vendredi 13 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2308206 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | RIBET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juillet 2023 au greffe du tribunal administratif de Paris et le 2 août 2023 au greffe du présent tribunal, complété le 12 août 2023, M. A B, représenté par Me Ribet, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés en date du 28 juillet 2023 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de trois ans,
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de police de Paris) une somme de 1.500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les décisions contestées sont insuffisamment motivées car sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde de droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3 § 1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant car il dispose d'un droit de visite sur sa fille mineure née d'une précédente union, ainsi que celles de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union et de l'article 5 de la directive 2008/115 du Parlement et du Conseil, qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, et que la décision lui faisant interdiction de retour pour une durée de trois ans est aussi illégale pour les mêmes motifs..
Par un mémoire enregistré le 27 août 2023, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale sur les droits de l'enfants signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte sur les droits fondamentaux de l'Union du 7 décembre 2000 ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement Européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail, tel que modifié par l'avenant du 19 décembre 1991, entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne en matière de séjour et de travail, fait à Tunis le 8 septembre 2000, approuvé par la loi n° 2002-1304 du 29 octobre 2002 et publié par le décret n° 2003-976 du 8 octobre 2003 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance de la présidente de la 4ème section du tribunal administratif de Paris transmettant au tribunal administratif de Melun la requête de M. B, au motif de la résidence de l'intéressé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-13-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique du 7 septembre 2023, tenue en présence de Mme Aït Moussa, greffière d'audience, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Ribet, représentant M. B, requérant, présent, qui rappelle qu'il est entré en France régulièrement en 2013, qu'il est marié avec une compatriote, qu'il a été placé en centre de rétention après sa libération de prison, que son passeport a été saisi par l'autorité judiciaire donc il ne pouvait lui être reproché de ne pas détenir de documents d'identité et qu'il a une situation stable avec sa compagne.
Le préfet de police de Paris, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Le 7 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Ribet, a produit une note en délibéré.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 1er novembre 1989 à La Marsa (Gouvernorat de Tunis), entré en France le 18 décembre 2013 muni d'un visa délivré par les autorités consulaires françaises à Tunis, a bénéficié pendant cinq ans de plusieurs cartes de séjour dont la dernière, pluriannuelle, délivrée par la préfète du Val-de-Marne était valable jusqu'au 16 novembre 2020. Il avait épousé en mairie de Créteil (Val-de-Marne) le 20 juin 2014, une compatriote bénéficiaire d'une carte de résident et le couple a eu un enfant né en juillet 2015. Il a été condamné le 14 décembre 2017 par le tribunal correctionnel de Créteil à 100 jours d'amende à 8 euros à titre principal pour violences suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours pour une période où il était ou avait été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, puis, le 25 septembre 2018 par le président du tribunal de grande instance de Créteil à 500 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis et, enfin, le 9 décembre 2019 par le même juge à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour détention non autorisée de stupéfiants, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, transports non autorisé de stupéfiants et usage illicite de stupéfiants. Le couple a divorcé en octobre 2020, la non-conciliation étant intervenue cinq ans plus tôt. Le 27 octobre 2020, il a sollicité la délivrance d'une carte de résident. La commission du titre de séjour a donné un avis défavorable à cette demande le 23 mars 2021. Par un arrêté du 16 avril 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La requête formée contre cet arrêté a été rejetée par un jugement du tribunal administratif de Paris du 11 février 2022. Par un nouvel arrêté du 29 juillet 2022, la préfète du Val-de-Marne l'a de nouveau obligé à quitter le territoire français cette fois sans délai et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. La requête formée contre cette décision a été rejetée pour tardiveté par le présent tribunal le 9 janvier 2023. M. B n'a pas déféré à cette mesure. Il a été interpellé à Paris (75016) le 22 juillet 2023 dans le cadre d'une affaire de cession de produits stupéfiants puis relâché. Le 25 juillet 2023, il a été interpellé à nouveau mais à son domicile et placé en garde à vue. Il a déclaré lors de son audition avoir fait l'objet de trois procédures devant l'autorité judiciaire en 2017 et 2022 pour violence et 2022 pour usage de stupéfiants. Le 28 juillet 2023, il a fait l'objet, le préfet de police de Paris, de deux décisions portant obligation de quitter sans délai le territoire français et lui faisant interdiction de retour de retour pour une durée de trois ans. Par sa requête enregistrée le 29 juillet 2023 au greffe du tribunal administratif de Paris, l'annulation de cette décision. Cette requête a été transmise au présent tribunal en raison du domicile déclaré de l'intéressé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) 41 avenue Georges Clémenceau, où il déclare résider en concubinage avec une compatriote " en procédure de régularisation ".
