jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2309217 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BOUJNAH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2023, M. F E demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel le préfet de
Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office de cette obligation et en assortissant celle-ci d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée d'un an.
Il soutient que :
-l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
-il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que le droit d'être entendu garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été méconnu ;
-il est insuffisamment motivé ;
-il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
-il est entaché d'une erreur de droit ;
-il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
-il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
-la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer selon la procédure applicable aux recours en annulation dirigés contre les décisions mentionnées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue le 21 septembre 2023 à 13h30 en présence de Mme Dusautois, greffière d'audience, ont été entendus :
-le rapport de M. Zanella ;
-les observations de Me Boujnah, représentant M. E, qui a conclu aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, en précisant ou en ajoutant que : le préfet de
Seine-et-Marne n'a pas tenu compte de ce que le requérant réside en France depuis 2002 et qu'il y est intégré, ainsi qu'en attestent le fait qu'il parle français, ce qui rend inutile le recours à interprète dans la présente instance, et celui qu'il occupe un emploi stable ; les faits de violences aggravées à raison desquels le requérant a été interpellé puis placé en garde le 6 septembre 2023 ne pouvaient légalement justifier l'obligation de quitter le territoire français en litige, dès lors qu'il n'ont pas donné lieu à une condamnation pénale mais, au contraire, à un classement sans suite ; les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ont été méconnues, dès lors que le requérant exerce l'autorité parentale sur ses deux enfants mineurs ; le requérant avait droit à un délai de départ volontaire, dès lors qu'il réside en France depuis 2002 et qu'il a un emploi stable ;
-et les réponses de M. E aux questions qui lui ont été posées, dans le cadre de l'instruction, sur la durée et les motifs de son emprisonnement, sur ses attaches familiales ou personnelles en France et dans son pays d'origine, et sur son emploi.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant roumain né le 6 mai 1987, a fait l'objet, le 6 septembre 2023, d'un arrêté par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office de cette obligation et en assortissant celle-ci d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée d'un an. Sa requête tend à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le [livre II, relatif aux dispositions applicables aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille], à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : / [] 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société []. / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ". Aux termes de l'article L. 251-3 du même code : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ". Aux termes de l'article L. 251-4 du même code : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ". Aux termes de l'article L. 261-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 251-1 mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-4, à destination duquel les étrangers dont la situation est régie par le présent livre sont renvoyés en cas d'exécution d'office. ".
3. En premier lieu, par un arrêté pris le 27 juillet 2023 et publié le 1er août suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture de Seine-et-Marne, le préfet délégué pour l'égalité des chances, qui était alors chargé, en application du dernier alinéa du I de l'article 45 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'État dans les régions et départements, d'assurer l'intérim du préfet de Seine-et-Marne durant la vacance momentanée du poste de celui-ci, a donné délégation à Mme D A à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C B, cheffe du bureau de l'éloignement, dont elle est l'adjointe, " toute mesure de refus de séjour et d'éloignement ", ce qui inclut notamment les décisions d'éloignement mentionnées aux articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les décisions fixant le pays de renvoi mentionnées à l'article L. 261-1 du même code. Or l'arrêté attaqué indique que Mme B était empêchée lors de sa signature et il n'est pas établi, ni même allégué, que cette indication serait erronée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme A pour signer l'arrêté attaqué manque en fait.
4. En deuxième lieu, si l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dispose que : " toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union " ; et que : " ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre []. ", il résulte toutefois de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que ces dispositions ne s'adressent pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union européenne. Le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est ainsi inopérant. Il ne peut, par suite, être utilement invoqué en l'espèce.
5. En troisième lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions dont son auteur a entendu faire application, notamment les quatre articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cités ci-dessus au point 2. Après avoir, d'une part, rappelé la date de naissance et la nationalité roumaine de M. E, d'autre part, relevé que, si celui-ci déclare résider en France depuis plus de vingt ans, il a fait l'objet d'une précédente décision d'éloignement à destination de son pays d'origine le 25 juillet 2022, à la suite de son élargissement d'un centre pénitentiaire, le même arrêté mentionne par ailleurs que les faits de violences aggravées sur personne vulnérable à raison desquels le requérant a été interpellé puis placé en garde à vue le
6 septembre 2023 caractérisent un comportement personnel constitutif, du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique, d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. Il mentionne en outre qu'eu égard à la nature de ces faits, il y a urgence à éloigner sans délai l'intéressé et que celui-ci se déclare célibataire, père de deux enfants dont il n'établit pas assumer la charge et l'entretien, et sans domicile personnel et certain. Ledit arrêté, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle du requérant, comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent son fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation manque en fait.
