vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2307787 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre DALO 14 |
| Avocat requérant | AGUIRRE GUTIERREZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2023, M. A C, représenté par Me Aguirre Gutierrez, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne a rejeté son recours amiable tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue comme prioritaire et urgente ;
2°) d'ordonner à l'État de lui attribuer un logement décent et durable qui tient compte du nombre de personnes constituant la famille pour la superficie du logement et des ressources pour le montant du loyer, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers frais et dépens ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a intérêt à agir, il n'a pas été reconnu comme prioritaire et devant être logé d'urgence alors qu'il a une famille avec deux enfants mineurs, la préfète du Val-de-Marne ne lui a pas fait d'offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités alors qu'elle en avait l'obligation ;
- il est marié et est parent de deux enfants âgés de 17 et 4 ans ; depuis le rejet de la décision implicite de la commission de médiation, les conditions de vie et de ressources de la famille sont inchangées ; il remplit les conditions règlementaires d'accès au logement social, notamment celle d'avoir des revenus et il a fait l'objet d'une sommation de quitter l'appartement qu'il loue au plus tard le 21 avril 2023, au motif que son propriétaire veut vendre le bien.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense, mais a produit un bordereau de pièces enregistré le 24 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Delmas, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant du droit au logement opposable, en application de l'article R. 222-13 (1°) du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application de l'article L. 732-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu à l'audience publique :
- le rapport de M. Delmas ;
- les observations de Me Aguirre Gutierrez qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, en précisant que son client a fait l'objet d'une expulsion locative ;
- la préfète du Val-de-Marne n'était ni présente, ni représentée.
En application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été différée au 1er juillet 2024 à 14h00.
Un bordereau de pièces a été enregistré le 28 juin 2024 pour M. C. Il a été communiqué au défendeur.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a présenté devant la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne un recours amiable enregistré le 9 mars 2023 tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue comme prioritaire et urgente sur le fondement des dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par une lettre du 14 mars 2023, le service instructeur de la commission de médiation du Val-de-Marne lui a précisé que le secrétariat de la commission ne pouvait instruire son recours en raison du caractère incomplet de son dossier, que l'instruction de son dossier était suspendue, et que passé un délai de trois mois à compter de la réception de ces pièces et au plus tard à compter du 14 avril 2023, le requérant devait considérer que son recours était rejeté. Le silence conservé par la commission de médiation du Val-de-Marne a fait naître l4 juillet 2023 une décision implicite de rejet. Par la requête susvisée, M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler cette décision implicite du 14 juillet 2023.
Sur le cadre juridique applicable :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant [] est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ". Cet article L. 441-2-3 prévoit : " (). II.- La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Elle peut également être saisie, sans condition de délai, lorsque le demandeur est logé dans des locaux manifestement suroccupés ou ne présentant pas le caractère d'un logement décent, s'il a au moins un enfant mineur, s'il présente un handicap au sens de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles ou s'il a au moins une personne à charge présentant un tel handicap. Elle peut aussi être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur ou une personne à sa charge est logé dans un logement non adapté à son handicap, au sens du même article L. 114. /(). Dans un délai fixé par décret, la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnaît prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. Elle détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement, ainsi que, le cas échéant, les mesures de diagnostic ou d'accompagnement social nécessaires. /(). Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. /(). ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; - être dépourvues de logement. Le cas échéant, la commission apprécie la situation du demandeur logé ou hébergé par ses ascendants en tenant notamment compte de son degré d'autonomie, de son âge, de sa situation familiale et des conditions de fait de la cohabitation portées à sa connaissance ; - être logées dans des locaux impropres à l'habitation, ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. Le cas échéant, la commission tient compte des droits à hébergement ou à relogement auxquels le demandeur peut prétendre en application des dispositions des articles L. 521-1 et suivants, des articles L. 314-1 et suivants du code de l'urbanisme ou de toute autre disposition ouvrant au demandeur un droit à relogement ; - avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; - être hébergées dans une structure d'hébergement ou une résidence hôtelière à vocation sociale de façon continue depuis plus de six mois ou logées temporairement dans un logement de transition ou un logement-foyer depuis plus de dix-huit mois, sans préjudice, le cas échéant, des dispositions du IV de l'article L. 441-2-3 ; - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées à l'article R. 822-25, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ".
4. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La commission de médiation dispose du pouvoir de procéder, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, à un examen global de la situation du demandeur, sans être limitée par le motif invoqué dans la demande, afin de vérifier s'il se trouve dans l'une des situations envisagées à l'article R. 441-14-1 de ce code pour être reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence. En conséquence, le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur un autre fondement que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Il ressort des pièces du dossier que, par une lettre du 14 mars 2023, le service instructeur de la commission de médiation du Val-de-Marne a informé M. C que son recours amiable ne pouvait être instruit en l'état compte tenu de l'incomplétude de son dossier. Cette lettre précise que manquaient au dossier les pièces obligatoires suivantes : une copie du titre de séjour ou de ce certificat (en cours de validité) de son épouse, une copie des pièces justificatives de ses ressources mensuelles de février 2023, un justificatif fourni par la caisse des allocations familiales avec le détail des prestations perçues en décembre 2022 et février 2023, la copie du jugement prononçant l'expulsion et du dernier document reçu ainsi que le justificatif de la surface habitable totale de son logement. Cette lettre invitait M. C à communiquer au service instructeur ces pièces au plus tard le 14 avril 2023 et, précisait également qu'en l'absence de réponse de la part de la commission de médiation dans un délai de trois mois à compter du 14 avril 2023, M. C devait considérer qu'une décision implicite de rejet de son recours amiable lui était opposée.
6. Toutefois, d'une part, il ressort du dossier constitué pour l'instruction de la demande de logement social du requérant, produit par la préfète du Val-de-Marne en défense, que M. C a adressé au service instructeur de la commission de médiation du Val-de-Marne une lettre en date du 23 mars 2023 où il indique qu'en réponse à la demande de pièces complémentaires il communique le titre de séjour de son épouse, des justificatifs de ressources (trois derniers bulletins de salaire, une attestation de la caisse des allocations familiales), un rapport du service d'hygiène de la commune de Choisy-le-Roi et une copie de la lettre de demande délivrée par un commissaire de justice tendant à ce qu'il quitte les lieux. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. C a communiqué au service instructeur : un passeport péruvien de son épouse ainsi qu'un titre de séjour espagnol lui permettant de résider en Espagne de manière temporaire et d'y travailler, un exemplaire de son contrat de travail et des bulletins de salaire pour les mois de janvier 2023 et février 2023, des attestations de la caisse des allocations familiales retraçant les prestations perçues en décembre 2022, janvier 2023 et février 2023. Si M. C a indiqué dans sa lettre du 23 mars 2023 que la surface habitable du logement occupé par les membres de son foyer mesurait 43 mètres carrés et qu'il a produit dans un bordereau de pièces un exemplaire de son contrat de bail daté du 28 août 2013 faisant référence à cette surface, le requérant n'établit pas qu'il aurait versé cette pièce au service instructeur de la commission de médiation. De même, si M. C produit de nombreuses pièces relatives à son conflit d'occupation l'opposant à son propriétaire (lettres de mise en congé et commandement à quitter les lieux du 24 novembre 2021 et du 25 janvier 2023) ainsi qu'une lettre du 28 mars 2023 par laquelle un greffier informe son propriétaire de ce qu'une mesure d'expulsion locative implique préalablement l'engagement par ce dernier d'une assignation du locataire en justice, il n'est pas contesté qu'aucune décision de justice prononçant l'expulsion de M. C n'a été signifié à l'intéressé. En conséquence, le requérant ne démontre pas que son dossier répondait intégralement aux exigences du service instructeur de la commission de médiation du Val-de-Marne.
