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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2310001

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2310001

lundi 2 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2310001
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMOULA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2023, Mme E A, retenue au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an ;

2°) d'ordonner à l'administration la production de son entier dossier.

Mme A soutient que les décisions litigieuses :

- sont entachées d'incompétence ;

- sont insuffisamment motivées ;

- sont entachées d'un défaut d'examen sérieux et particulier ;

- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;

- sont entachées d'une erreur de droit ;

- violent l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- violent l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- ont été prises en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.

Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a communiqué des pièces enregistrées le 29 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;

- les observations de Me Moula, représentant Mme A qui :

* conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;

* soutient, en outre, la violation de l'autorité de la chose jugée ;

* soutient que, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, l'erreur de droit soulevée doit s'entendre comme la violation du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

* demande qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A en vue de la délivrance d'un titre de séjour avec délivrance d'une autorisation provisoire de séjour le temps du réexamen, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;

* et demande qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de Mme A dans le système d'information Schengen ;

- et les observations de Mme A qui indique souhaiter trouver maintenant un travail.

Le préfet des Hauts-de-Seine n'était ni présent ni représenté.

Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 15h00.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante camerounaise, née le 1er mars 1993 à Douala (République du Cameroun), est entrée en France à l'âge de quatre ans au titre du regroupement familial selon ses déclarations. L'intéressée a été titulaire d'un titre de séjour expiré le

23 février 2016 puis d'un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour valable du 9 juillet 2018 au 8 janvier 2019. La requérante a été interpellée le 21 septembre 2023 et immédiatement placée en garde à vue pour des faits de vol en réunion ou vol simple selon les actes de procédure. Par arrêté du 22 septembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé l'intéressée à quitter le territoire français sans délai en application du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé une interdiction de retour pour une durée d'un an. Par arrêté du même jour, la même autorité l'a placée en rétention administrative en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, placement prolongé par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 25 septembre 2023. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté du

22 septembre 2023.

Sur la communication du dossier administratif de la requérante :

2. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui s'est substitué au III de l'article L. 512- du même code depuis le

1er mai 2021 soit antérieurement à l'arrêté en litige : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ". L'affaire est en état d'être jugée, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de

Mme A détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Il ressort des pièces du dossier que par un jugement n° 2113376 du

23 décembre 2021, mis au contradictoire à l'audience par le magistrat désigné, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 13 octobre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation à Mme A de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an pour violation de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au motif que la requérante établit vivre en France de manière continue depuis le mois de mars 2011 à tout le moins, justifie également de la présence régulière en France de sa mère et de sa fratrie, est mère, sur le territoire national, d'un enfant âgé de 6 ans à l'égard duquel elle exerce son droit de visite médiatisé et enfin que, sans être contredite par le préfet, elle soutient ne plus avoir d'attaches familiales au Cameroun et être isolée en cas de retour dans son pays d'origine. Par un jugement n° 2211091 du 22 septembre 2022, figurant au dossier, le même tribunal a annulé l'arrêté du 8 août 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation de quitter le territoire français sans délai à Mme A, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an pour erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée au motif que l'intéressée réside en France depuis l'âge de 4 ans, et a donc passé les 25 dernières années de sa vie sur le territoire français, où elle a bénéficié de titres de séjour régulièrement renouvelés en tenant compte de la présence en situation régulière en France notamment de sa mère, d'une sœur et de sa fille de six ans, non à sa charge, et qu'elle fait par ailleurs l'objet d'un suivi social actif, attesté au dossier, au sein d'une association établie à Puteaux, nonobstant trois condamnations pénales, dont la dernière date de 2017. Dans les

deux jugements, il a été fait injonction au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de l'intéressée. Ces jugements sont revêtus de l'autorité de la chose jugée. Si, pour l'exécution d'un jugement, l'autorité administrative peut édicter un nouvel arrêté dont le dispositif peut être le même que celui annulé, il doit apporter de nouveaux éléments ce qui, en l'espèce n'est pas le cas, se bornant à motiver la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige en retenant notamment l'existence de simple récépissé de demande de carte de séjour, sans indiqué qu'il s'agit d'un récépissé de demande de renouvellement d'un titre de séjour. Par suite, Mme A est fondée à soutenir que l'autorité de la chose jugée a été méconnue par le préfet des Hauts-de-Seine.

