mercredi 2 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2308030 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NADOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Nador, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision de refus d'admission sur le territoire français ainsi que la décision de maintien en zone d'attente en date du 19 juillet 2023 ;
2°) d'enjoindre à l'administration de procéder à sa libération immédiate sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;
3°) d'enjoindre à la police aux frontières de le laisser pénétrer sur le territoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique que, de nationalité marocaine, il a quitté le Maroc le 31 janvier 2023 et est arrivé au Brésil le 1er février 2023, qu'il est entré en Guyane le 3 février 2023, qu'il y a sollicité l'asile, que sa demande a été rejetée par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 04 mars 2023, qu'il a formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile le 8 juin 2023, que ses deux frères, entrés avec lui en Guyane, ont obtenu le statut de réfugié, qu'en raison des mauvaises conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Guyane, il a pris un vol pour la métropole où il est arrivé le 19 juillet 2023, qu'il a alors été placé en zone d'attente, que le juge des libertés et de la détention a autorisé son maintien en zone d'attente et qu'une demande de prolongation de ce placement a été demandé.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car il est privé de liberté depuis onze jours et que sa demande d'asile en métropole est toujours pendante, et que la décision en cause porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile et à sa liberté d'aller et de venir.
Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;
- le règlement (CE) n° 2018/1806 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2018 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 30 novembre 2004 à Guelmim, s'est présenté le 16 février 2023 au guichet unique des demandeurs d'asile de la préfecture de la Guyane pour y solliciter l'asile. Sa demande a été rejetée par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 27 mars 2023. Ses deux frères, entrés avec lui en Guyane, ont quant à eux été reconnus réfugiés par des décisions des 7 février et 28 mars 2023. Un recours a été formé devant la Cour nationale du droit d'asile le 8 juin 2023, demandant l'annulation de la décision du 27 mars 2023. M. A a quitté la Guyane pour se rendre en métropole où il est arrivé le 19 juillet 2023 à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). Il a alors été placé en zone d'attente en vue d'un retour en Guyane par une décision du chef de poste de la police aux frontières. Par une requête enregistrée le 31 juillet 2023, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la police aux frontières de le laisser entrer sur le territoire métropolitain où il indique disposer d'un hébergement.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. D'une part, l'article 6 du règlement du 9 mars 2016 susvisé, qui est relatif aux conditions d'entrée pour les ressortissants de pays tiers, précise que ' pour un séjour prévu sur le territoire des États membres, d'une durée n'excédant pas 90 jours sur toute période de 180 jours, le ressortissant de pays tiers doit être en possession d'un document de voyage en cours de validité l'autorisant à franchir la frontière, qui doit remplir les conditions précisées aux points sous i) et ii) du paragraphe 1, et être en sus notamment en possession d'un visa en cours de validité si celui-ci est requis en vertu du règlement (CE) n° 539/2001 du Conseil, qui a été remplacé depuis par le règlement du 14 novembre 2018 susvisé, sauf s'il est titulaire d'un titre de séjour ou d'un visa de long séjour en cours de validité. Le paragraphe 16 de l'article 2 du règlement du 9 mars 2016 précité, qui est relatif aux définitions, précise que les mots : " titre de séjour " doivent s'entendre comme, en son point a), tous les titres de séjour délivrés par les États membres selon le format uniforme prévu par le règlement (CE) n° 1030/2002 du Conseil, ainsi que les cartes de séjour délivrées conformément à la directive 2004/38/CE et, en son point b), tous les autres documents délivrés par un État membre aux ressortissants de pays tiers et leur autorisant le séjour sur son territoire qui ont fait l'objet d'une notification puis d'une publication conformément à l'article 39, à l'exception, en sous point sous i), des titres temporaires délivrés dans l'attente de l'examen d'une première demande de titre de séjour tel que visé au point a) ou de l'examen d'une demande d'asile.
