lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2307361 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre DALO 14 |
| Avocat requérant | KARIMI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 juillet 2023 et 10 juin 2024,
M. A B, représenté par Me Karimi, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2022 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne a rejeté son recours amiable tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue comme prioritaire et urgente ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de relogement ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 7 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de la carence des services de l'Etat à assurer son relogement et à reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de relogement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision en litige du 8 septembre 2022 de la commission de médiation du Val-de-Marne ne lui a pas été notifiée ;
- sa situation n'a pas été réexaminée sérieusement ; il n'a pas reçu de courrier de la commission de médiation du Val-de-Marne tendant à la demande de transmission de pièces obligatoires et complémentaires ;
- il est dépourvu de logement ; un jugement d'expulsion du logement sis 7 place Salvador Allende à Créteil a été pris à son encontre le 15 mai 2020.
Les parties ont été informées par une lettre du 10 juin 2024, par application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du caractère irrecevable des conclusions indemnitaires dans la présente instance en raison de l'existence d'un litige distinct.
En réponse au moyen relevé d'office, Me Karimi, représentant M. B, a communiqué le 12 juin 2024 une demande préalable d'indemnisation destinée à l'administration. Cette pièce a été communiquée le jour même à l'administration.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense, mais a produit un bordereau de pièces enregistré le 22 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delmas, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant du droit au logement opposable, en application de l'article R.222-13 (1°) du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application de l'article L. 732-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus à l'audience publique, le rapport de M. Delmas et les observations de Me Karimi, qui abandonne ses conclusions indemnitaires dans la présente instance et fait savoir qu'elle a présenté une requête distincte enregistrée sous un numéro provisoire. En revanche, Me Karimi maintient ses autres conclusions, et notamment ses conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction ainsi que l'ensemble des moyens développés dans la requête et les mémoires.
La préfète du Val-de-Marne n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été différée au lundi 17 juin 2024 à 14h00 afin de permettre aux parties de verser des pièces complémentaires en application des dispositions de
l'article R. 778-5 du code de justice administrative.
Un bordereau de pièces produit par Me Karimi, pour M. B, a été enregistré le 16 juin 2024 à 00h10. Ces pièces ont été communiquées à la préfète du Val-de-Marne.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a présenté devant la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne un recours amiable enregistré le 31 juillet 2020 tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue prioritaire et urgente sur le fondement des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par une décision du 12 novembre 2020, la commission de médiation du Val-de-Marne a rejeté son recours amiable. Par un jugement n° 2100494 du 6 mai 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Melun a annulé cette décision et a enjoint au préfet du Val-de-Marne de saisir la commission de médiation pour qu'elle statue dans un délai de deux mois sur la demande de l'intéressé en tenant compte des motifs du jugement. Pour l'exécution de ce jugement, la commission de médiation du Val-de-Marne a réexaminé la situation de
M. B. Par une décision du 8 septembre 2022, cette commission de médiation a de nouveau rejeté son recours amiable. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision du 8 septembre 2022.
Sur le cadre juridique applicable :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant [] est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ". Cet article L. 441-2-3 prévoit : " (). II.- La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article
L. 441-1-4. Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap. Elle peut aussi être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur ou une personne à sa charge est logé dans un logement non adapté à son handicap, au sens du même article L. 114. /(). Dans un délai fixé par décret, la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. Elle détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement, ainsi que, le cas échéant, les mesures de diagnostic ou d'accompagnement social nécessaires. /(). Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. /(). ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; - être dépourvues de logement. Le cas échéant, la commission apprécie la situation du demandeur logé ou hébergé par ses ascendants en tenant notamment compte de son degré d'autonomie, de son âge, de sa situation familiale et des conditions de fait de la cohabitation portées à sa connaissance ; - être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; - avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; - être hébergées dans une structure d'hébergement ou une résidence hôtelière à vocation sociale de façon continue depuis plus de six mois ou logées temporairement dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, sans préjudice, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article L. 441-2-3 ; - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ".
4. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation dispose du pouvoir de procéder, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à un examen global de la situation du demandeur, sans être limitée par le motif invoqué dans la demande, afin de vérifier s'il se trouve dans l'une des situations envisagées à l'article R. 441-14-1 de ce code pour être reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence. En conséquence, le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur un autre fondement que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Par un jugement n° 2100494 du 6 mai 2022, définitif faute d'avoir été frappé d'appel, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 12 novembre 2020 et a enjoint au préfet du Val-de-Marne de saisir la commission de médiation pour qu'elle statue dans un délai de deux mois sur la demande de l'intéressé. Ce jugement a enjoint à la commission de médiation de procéder à un examen global de la situation de M. B en tenant compte des motifs du jugement, en application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative. Pour l'exécution de ce jugement, la commission de médiation du Val-de-Marne a réexaminé la situation de M. B. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la décision du 8 septembre 2022, que pour rejeter le recours amiable M. B, la commission de médiation a estimé que sa situation ne répondait pas aux critères de priorité et d'urgence prévus par les dispositions du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation vise une lettre du 6 août 2020 et relève que la demande de logement de l'intéressé avait atteint le délai anormalement long fixé par arrêté préfectoral à trois ans, tout en indiquant que M. B n'a pas répondu à la demande de mise à jour de son dossier s'agissant de sa situation professionnelle et locative.
6. Toutefois, d'une part, il ressort de la décision en litige que, par la lettre du 6 août 2020 le service instructeur de la commission de médiation du Val-de-Marne avait invité
M. B à produire avant le 7 septembre 2020 les pièces obligatoires suivantes : attestation de renouvellement d'enregistrement de sa demande de logement social, dernière quittance de loyer, copie recto verso de la pièce d'identité ou d'un certificat en cours de validité lisible, avis de situation déclaration à l'impôt sur le revenu pour l'année 2019, justificatif de paiement des prestations de la sécurité sociale pour les mois de juin et juillet 2020. Cependant, il ressort des pièces du dossier constitué par l'administration pour l'instruction de la demande de logement social de M. B que ce dernier a produit une attestation de renouvellement d'enregistrement de sa demande de logement social. De même, l'intéressé avait également informé le service instructeur de sa situation locative, et notamment de son impossibilité à fournir une quittance de loyer à compter du décès de son propriétaire en 2018 et l'ouverture d'une succession internationale, tout en précisant qu'il versait une indemnité d'occupation entre les mains de l'avocat en charge de la succession et en produisant les anciennes quittances. De plus, l'intéressé a communiqué sa carte de résident qui, porteuse d'un numéro AGDREF lisible, permettait de l'identifier. Enfin, l'intéressé a transmis au service un avis d'imposition 2019 sur les revenus 2018 ainsi qu'une attestation du directeur de la caisse des allocations familiales du Val-de-Marne établie le 7 août 2020 retraçant les prestations en espèce perçues par l'intéressé, notamment en juillet 2020. Ainsi, M. B doit être regardé comme ayant répondu aux attentes du service instructeur. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la suite de l'intervention du jugement n° 2100494 du 6 mai 2022 le service instructeur ait demandé d'autres pièces au requérant. Par suite, en rejetant le recours amiable de M. B au motif qu'il n'avait pas actualisé sa situation professionnelle et locative, la commission de médiation doit être regardée comme n'ayant pas réalisé un réexamen sérieux de la situation globale de la situation du requérant comme l'enjoignait le jugement du 6 mai 2022. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé, qui fût locataire dans le parc privé avant son expulsion locative le 10 septembre 2021 et qui a laissé s'accumuler une dette locative dont il n'est pas contesté qu'il a honoré une partie substantielle, aurait cherché délibérément à échapper à ses obligations de locataire et créé ainsi la situation qui a conduit à la mesure judiciaire d'expulsion ayant rendu son relogement nécessaire. Dès lors, le moyen tiré du défaut de réexamen sérieux de la situation du requérant doit être accueilli.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 8 septembre 2022 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne a rejeté son recours amiable tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue comme prioritaire et urgente.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. "
9. L'annulation de la décision de la commission de médiation refusant de reconnaître un caractère prioritaire et urgent à la demande de logement de M. B implique nécessairement, sous réserve d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait, que la commission de médiation du Val-de-Marne désigne M. B comme étant prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à la commission de médiation d'y procéder dans un délai deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
10. Il a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à M. B.
D E C I D E :
Article 1er: La décision du 8 septembre 2022 de la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne, sous réserve d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait, de désigner M. B comme étant prioritaire et devant être logé en urgence dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1100 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète du Val-de-Marne et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2024.
Le magistrat désigné,
S. DELMAS
Le greffier,
S. BONINE
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2307361
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026