4. Au surplus et d'une part, le 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français " l'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu protéger de l'éloignement les étrangers qui sont en France depuis l'enfance, à raison de leur âge d'entrée et d'établissement sur le territoire. Dans ce cadre, les éventuelles périodes d'incarcération en France, si elles ne peuvent être prises en compte dans le calcul d'une durée de résidence, ne sont pas de nature à remettre en cause la continuité de la résidence habituelle en France depuis au plus l'âge de treize ans, alors même qu'elles emportent, pour une partie de la période de présence sur le territoire, une obligation de résidence, pour l'intéressé, ne résultant pas d'un choix délibéré de sa part.

5. Il ressort du jugement du 22 septembre 2022 cité au point 3, qui est revêtu de l'autorité de la chose jugée, que la présence habituelle depuis l'âge de quatre ans de Mme A est attestée. Dans ces conditions, et dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine n'apporte aucun élément au dossier permettant de remettre en cause les motifs du jugement précité, la requérante est fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme A justifie de plusieurs titres de séjour régulièrement renouvelés ainsi que des récépissés de demande de renouvellement des différents titres ainsi que du dépôt d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour sur le site demarches-simplifiees.fr le 19 janvier 2022 dont l'état du dossier porte la mention : " accepté ". Le 30 juin 2022, le service d'accueil du bureau du séjour des étrangers de la préfecture des Hauts-de-Seine confirme la bonne réception de la demande de renouvellement de son titre de séjour, attestation préfectorale qui précise qu'elle " vous maintient en situation régulière sur le territoire national, jusqu'à la date de la délivrance d'un récépissé ou de votre carte de séjour () " en sorte que le même préfet ne peut soutenir dans sa décision en litige ni dans ses écrits que Mme A entrait, à la date de la décision en litige, dans les prévisions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle justifie également d'une adresse pour laquelle elle présente des quittances de loyers, loyer partagé avec Mme C D depuis au moins le 1er février 2022, Mme C D étant au demeurant présente à l'audience au soutien de la requérante. Bien qu'elle ait fait l'objet de

trois condamnations, il est constant que la plus récente date de 2017 et il ne ressort des pièces du dossier aucun fait significatif depuis. Elle justifie d'une convocation devant le tribunal pour enfants de B le 23 octobre 2023 concernant son enfant. Elle justifie également du suivi pour soin ordonné par le tribunal. Elle justifie enfin d'un contrat de séjour dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) géré par la fondation L'Armée du Salut depuis le 17 décembre 2021. La plupart de ces éléments ne figure pas dans la motivation de la décision en litige alors qu'ils revêtent une importance certaine pour la compréhension du dossier de l'intéressée en sorte que la décision est entachée d'un défaut de motivation à cet égard. L'ensemble de ces éléments démontrent également qu'en prenant une obligation de quitter le territoire français à l'encontre de Mme A pour la troisième fois, le préfet des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation de Mme A ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle.

7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions attaquées, privées de base légale, par lesquelles cette autorité lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ". Aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles () L. 741-1 (), et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.

9. Eu égard aux motifs du présent jugement qui annule l'obligation de quitter le territoire français pour méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, méconnaissance du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, défaut de motivation, défaut d'examen sérieux et particulier et erreur manifeste d'appréciation, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique que le préfet des Hauts-de-Seine réexamine la situation de Mme A et qu'il lui délivre une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu de prescrire à cette autorité, ou à tout autre préfet territorialement compétent, d'y procéder dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard.

10. En deuxième lieu, eu égard aux termes de l'article L. 614-16 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique nécessairement qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont Mme A fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. (). ".

12. Le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de Mme A, implique nécessairement que l'administration efface le signalement dont elle fait l'objet dans le système d'information Schengen aux fins de non-admission. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toute mesure propre à mettre fin à ce signalement.

13. Enfin, les annulations prononcées n'impliquent aucune autre injonction.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé Mme E A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de Mme E A dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de cent euros par jour de retard.

Article 3 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de Mme E A dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 22 septembre 2023 ci-dessus annulée.

Article 4 : Il est mis fin aux mesures de surveillance dont fait l'objet Mme E A.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E A est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 2 octobre 2023 à 15h46.

Le magistrat désigné,

Signé : G. Girard-RatrenaharimangaLa greffière,

Signé : O. Dusautois

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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