vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2307392 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CASTILLO MAROIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 juillet 2023 et le 2 septembre 2023, M. F B et Mme E A, représentés par Me Castillo Marois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 28 juin 2023 et du 29 juin 2023 par lesquelles le recteur de l'académie de Créteil a déclaré les autorisations d'instruire en famille leurs enfants C et D caduques et les a mis en demeure de scolariser leurs enfants au collège Fernand Gregh de Champagne-sur-Seine ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Créteil de procéder au réexamen de leur situation et de leur délivrer une autorisation d'instruction en famille pour l'année scolaire 2023/2024 dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable dès lors qu'elle a été présentée dans le délai du recours contentieux et qu'ils ont intérêt pour agir contre les décisions attaquées ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en droit, comme en fait ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur matérielle dès lors qu'elles s'appuient sur des faits erronés et sur une erreur manifeste d'appréciation de la situation des deux enfants qui souffrent d'un refus scolaire anxieux ;
- les décisions attaquées ont été prises en méconnaissance des stipulations de l'article 12 de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 août 2023, la rectrice de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mullié,
- les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique,
- et les observations de Me Castillo Marois, représentant les requérants.
Une note en délibéré présentée pour M. B et Mme A a été enregistrée le 18 septembre 2023. Elle n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Les requérants sont parents de deux enfants, D, né en 2010 et C, née en 2011. Le 17 janvier 2022, ils ont sollicité une autorisation d'instruction en famille de leurs deux enfants souffrant d'un refus scolaire anxieux. Le recteur de l'académie de Rennes a accusé réception de cette demande le 10 février 2022. La famille ayant déménagé en Seine-et-Marne, deux contrôles ont été réalisés les 19 janvier 2023 et 17 avril 2023. Par deux rapports du 28 juin 2023, la directrice académique des services de l'éducation nationale de Seine-et-Marne a demandé une rescolarisation des deux enfants. Par deux décisions du 28 juin 2023, le recteur de l'académie de Créteil a mis en demeure les requérants de scolariser leurs enfants dans un établissement scolaire, les autorisations d'instruction en famille de plein droit étant déclarées caduques. Par deux décisions du 29 juin 2023, le recteur de l'académie de Créteil a affecté les deux enfants au collège Fernand Gregh de Champagne-sur-Seine.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 131-5 du code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. / Les mêmes formalités doivent être accomplies dans les huit jours qui suivent tout changement de résidence. / La présente obligation s'applique à compter de la rentrée scolaire de l'année civile où l'enfant atteint l'âge de trois ans. / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : / 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; / 2° La pratique d'activités sportives ou artistiques intensives ; / 3° L'itinérance de la famille en France ou l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; / 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour une durée qui ne peut excéder l'année scolaire. Elle peut être accordée pour une durée supérieure lorsqu'elle est justifiée par l'un des motifs prévus au 1°. Un décret en Conseil d'État précise les modalités de délivrance de cette autorisation. / L'autorité de l'État compétente en matière d'éducation peut convoquer l'enfant, ses responsables et, le cas échéant, les personnes chargées d'instruire l'enfant à un entretien afin d'apprécier la situation de l'enfant et de sa famille et de vérifier leur capacité à assurer l'instruction en famille. / En application de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration, le silence gardé pendant deux mois par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation sur une demande d'autorisation formulée en application du premier alinéa du présent article vaut décision d'acceptation. / La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret. () Lorsque, après concertation avec le directeur de l'établissement d'enseignement public ou privé dans lequel est inscrit un enfant, il est établi que l'intégrité physique ou morale de cet enfant est menacée, les personnes responsables de l'enfant peuvent lui donner l'instruction dans la