Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2308815

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2308815
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDUMONT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2309842 du 16 août 2023, le président du tribunal administratif de Montreuil a transmis la requête présentée par Mme B A, enregistrée le 11 août 2023 dans ses services, au tribunal administratif de Melun.

Par cette requête, Mme B A, représentée par Me Dumont, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 août 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligée à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de douze mois.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la lettre du 24 août 2023 adressée par le greffe du tribunal à Mme A l'invitant à transmettre sa requête et ses pièces au moyen de l'application " Télérecours-citoyens " ainsi que la décision attaquée dans son intégralité.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ". Aux termes de l'article R. 612-1 code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ".

4. En dépit de la demande de régularisation qui a été mis à la disposition de son conseil sur l'application " Télérecours " le 24 août 2023, et qui est réputée avoir été régulièrement notifiée le 29 août suivant en application de l'article R.611-8-6 du même code, Mme A n'a pas transmis dans le délai de quinze jours qui lui était imparti ni même produit l'arrêté préfectoral litigieux dans son intégralité. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation sont entachées d'une irrecevabilité manifeste. Il y a, dès lors, lieu de rejeter sa requête par application des dispositions précitées des 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Melun, le 11 juillet 2024.

La présidente,

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,