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ;; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ". Aux termes de l'article L. 612-1 du même code : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, doit apporter tout élément permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
5. En troisième part, aux termes de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Les enfants ont droit à la protection et aux soins nécessaires à leur bien-être. () 2. Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. 3. Tout enfant a le droit d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à son intérêt. ".
6. En dernier lieu, aux termes de l'article 5 de la directive n° 2008/115/CE : " Lorsqu'ils mettent en œuvre la présente directive, les États membres tiennent dûment compte : / a) de l'intérêt supérieur de l'enfant, / b) de la vie familiale, / c) de l'état de santé du ressortissant concerné d'un pays tiers, et respectent le principe de non-refoulement. " et aux termes des dispositions du 4° de l'article 6 de cette directive : " À tout moment, les États membres peuvent décider d'accorder un titre de séjour autonome ou une autre autorisation conférant un droit de séjour pour des motifs charitables, humanitaires ou autres à un ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier sur leur territoire. Dans ce cas, aucune décision de retour n'est prise. Si une décision de retour a déjà été prise, elle est annulée ou suspendue pour la durée de validité du titre de séjour ou d'une autre autorisation conférant un droit de séjour. " ;
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B est le père d'un enfant né en juillet 2014 de son union avec une compatriote dont il est séparé depuis le mois d'octobre 2015 et a divorcé par un jugement du 27 octobre 2020 qui a fixé la résidence de l'enfant au domicile de sa mère, maintenu l'autorité parentale conjointe, accordé un droit de visite à M. B et fixé à
110 euros par mois la contribution due par ce dernier à son ex-épouse pour contribuer à l'entretien et l'éducation de l'enfant. M. B produit, d'une part, les copies de virements réguliers ayant pour bénéficiaire la mère de son enfant et d'autre part, une attestation de cette dernière, postérieure à la date de l'arrêté attaqué mais qui révèle une situation antérieure, attestant des liens de ce dernier avec lui, et qui indique qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de leur fille et " qu'il subvient actuellement aux besoins de sa propre fille " et qu'elle " souhaite préserver cette stabilité pour le bien de notre fille ".
8. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, l'arrêté attaqué doit être regardé comme ayant méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant mais également de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union.
9. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2023 par lequel le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, ainsi que celle, par voie de conséquence de celle prononçant à son encontre une interdiction de retour pour une durée de trois ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes d'une part de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision ".
11. Aux termes d'autre part de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
12. Aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention "salarié". Après trois ans de séjour régulier en France, les ressortissants tunisiens visés à l'alinéa précédent peuvent obtenir un titre de séjour de dix ans. Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d'exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d'existence. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er sont applicables pour le renouvellement du titre de séjour après dix ans. Les autres ressortissants tunisiens ne relevant pas de l'article 1er du présent Accord et titulaires d'un titre de séjour peuvent également obtenir un titre de séjour d'une durée de dix ans s'ils justifient d'une résidence régulière en France de trois années. Il est statué sur leur demande en tenant compte des moyens d'existence professionnels ou non, dont ils peuvent faire état et, le cas échéant, des justifications qu'ils peuvent invoquer à l'appui de leur demande. Ces titres de séjour confèrent à leurs titulaires le droit d'exercer en France la profession de leur choix. Ils sont renouvelables de plein droit. ".
13. Il y a lieu, en raison de l'annulation prononcée par le présent jugement, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne territorialement compétente en raison du domicile de l'intéressé à Maisons-Alfort, de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, qui sera valable jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur son cas.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner l'État (préfet de police de Paris) à M. B la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés en date du 28 juillet 2023 par lesquels le préfet de police de Paris a fait obligation à M. A B de quitter sans délai le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de trois ans sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, qui sera valable jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur son cas.
Article 3 : L'État (préfet de police de Paris) versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. A B, au préfet de police de Paris et à la préfète du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé : M. Aymard
La greffière,
Signé : S. Aït Moussa
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. Aït Moussa
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026