famille après avoir sollicité l'autorisation mentionnée au premier alinéa du présent article, dans le délai restant à courir avant que cette autorisation ne leur soit accordée ou refusée. / L'enfant instruit dans la famille est rattaché administrativement à une circonscription d'enseignement du premier degré ou à un établissement d'enseignement scolaire public désigné par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation ". Aux termes de l'article L. 131-10 du même code : " L'autorité de l'État compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la délivrance de l'autorisation prévue au premier alinéa de l'article L. 131-5, faire vérifier, d'une part, que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille et, d'autre part, que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1. A cet effet, ce contrôle permet de s'assurer de l'acquisition progressive par l'enfant de chacun des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l'article L. 122-1-1 au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolarité obligatoire. Il est adapté à l'âge de l'enfant et, lorsqu'il présente un handicap ou un trouble de santé invalidant, à ses besoins particuliers. / Le contrôle est prescrit par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation selon des modalités qu'elle détermine. Il est organisé en principe au domicile où l'enfant est instruit. Les personnes responsables de l'enfant sont informées, à la suite de l'autorisation qui leur est accordée en application du premier alinéa de l'article L. 131-5, de l'objet et des modalités des contrôles qui seront conduits en application du présent article. / Les résultats du contrôle sont notifiés aux personnes responsables de l'enfant. Lorsque ces résultats sont jugés insuffisants, les personnes responsables de l'enfant sont informées du délai au terme duquel un second contrôle est prévu et des insuffisances de l'enseignement dispensé auxquelles il convient de remédier. Elles sont également avisées des sanctions dont elles peuvent faire l'objet, au terme de la procédure, en application du premier alinéa de l'article 227-17-1 du code pénal. / Si les résultats du second contrôle sont jugés insuffisants, l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation met en demeure les personnes responsables de l'enfant de l'inscrire, dans les quinze jours suivant la notification de cette mise en demeure, dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé et de faire aussitôt connaître au maire, qui en informe l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, l'école ou l'établissement qu'elles auront choisi. Les personnes responsables ainsi mises en demeure sont tenues de scolariser l'enfant dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire suivant celle au cours de laquelle la mise en demeure leur a été notifiée ".
3. En premier lieu, d'une part, si les décisions de la directrice académique des services de l'éducation nationale de Seine-et-Marne mettant en demeure les requérants de scolariser leurs deux enfants dans un établissement d'enseignement public ou privé de leur choix ne sont pas motivées en droit, il ressort, toutefois, des pièces du dossier que ces décisions ont toutes deux été accompagnées du bilan du contrôle de l'instruction en famille qui a été fait le 17 avril 2023. Or, ce bilan rappelle les dispositions applicables et indique expressément qu'une rescolarisation des enfants est demandée. Par suite, les décisions attaquées doivent être regardées comme étant motivées en droit. D'autre part, les décisions comportent tous les éléments de fait sur lesquels l'administration s'est fondée pour prendre ses décisions et, à supposer même qu'il y ait des erreurs de fait, ainsi que le soutiennent les requérants, cette circonstance est sans incidence sur la motivation des décisions. Il en résulte que les décisions attaquées sont motivées en fait. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation des décisions litigieuses doit donc être écarté.
4. En second lieu, il résulte des dispositions précitées au point 2 que, pour la mise en œuvre de ces dispositions, dont il résulte que les enfants soumis à l'obligation scolaire sont, en principe, instruits dans un établissement d'enseignement public ou privé, il appartient à l'autorité administrative de rechercher, au vu de la situation de cet enfant, quels sont les avantages et les inconvénients pour lui de son instruction, d'une part dans un établissement d'enseignement, d'autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l'issue de cet examen, de retenir la forme d'instruction la plus conforme à son intérêt, en tenant compte, le cas échéant de l'état de santé de l'enfant.