4. Dans son arrêt du 14 juin 2012, (C 606-10, Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFE) contre Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'Immigration), la Cour de justice de l'Union européenne a précisé que " les règles régissant le refus d'entrée énoncées à l'article 13 du règlement n° 562/2006 [devenu article 14 du règlement du 9 mars 2016 susvisé] ont vocation à s'appliquer à tout ressortissant de pays tiers qui souhaite entrer dans un État membre en franchissant une frontière extérieure de l'espace Schengen " (point 34) et que " le fait qu'un ressortissant de pays tiers tente, sur le fondement d'un titre de séjour temporaire délivré par un État membre, de revenir dans celui-ci par une frontière extérieure de l'espace Schengen, sans avoir l'intention d'obtenir l'accès à l'ensemble de cet espace, ne fait donc pas obstacle à l'application de l'article 13 du règlement n° 562/2006 ". La Cour a alors dit pour droit que " les règles relatives au refus d'entrée des ressortissants de pays tiers prévues à l'article 13 du règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 15 mars 2006, établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen), tel que modifié par le règlement (CE) n° 81/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 14 janvier 2009, sont également applicables aux ressortissants de pays tiers soumis à l'obligation de visa qui souhaitent revenir par les frontières extérieures de l'espace Schengen dans l'État membre qui leur a délivré un titre temporaire de séjour, sans entrer à cet effet sur le territoire d'un autre État membre ". Si cet arrêt envisageait le cas d'un demandeur d'asile ayant introduit une demande d'asile à l'intérieur de l'espace Schengen et souhaitant y revenir pendant la durée de validité de son autorisation provisoire après l'avoir quitté, il est a fortiori applicable au cas du ressortissant de pays tiers ayant introduit sa demande d'asile dans une collectivité se situant hors de la zone Schengen d'un État membre de l'Union européenne et souhaitant se rendre sur le territoire de cet État se situant à l'intérieur de l'espace Schengen.
5. Dans ce même arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne a indiqué, concernant le refus d'entrée sur le territoire Schengen, que, aux termes de son article 3, sous b), le règlement n° 562/2006 [demeuré l'article 3, sous b) du règlement du 9 mars 2016 susvisé] s'applique sans préjudice des droits des réfugiés et des personnes demandant une protection internationale, notamment en ce qui concerne le non-refoulement et que, par conséquent, les contrôles opérés lors du franchissement des frontières Schengen doivent être effectués sans préjudice de l'application des dispositions protectrices des demandeurs d'asile, en relation, notamment, avec le principe de non-refoulement. Afin de préciser plus avant ces dispositions, le règlement du 9 mars 2016 précité contient un nouvel article 4 intitulé : " Droits fondamentaux " qui précise ainsi que " lorsqu'ils appliquent le présent règlement, les États membres agissent dans le plein respect des dispositions pertinentes du droit de l'Union, y compris de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (), du droit international applicable, dont la convention relative au statut des réfugiés, conclue à Genève le 28 juillet 1951 (), des obligations liées à l'accès à la protection internationale, en particulier le principe de non-refoulement, et des droits fondamentaux " et que, " conformément aux principes généraux du droit de l'Union, les décisions prises au titre du présent règlement le sont à titre individuel ".
6. D'autre part, l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment pris pour la transposition de la directive de l'Union européenne dite " Asile ", prévoit qu'un demandeur d'asile bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire de l'État dans lequel il a enregistré sa demande d'asile le temps de l'obtention d'une décision définitive sur sa demande d'asile, dans les conditions définies notamment à l'article L. 541-2 du même code. Il indique également que l'attestation de demande d'asile délivrée à un demandeur d'asile vaut autorisation provisoire de séjour.
7. Ainsi que le rappelle le considérant 37 du même règlement du 9 mars 2016, ce règlement ne s'applique qu'au territoire européen de la France, excluant ainsi les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d'outre-mer français, la Guyane étant une région ultrapériphérique en application des articles 349 et 355 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.
8. Enfin, il ressort de l'annexe I du règlement du 14 novembre 2018 susvisé que les ressortissants marocains sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres, ces dernières étant définies par le 2) de l'article 2 du même règlement comme les " frontières terrestres des États membres, y compris les frontières fluviales et lacustres, les frontières maritimes, ainsi que leurs aéroports, ports fluviaux, ports maritimes et ports lacustres, pour autant qu'ils ne soient pas des frontières intérieures " qui sont, en application du 1) du même article, " a) les frontières terrestres communes, y compris fluviales et lacustres, des États membres ; / b) les aéroports des États membres pour les vols intérieurs ; / c) c) les ports maritimes, fluviaux et lacustres des États membres pour les liaisons régulières intérieures par transbordeur ; ".
