mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2308070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LE FOYER DE COSTIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2023, Mme A B, représentée par Me Le Foyer de Costil, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la délibération du jury révélée par le relevé de note en date du 31 juillet 2023, de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne relative à l'obtention de son master I Biologie et Santé, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne de provoquer une nouvelle délibération du jury afin de prononcer son obtention du master I, ou, à défaut, de la convoquer pour statuer sur sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition relative à l'urgence est remplie dès lors que son admission au Master of Science 2 en Biotechnologies et Management au sein de l'école Ionis STM est subordonnée à l'obtention de son Master 1; la tardiveté de la décision lui fera ainsi perdre le bénéfice de cette admission ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée qui est entachée d'une erreur de droit dès lors que pour l'année universitaire 2022-2023, les règles régissant le contrôle des connaissances pour le Master 1 Biologie-Santé parcours scientifique n'ont pas été régulièrement établies ; en effet, aucune modalité de contrôle de connaissances n'a été adoptée pour l'année universitaire 2022-2023 et les règles de contrôle fixées pour l'année universitaire 2018-2019 ne sont pas applicables pour l'année universitaire écoulée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2023, l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête ne peut être que rejetée dès lors qu'il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision en litige puisque la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) de l'université s'est bien réunie le 26 septembre 2022, soit avant la fin du premier mois d'enseignement, et a adopté l'ensemble des modalités de contrôle des connaissances des formations de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC).
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2308062 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension est demandée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. L'hirondel, vice-président, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, le 29 août 2023 à 10 heures, M. L'hirondel a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Ladouce pour Mme B qui reprend ses écritures et soutient, de plus, que la délibération du 26 septembre 2022 présentée par l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne est insuffisante dès lors qu'il n'est pas établi son caractère exécutoire par sa transmission au recteur d'académie et par sa publication ;
- les observations de M. C pour l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne qui précise que la délibération du 26 septembre 2022 est, comme toutes les délibérations de l'université, publiée sur le site Internet de l'université et a bien été adressée au recteur d'académie.
La clôture de l'instruction a eu lieu à l'issue de l'audience à 10 heures 50, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant au sursis à exécution :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
2. L'urgence justifie la suspension de l'exécution d'un acte administratif lorsque celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
3. Pour justifier l'urgence de suspendre l'exécution de la délibération contestée, Mme B fait valoir qu'elle ne pourra pas intégrer à compter de la prochaine rentrée universitaire le Master of Science 2 en Biotechnologies et Management au sein de l'école Ionis STM dès lors que son admission est subordonnée à l'obtention de son Master 1 Biologie et Santé. Toutefois, la seule circonstance de l'imminence de la rentrée universitaire ne suffit pas à démontrer l'existence d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, Mme B ne saurait se prévaloir de ce qu'elle ne pourra pas suivre le Master of Science 2 en Biotechnologies et Management, cette circonstance étant uniquement liée à une hypothétique réussite à son Master 1 Biologie et Santé. Par suite, à défaut de démontrer l'existence d'un préjudice grave et immédiat, la condition relative à l'urgence à suspendre la délibération contestée n'est pas, dans les circonstances de l'espèce, remplie.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, qu'il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par Mme B, au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'université
Paris-Est Créteil Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 5 septembre 2023.
Le juge des référés,
Signé : M. L'hirondelLa greffière,
Signé : S. Aubret
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026