vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2307298 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GOZLAN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2308501 du 23 juin 2023 le premier vice-président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a renvoyé le dossier de la requête de M. B au tribunal administratif de Melun.
Par cette requête, enregistrée le 22 juin 2023 au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et le 10 juillet 2023 au greffe du tribunal administratif de Melun sous le n° 2307298, et un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, M. C B, représenté par Me Gozlan, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a signalé son profil aux fins de non admission au système d'informations Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, et de lui délivrer un titre de séjour " salarié " dans un délai de 96 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre, à défaut, au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de 96 heures à compter de la notification du présent jugement, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire sont entachées d'un défaut d'examen ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation :
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Delmas pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Delmas a lu son rapport, en informant les parties en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le jugement à intervenir est susceptible de reposer sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la mesure de signalement aux fin de non admission au système d'informations Schengen de la requérant car cette mesure ne fait pas grief, en l'absence des parties qui n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant algérien né le 30 novembre 1988 à Ouzellaguen (Algérie), est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, le 16 décembre 2018. M. B a été interpellé le 20 juin 2023 à Chatenay Malabry et placé en garde à vue pour des faits de conduite avec défaut de permis de conduite et usage de faux document administratif. Par un arrêté du 20 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son égard une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la mesure de signalement aux fins de non admission au système d'informations Schengen :
2. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ". En vertu de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour prise en application de l'article L. 613-5 sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription au fichier des personnes recherchées.
3. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou prolonge l'interdiction de retour dont cet étranger fait l'objet, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressée de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet en tant que telle d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la mesure de signalement aux fins de non admission de M. B dans le système d'information Schengen sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur le surplus des conclusions à juger :
4. En premier lieu, si M. B fait état de difficultés pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'y déposer un dossier de régularisation, il se borne à produire un message électronique émis le 17 janvier 2023 à 00h53 à destination de la boîte aux lettres électronique de la préfecture du Val-de-Marne indiquant qu'il n'a pas réussi à obtenir de rendez-vous afin de déposer son dossier alors qu'il est en contrat à durée indéterminée depuis quatre ans, qu'il a 24 fiches de salaire et qu'il relance tous les jours le site dédié mais qu'aucun créneau horaire ne lui a été accordé. En réponse, le bureau du courrier et des relations avec les usagers de la préfecture du Val-de-Marne lui a indiqué par un message électronique d'accusé de réception du 17 janvier 2023 à 12h18 le lien pour accéder à la page internet du bureau du séjour des étrangers de la préfecture de Créteil et lui a précisé les trois options qu'il pouvait mobiliser sur le menu déroulant. Suite à cette réponse, M. B ne fait plus état des démarches qu'il a entreprises. Ainsi, par ce seul échange de messages électroniques, M. B ne saurait être regardé comme apportant la preuve que sa demande de régularisation n'a pu aboutir en raison d'un obstacle insurmontable imputable à l'administration. Si M. B produit des témoignages de membres de sa famille attestant qu'il a entrepris des démarches de régularisation sans succès depuis le mois de janvier 2023, et alors qu'il considérait que sa situation satisfaisait les critères de la circulaire du 28 novembre 2012, ces témoignages ne permettent pas, à eux-seuls, d'établir que l'intéressé a été dans l'impossibilité technique de se connecter sur le site de prise de rendez-vous dans le département du Val-de-Marne afin de régulariser sa situation du fait de difficultés de connexion sur le site dédié empêchant l'octroi de créneau de rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige, ni des autres pièces versées au dossier, que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé, compte tenu des informations en sa possession à la date de sa décision portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, à un examen sérieux de la situation personnelle de M. B. En particulier, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait saisi l'administration d'une demande de titre de séjour de plein droit ou au titre de l'admission exceptionnelle au séjour à la date de l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté comme manquant en fait.
6. En troisième lieu, indépendamment de l'énumération donnée par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure de reconduite à la frontière à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière (CE, 23 juin 2000, M. A, n° 213584).
7. Toutefois, M. B ne saurait utilement se prévaloir à l'encontre de la décision attaquée lui faisant obligation de quitter le territoire français de ce qu'il pourrait prétendre à une régularisation au titre d'une admission exceptionnelle au séjour sur la base de la circulaire du 28 novembre 2012, dès lors que ces dispositions n'ouvrent pas droit à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit. Par ailleurs, si le requérant estime qu'il pourrait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, il ne l'établit pas.
8. En quatrième lieu, l'arrêté en litige vise les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fait état du parcours en France de M. B. En outre, l'arrêté en litige vise les dispositions du 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que le requérant s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa et qu'il a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. Enfin, l'arrêté en litige indique qu'il est algérien et que la décision d'éloignement ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, l'arrêté en litige comporte les motifs de droit et de fait qui constituent les fondements des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi.
6. Enfin, l'arrêté en litige énonce que M. B est présent en France depuis le 16 décembre 2018 et qu'il ne justifie pas de fortes attaches sur le territoire français. S'il ne fait pas référence à une éventuelle mesure d'éloignement antérieure ou une menace que son comportement représenterait pour l'ordre public en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces éléments auraient été retenus par le préfet pour prendre une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Par suite, l'arrêté en litige répond aux exigences de motivation spéciale prévues par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. M. B fait valoir que sa vie privée et familiale se trouve en France. Toutefois, si M. B fait état de la présence en France d'une sœur qui l'a hébergé, ainsi que de membres de sa famille titulaires soit de la nationalité française, soit de titre de séjour de longue durée, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait dépourvu d'attaches privées ou familiales dans son pays d'origine où il n'est pas contesté qu'il a vécu jusqu'à son départ pour la France à l'âge de 29 ans. En outre, si M. B fait valoir qu'il est employé dans le secteur de la logistique et la restauration depuis le 27 janvier 2021, cette seule insertion professionnelle ne suffit pas à établir qu'il est intégré socialement en France. Dans ces conditions, M. B n'est pas fond à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
9. En sixième lieu, M. B ne saurait se prévaloir utilement des stipulations de l'article 3 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, qui n'ont ni pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.
10. En septième lieu, M. B fait valoir qu'il est entré en France en 2018 et qu'il y réside de manière fixe et stable. Toutefois, le requérant, qui est célibataire et sans charge de famille en France, n'établit pas être dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans. En outre, s'il se prévaut de ce qu'il occupe un poste de chauffeur livreur depuis le mois de janvier 2021, cette seule circonstance, compte tenu de son caractère récent, ne suffit pas pour établir qu'il dispose d'une bonne insertion socioprofessionnelle en France. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences que la décision emporte sur la situation personnelle de M. B doit être écarté.
11. En huitième lieu, eu égard aux considérations qui précèdent sur la durée et les conditions de séjour en France, ainsi que sur la situation familiale de M. B, en ne retenant pas de circonstances humanitaires justifiant qu'il ne prononce pas d'interdiction de retour à l'encontre du requérant, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En outre, en fixant la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français à un an, l'autorité préfectorale n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation eu égard à ces mêmes considérations. Pour ces mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé : S. DELMASLa greffière,
Signé : L. DARNAL
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2307298
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026