevoir. Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas caractérisée car l'interdiction de stationner de manière permanente dans l'impasse du Pressoir rend les habitations des riverains enfin accessibles. Me E précise qu'il a versé le contrat d'abonnement à la société Certeurope qui fournit à la commune un service de signature électronique, qui est opérationnel. Il ajoute que la preuve de l'affichage a été donné par le certificat d'affichage établi par le maire, ce qui est usuel. Il précise que le but du maire est d'assurer l'accès de tous les habitants à leur habitation, et de garantir la sécurité de la population en permettant aux véhicules de secours de passer par l'impasse du Pressoir qui est particulièrement étroite. Un stationnement permanent dans cette impasse mettrait en danger les riverains. Il n'y a aucune contradiction à accorder une dérogation limitée dans le temps aux personnes à mobilité réduite, dans la mesure où il s'agit d'un tempérament humaniste.
- les observations du maire de Larchant, qui interrogé par le magistrat désigné sur le sens à donner aux dérogations à l'interdiction de stationnement dans l'impasse du Pressoir répond : le maire précise qu'au titre du stationnement dérogatoire de 15 minutes, il faut entendre par " livraison " de marchandises à la fois l'expédition et la réception de marchandises. Le maire ajoute qu'il faut entendre par " marchandises " tous biens mobiliers au sens large et notamment des fournitures diverses, matériaux ou équipements de travail portatifs.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que par un arrêté du 2 mars 2021 le maire de Larchant a interdit le stationnement impasse du Pressoir à compter du 1er avril 2021, sur le fondement des dispositions de l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, en raison de " l'environnement de la ruelle du Pressoir et de son impasse ", du " nombre d'entrées privatives de la rue ", et de la nécessité d' " organiser le stationnement des véhicules impasse du Pressoir pour garantir la sécurité et l'accès aux véhicules d'incendie et de secours ". Par un jugement n° 2104059 du 31 janvier 2023, devenu définitif, le tribunal administratif de Melun a annulé cet arrêté aux motifs que les énonciations de cet arrêté ne permettaient pas à leur lecture de connaître les circonstances de fait qui justifieraient l'interdiction absolue du stationnement dans l'impasse du Pressoir. Par un arrêté du 10 mai 2023, le maire de Larchant a de nouveau interdit le stationnement dans l'impasse du Pressoir sur le même fondement, en raison de la nécessité d'organiser le stationnement des véhicules du fait " l'étroitesse de l'impasse du Pressoir et du nombre d'entrées privatives actuelles ou à venir ", de la nécessité de veiller à la libre circulation dans l'impasse du Pressoir qui ne comprend ni trottoir ni parking afin de ne pas entraver " l'accès des véhicules d'incendie et de secours ", de prévenir le " stationnement prolongé de véhicule " dans l'impasse afin de permettre à tout propriétaire d'accéder à sa propriété. Par la présente requête, M. A et Mme C demandent la suspension des effets de l'arrêté du 10 mai 2023.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
En ce qui concerne la condition relative au doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
4. Aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale, de la police rurale et de l'exécution des actes de l'Etat qui y sont relatifs ". Aux termes de l'article L. 2212-2 de ce code : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, () ". Aux termes de l'article L. 2213-2 du même code : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : () 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains ; () ".
5. Pour contester la légalité de l'arrêté du 10 mai 2023 du maire de Larchant, M. A et Mme C soutiennent qu'il est entaché d'irrégularité car aucune délibération du conseil municipal n'est intervenue pour changer les limites de la ruelle du Pressoir et créer celle de l'impasse du Pressoir sans révision du cadastre, qu'il n'a pas fait l'objet de publicité et d'affichage réguliers, qu'il n'est pas signé par le maire comme le prévoient les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, qu'il n'est pas davantage signé avec une signature informatique au sens de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration, qu'il méconnaît l'autorité absolue de la chose jugée attachée au dispositif du jugement du 31 janvier 2023 du tribunal administratif de Melun et aux motifs qui en sont le soutient, qu'il est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur d'appréciation et qu'il est entaché d'un détournement de pouvoir. Toutefois, en l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués par M. A et Mme C n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 10 mai 2023. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense et sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
6. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
7. D'une part, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Larchant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge solidaire des requérants la somme de 2 400 euros à verser à la commune de Larchant au titre de l'article L. 761-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A et de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Larchant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Mme F C et à la commune de Larchant.
Fait à Melun, le 26 juillet 2023.
Le juge des référés,
Signé : S. D
La greffière,
Signé : M. Do Novo
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026