5. D'une part, les requérants soutiennent que leurs deux enfants souffrent d'un " refus scolaire anxieux " et qu'ils sont ainsi dans l'incapacité de suivre leur scolarité dans un établissement scolaire. Si le refus scolaire anxieux a été constaté par un médecin généraliste pour D le 8 novembre 2021 et pour C le 15 novembre 2021 et que, s'agissant de C, le blocage a été constaté par le médecin de l'éducation nationale, ce même médecin insiste toutefois sur la nécessité de préparer C à une scolarisation en présentiel en collège. En outre, si les requérants ont produit plusieurs certificats médicaux postérieurs aux décisions attaquées, émanant d'un médecin généraliste, d'un psychanalyste psychologue clinicien et d'un pédopsychiatre indiquant que la reprise de la scolarité en présentiel au sein d'un établissement scolaire n'est pas possible, ces certificats médicaux sont très peu circonstanciés. En outre, si les requérants produisent les bilans psychométrique et psychomoteur de mai 2020 et décembre 2021 de C, ainsi que les bilans psychométrique et ergothérapeutique de novembre 2019 et janvier-février 2022 de D, ces bilans n'établissent pas qu'il existerait d'autres motifs justifiant que les enfants ne soient pas scolarisés en présentiel. D'autre part, les requérants soutiennent que les décisions attaquées sont entachées d'erreurs de fait et d'appréciation quant au niveau scolaire de leurs enfants. Il ressort des pièces du dossier que les comptes rendus des deux contrôles, après avoir indiqué que les deux enfants ont un très bon niveau de français, ont constaté pour les deux enfants qu'il n'y a pas de bilans rédigés ou recopiés sur les savoirs essentiels, les comptes rendus du mois de février 2023 mentionnant que les enfants n'ont pas de cahier par matière et n'ont rempli pour toutes les matières qu'un demi-cahier depuis le début de l'année scolaire, que de ce fait, leurs connaissances sont fragiles, qu'ils commettent des confusions ou des approximations et ont des difficultés à mettre du sens sur leurs connaissances. De plus, certaines disciplines, telles que la physique-chimie et les sciences de la vie et de la Terre sont peu enseignées et leur niveau de langue est insuffisant, D n'ayant d'ailleurs aucun enseignement dans une seconde langue alors que son niveau scolaire est la 5ème. En outre, les enfants ne travaillent pas les liens entre les différentes matières. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un emploi du temps permanent ait été fixé à chacun des enfants. Enfin, si les requérants soutiennent que les enfants ont été interrogés sur des parties du programme non encore vues, ils ne l'établissent pas et il ne ressort pas des pièces du dossier que les enfants n'aient pas été mis à même de s'exprimer et de montrer leurs connaissances lors du second contrôle, quand bien même il a eu lieu dans un établissement scolaire. Dans ces circonstances, et compte tenu de l'état de santé des deux enfants, les moyens tirés de ce que les décisions attaquées sont entachées d'erreurs de fait et d'erreur d'appréciation doivent être écartés.
6. Aux termes de l'article 12 de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant : " 1. Les États parties garantissent à l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. / 2. A cette fin, on donnera notamment à l'enfant la possibilité d'être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'une organisation appropriée, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale ". Si ces stipulations imposent que l'enfant puisse être entendu, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'une organisation appropriée, dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant, ces stipulations n'imposent pas à l'autorité concernée de suivre l'avis exprimé par l'enfant.
7. La seule circonstance que les enfants ne souhaitent pas être scolarisés en présentiel ne suffit pas à établir que les stipulations précitées de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant ont été méconnues. En outre, il ressort des pièces du dossier que les enfants, par l'intermédiaire de leurs parents ont été mis à même de faire valoir leur avis. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. Il résulte de tout ce qui précède que M. B et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions du 28 juin 2023 et du 29 juin 2023 par lesquelles le recteur de l'académie de Créteil a déclaré les autorisations d'instruire en famille leurs enfants C et D caduques et les a mis en demeure de scolariser leurs enfants au collège Fernand Gregh de Champagne-sur-Seine. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F B et Mme E A et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Blanc, conseillère,
Mme Dutour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.
La présidente rapporteure,
N. MULLIEL'assesseure la plus ancienne,
T. BLANC
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026