LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2307228

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2307228

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2307228
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL CABANES ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une lettre enregistrée le 22 mars 2023, le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés, représenté par son secrétaire général en exercice, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'enjoindre à la commune de Saint-Maur-des-Fossés de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 1910507 du 1er décembre 2022 par lequel le tribunal a annulé la délibération du conseil municipal de Saint-Maur-des Fossés du 23 mai 2019 et mis à la charge de la commune le versement au syndicat de la somme de 1 (un) euro, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que, hormis s'agissant de la somme de un euro mise à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, dont le directeur général des services de la collectivité a annoncé que son versement interviendrait prochainement, la commune n'a pour le surplus pas engagé les mesures d'exécution du jugement précité.

La commune de Saint-Maur-des-Fossés a présenté des observations le 15 mai 2023.

Par une décision du 29 juin 2023, la présidente du tribunal administratif a classé la demande du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés.

Par un mémoire, enregistré le 3 juillet 2023, le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés a contesté ce classement.

Par une ordonnance du 7 juillet 2023, la présidente du tribunal administratif a ouvert une procédure juridictionnelle.

Par des mémoires enregistrés les 25 août 2023, 21 avril, 21 mai et 1er juin 2024, le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés demande au tribunal de prescrire par voie juridictionnelle les mesures d'exécution du jugement du 1er décembre 2022, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- les mémoires en défense, présentés par la Selarl Cabanes Neveu associés, agissant par Me Cabanes, pour la commune de Saint-Maur-des-Fossés, sont irrecevables ;

- le jugement n° 1910507 n'a été que partiellement exécuté, dès lors que, si le syndicat a reçu versement de la somme de un euro mise à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés, celle-ci n'a, pour le surplus, pas pris les mesures d'exécution du jugement en cause.

Par des mémoires en défense enregistrés les 16 novembre 2023 et 13 mai 2024, la commune de Saint-Maur-des-Fossés, représentée par la Selarl Cabanes Neveu associés, conclut au rejet de la demande du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés et à ce que soit mise à sa charge une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Saint-Maur-des-Fossés fait valoir qu'elle a procédé au paiement de la somme de un euro mise à sa charge et que pour le surplus, le jugement n° 1910507 du 1er décembre 2022 n'implique pas de mesure d'exécution, la délibération du conseil municipal de Saint-Maur-des Fossés du 23 mai 2019 étant annulée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Leconte, rapporteure,

- les conclusions de M. Florian Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- et les observations de M. A B, représentant le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés.

Une note en délibéré présentée par le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés, a été enregistrée le 21 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 23 mai 2019, le conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés a modifié le tableau des effectifs du personnel territorial. Par jugement n° 1910507 du 1er décembre 2022, le tribunal a fait droit aux conclusions présentées par le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés tendant, d'une part, à l'annulation de cette délibération, et, d'autre part, à ce que soit mis à la charge de la commune le versement d'une somme de un euro au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le syndicat requérant a saisi le tribunal en vue d'obtenir l'exécution de ce jugement.

Sur la recevabilité des mémoires en défense :

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ". Aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 ; () ". Il résulte de ces dispositions que les avocats ont qualité, devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, pour représenter les parties et signer en leur nom les requêtes et les mémoires sans avoir à justifier du mandat par lequel ils ont été saisis par leur client. En revanche, la présentation d'une action par un avocat ne dispense pas le tribunal administratif de s'assurer, le cas échéant, lorsque la partie en cause est une personne morale, que le représentant de cette personne morale justifie de sa qualité pour engager cette action.

3. En outre, aux termes de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales : " Le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie, et pour la durée de son mandat : () / 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le conseil municipal () ".

4. D'une part, au cas particulier, le conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés a, par une délibération du 15 juillet 2020, donné compétence au maire pour défendre la commune dans les actions intentées contre elle, devant toutes juridictions et notamment administratives. Dans ces conditions, la commune de Saint-Maur-des-Fossés justifie de l'habilitation à représenter la collectivité devant la justice de son maire, lequel peut, en l'absence de dispositions contraires dans la délibération précitée du 15 juillet 2020, donner délégation à un adjoint, en vertu de l'article L. 1222-23 du code général des collectivités territoriales.

5. D'autre part, si le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés soutient que le maire de Saint-Maur-des-Fossés n'aurait pas pleinement satisfait à son obligation de rendre compte devant le conseil municipal de sa décision de mandater le cabinet Cabanes Neveu associés pour représenter la commune dans la présente instance, et que par ailleurs, dans le cadre de cette décision de recourir à une prestation de ce cabinet, les dispositions des articles L. 2131-1 et suivant du code général des collectivités territoriales, relatives au caractère exécutoire des actes pris par les autorités communales et aux obligations de transmission au représentant de l'Etat, auraient été méconnues, les mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative ont qualité, devant les tribunaux administratifs, pour représenter les parties et signer en leur nom les requêtes et les mémoires sans avoir à justifier du mandat par lequel ils ont été saisis par leur client.

6. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir soulevée par le syndicat requérant, tirée de l'irrecevabilité des mémoires en défense, doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'exécution sous astreinte :

7. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. () ". Il appartient au juge, pour examiner la demande d'exécution, de tenir compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision, que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.

8. Premièrement, il est constant que la commune de Saint-Maur-des-Fossés a procédé, à la date du présent jugement, au versement au syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés de la somme de 1 (un) euro au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en exécution du jugement n° 1910507 du 1er décembre 2022.

9. Deuxièmement, la délibération du conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés du 23 mai 2019 avait pour objet de procéder à des suppressions et créations d'emplois permanents de la collectivité à compter du 1er juin 2019, approuvant le tableau des effectifs résultant de ces modifications, figurant en annexe 1 de cette délibération. L'annulation juridictionnelle de cette délibération, dans son intégralité, emporte que les modifications qu'elle contenait, et par suite la situation retracée dans le tableau des effectifs communaux annexé à celle-ci, sont réputées n'avoir jamais existé. De ce fait, l'annulation contentieuse de la délibération du 23 mai 2019, qui emporte sa disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique, n'implique pas, contrairement à ce qu'affirme le syndicat requérant, que la commune procède à son " retrait ", ni, dès lors que le conseil municipal dispose d'une compétence pour supprimer ou créer des emplois sans être tenu de le faire, " le remplacement de la délibération attaquée ". Par ailleurs, par le jugement du 1er décembre 2022, le tribunal ne s'est pas prononcé sur la légalité d'une autre délibération que celle du 23 mai 2019. Ainsi, si le syndicat conteste la teneur de délibérations postérieures ayant le même objet, la circonstance que celles-ci seraient, le cas échéant, entachées d'une irrégularité de même nature, ne saurait caractériser une inexécution du jugement du 1er décembre 2022. Enfin, outre les critiques précitées, le syndicat requérant n'explicite pas en quoi la commune de Saint-Maur-des-Fossés n'aurait pas pourvu à l'exécution du jugement en cause.

10. Il suit de ce qui précède que le syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés n'est pas fondé à soutenir que le jugement du 1er décembre 2022 n'aurait pas été pleinement exécuté. Sa demande d'injonction sous astreinte, en exécution de ce jugement, doit ainsi être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés la somme demandée par la commune de Saint-Maur-des-Fossés au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Maur-des-Fossés sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat CGT des territoriaux de la ville de Saint-Maur-des-Fossés et à la commune de Saint-Maur-des-Fossés.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Leconte, première conseillère,

Mme Massengo, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 juillet 2024.

La rapporteure,

S. LECONTELa présidente,

I. BILLANDON

La greffière,

L. LE GRALL

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT02348

07/04/2026

← Retour aux décisions