9. Il résulte donc de ce qui a été dit aux points 4 et 5 que le document provisoire que constitue l'attestation de demande d'asile ne vaut pas titre de séjour au sens du règlement du 9 mars 2016 susvisé.
10. Par ailleurs, si le corolaire des dispositions précitées de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est la liberté d'aller et venir du ressortissant de pays tiers sur le territoire de l'État qui lui a délivré l'attestation de demande d'asile, il n'en demeure pas moins que cette liberté peut être limitée notamment au regard du droit de l'Union européenne qui bénéficie des principes fondamentaux de l'effet direct (CJCE, 5 février 1963, Van Gend en Loos, n° 26/62) et de la primauté (CJCE, 15 juillet 1964, Costa c/ Enel, n° 6/94), principes également posés pour les règlements de l'Union européenne (CJCE, 14 décembre 1971, Politi, n° 43/71). La circonstance que, par l'effet de l'application des textes de droit de l'Union européenne relatifs aux frontières dites Schengen, des règles d'entrée et de circulation soient différentes au sein même de la République française selon les collectivités concernées n'est en rien contraire au principe d'indivisibilité de la République (Décision n° 91-294 DC du 25 juillet 1991, Loi autorisant l'approbation de la convention d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985 entre les gouvernements des États de l'Union économique Benelux, de la République fédérale d'Allemagne et de la République française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes) en sorte qu'aucun contrariété de normes n'existe entre la liberté d'aller et venir des demandeurs d'asile au sein de l'État ayant délivré l'attestation de demande d'asile et l'existence de critères d'entrée sur le territoire Schengen de ce même État en fonction des collectivités le constituant.
11. En l'espèce, il résulte de l'instruction et ressort des pièces du dossier que M. A est un ressortissant marocain qui est soumis à l'obligation de visa pour franchir la frontière Schengen ainsi qu'il a été dit au point 8, qu'il est titulaire d'une attestation de demande d'asile délivré par le préfet de la Guyane le 16 février 2023 qui ne permet pas de franchir, à elle seule, la frontière Schengen ainsi qu'il a été dit au 9, qu'il a saisi, en vue d'un recours contre la décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 27 mars 2023 lui refusant sa demande d'asile, le bureau d'aide juridictionnelle de la Cour nationale du droit d'asile qui lui a accordé l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mai 2023 et la Cour d'un recours contre ladite décision de l'Office enregistré le 8 juin 2023 soit dans les délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, recours garantissant en l'espèce le droit au maintien sur le territoire. Il résulte de tout ce qui précède que, pour entrer dans le territoire métropolitain de la France, M. A doit, pour franchir la frontière extérieure Schengen, même s'il se trouve déjà sur le territoire national, remplir les conditions prévues à l'article 6 du règlement du 9 mars 2016 susvisé. C'est donc à bon droit que le chef de poste de de la police aux frontières de l'aéroport de Paris-Orly lui a été refusé l'entrée sur le territoire métropolitain français pour défaut de visa.
12. Enfin, la circonstance que M. A risque d'être réacheminé ne porte aucune atteinte au principe de non-refoulement garanti par l'article 6 du règlement 9 mars 2016 susvisé dès lors que ce réacheminement ne pourra s'effectuer que " vers le pays d'embarquement ", soit la Guyane, c'est-à-dire en France, où il a introduit sa demande d'asile, et non dans son pays d'origine.
13. Il résulte de ce qui précède que le refus d'entrée sur le territoire métropolitain français attaqué n'a pas porté atteinte à la liberté fondamentale que constitue le droit constitutionnel d'asile qui a pour corollaire le droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur la demande d'asile de M. A ni n'est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander la suspension de l'exécution de la décision du 19 juillet 2023 par laquelle le chef de poste de la police aux frontières de l'aéroport de Paris-Orly lui a été refusé l'entrée sur le territoire métropolitain français et la suspension de la décision de maintien en zone d'attente subséquente.
15. Il y a donc lieu de rejeter la requête de M. A, en toutes ses composantes, selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2308030
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026