7. D'autre part, M. C verse au débat une notification de congé pour cause de vente du logement de la part de son bailleur en date du 24 novembre 2021, une relance de son bailleur lui demandant de quitter les lieux en date du 25 janvier 2023, une lettre du tribunal judiciaire de Créteil du 28 mars 2023 informant le bailleur que sa requête enregistrée le 23 mars 2023 tendant à l'expulsion de son locataire est irrecevable à défaut de demande formée par assignation délivrée par un commissaire de justice, et une sommation de quitter les lieux établi le 13 avril 2023 par un commissaire de justice. Cependant, le requérant ne justifie pas avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement au sens des dispositions de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
8. En outre, il ressort du document établi le 28 août 2013 et présenté comme étant le contrat de bail que M. C est logé avec les trois autres membres de sa famille dans un appartement de type T2 d'une surface habitable de 43 mètres carrés. Cependant, il résulte des dispositions de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation que pour un foyer de quatre personnes le seuil de suroccupation est fixé à 34 mètres carrés. Par suite, le moyen tiré de la suroccupation du logement occupé ne peut être accueilli.
9. Par ailleurs, M. C se prévaut du rapport établi le 12 janvier 2023 par l'inspecteur du service communal d'hygiène et de sécurité de la ville de Choisy-le-Roi faisant état de nombreux désordres affectant son logement. Ce rapport indique en particulier que le logement occupé est affecté par plusieurs causes d'insalubrité : présence de moisissures dans les pièces de vie et la salle d'eau, insuffisance du système de ventilation, fuite du siphon de l'évier et évacuation de l'eau de la chaudière non raccordée, fuite au niveau du raccord de la chasse d'eau sur la cuvette des sanitaires, revêtement dégradé, absence de ventilation sous la douche, trou de passage des canalisations d'eau permettant le passage des rongeurs. En outre, s'il appartient au propriétaire de mettre à disposition du locataire un logement digne, décent et salubre, il ressort d'une attestation de ce dernier qu'il refuse d'engager les frais des travaux de réhabilitation de son logement. Cependant, cette double circonstance ne suffit pas à établir que ledit logement serait impropre à l'habitation, ou présenterait un caractère insalubre ou dangereux au sens du code de la construction et de l'habitation, ou encore qu'il ne présenterait pas le caractère d'un logement décent au sens des dispositions du décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 du seul fait de la carence du propriétaire à assumer ses responsabilités de bailleur.
10. Enfin, il ressort de l'attestation de renouvellement régional d'une demande de logement locatif social établie le 7 mars 2023 que M. C n'a déposé sa demande de logement social que le 8 octobre 2020. En conséquence, à la date de la décision en litige, l'ancienneté de la demande de logement social du requérant était inférieure au délai de trois ans considérés comme anormalement long en Ile de France pour bénéficier d'un logement social. Par suite, si M. C fait valoir que la structure de son logement crée une situation de promiscuité, notamment compte tenu de la différence de genre et d'âge entre son fils de 17 ans et sa fille de 4 ans qui sont contraints de partager le salon pour dormir, il ne peut encore utilement se prévaloir du caractère inadapté de ce logement aux besoins de son foyer familial en raison de l'absence d'atteinte du délai de trois ans à la date de la décision en litige.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'établit pas qu'il se trouvait, à la date de la décision de la commission de médiation, dans l'une des situations envisagées à l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation pour être reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence. Par suite, ses conclusions en annulation doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
12. Toutefois, si M. C estime se trouver dans une situation prioritaire et urgence résultant de l'écoulement du délai de trois ans d'attente, il lui appartient, s'il s'y croit fondée, de saisir à nouveau la commission de médiation en justifiant de sa nouvelle situation.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la préfète du Val-de-Marne et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
S. DELMAS
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026