6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment à ce qui a été dit au point précédent, que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de M. E avant d'obliger celui-ci à quitter le territoire français sans délai, de fixer son pays de renvoi et de lui interdire la circulation sur le territoire français durant un an.
7. En cinquième lieu, M. E soutient à la barre, à l'appui, semble-t-il, du moyen d'erreur de droit qu'il a invoqué dans ses écritures sans l'assortir alors d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, qu'il n'a pas été condamné à raison des faits de violences aggravées qui lui ont valu d'être interpellé puis placé en garde à vue le 6 septembre 2023 et que ces faits ont, au contraire, donné lieu à un classement sans suite. Toutefois, cette circonstance, à la supposer même établie, ne faisait pas légalement obstacle à ce que les faits en question, dont la matérialité n'est pas contestée dans le cadre de la présente instance et qui sont survenus un peu plus d'un an seulement après que le requérant a fini d'exécuter une peine d'emprisonnement pour vol ayant duré douze ans selon ses propres déclarations, soient pris en compte par le préfet de Seine-et-Marne pour estimer que le comportement personnel de l'intéressé constituait, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société et édicter pour ce motif une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le moyen d'erreur de droit mentionné
ci-dessus ne peut qu'être écarté.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. M. E soutient qu'il est entré en France à l'âge de seize ans et qu'il y réside continûment depuis. Il soutient également qu'il est le père de deux enfants mineurs nés et scolarisés en France sur lesquels il exerce l'autorité parentale et que, parlant français et occupant un emploi stable, il est bien intégré dans la société française. Toutefois, alors qu'il ne justifie pas de sa présence en France avant 2010, il ressort des pièces du dossier et de ses propres déclarations qu'il a été emprisonné durant douze ans avant de faire l'objet, le 25 juillet 2022, d'une décision d'éloignement à laquelle il indique d'ailleurs, dans ses écritures, avoir déféré. Le requérant, qui est célibataire, n'établit par ailleurs par aucune pièce qu'il exercerait effectivement l'autorité parentale sur ses enfants, ni même qu'il contribuerait à l'entretien et à l'éducation de ceux-ci ou, à tout le moins, qu'il aurait des relations avec eux. Il a au contraire indiqué, lors de son audition par les services de police, que ses enfants étaient nés avant son emprisonnement et qu'il ne les voyait pas. Enfin, l'intéressé, qui a déclaré être employé en qualité de paysagiste sous contrat de travail à durée déterminée depuis le 1er mars 2023, n'établit pas davantage, ni même n'allègue, avoir exercé une activité professionnelle en France auparavant. Dans ces conditions, et eu égard en outre à ce qui a été dit ci-dessus au point 7 du comportement personnel de M. E, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas, en prenant l'arrêté attaqué, porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par cet arrêté et n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, il n'a entaché l'arrêté attaqué d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
10. En septième lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
11. Eu égard à ce qui a été dit ci-dessus au point 9 de l'absence de relations entretenues par M. E avec ses deux enfants mineurs, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté.
12. En dernier lieu, compte tenu, notamment, de la gravité des faits mentionnés au point 7 et de la circonstance que ces faits sont survenus, ainsi qu'il a été dit au même point, un peu plus d'un an seulement après l'exécution d'une peine d'emprisonnement ayant duré douze ans, le préfet de Seine-et-Marne ne peut être regardé comme ayant commis une erreur d'appréciation en estimant, pour l'application de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il y avait urgence à éloigner M. E et en refusant par conséquent l'octroi d'un délai de départ volontaire à celui-ci pour ce motif.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 6 septembre 2023.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de M. E est rejetée.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de
Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 21 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé : P. ZanellaLa greffière,
Signé : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026