LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2310217

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2310217

vendredi 13 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2310217
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSCHWILDEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 septembre 2023, Mme C, retenue au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, représentée par Me Silva Machado, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du préfet de police de Paris en date du 27 septembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour pendant 1 an ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, injonction assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il est nécessaire que l'administration lui communique l'ensemble du dossier sur la base duquel la décision attaquée a été prise ;

- en l'absence de production notamment du procès-verbal de son audition il y aura lieu de considérer que le préfet n'établit pas qu'elle a été informée de l'intention de l'administration de prendre à son encontre une mesure d'éloignement et été mise à même de formuler des observations sur cette éventualité ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- a été signée par une autorité incompétente ;

- est insuffisamment motivée ;

- méconnait le principe du contradictoire garanti par l'article 41-2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;

- est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- est illégale en l'absence de risque de fuite ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle dispose d'un passeport en cours de validité et donc de garanties de représentation qui auraient dû amener le préfet à lui accorder un délai de départ volontaire.

La décision portant interdiction de retour

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle repose ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de police de Paris qui n'a pas produit d'observations en défense mais a communiqué des pièces enregistrées le 12 octobre 2023

Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a communiqué des pièces enregistrées le 11 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;

- l'accord franco-marocain en date du 9 octobre 1987 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. Pradalié, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pradalié,

- les observations de Me Silva Machado représentant Mme C assistés de Mme B, interprète assermentée en langue arabe, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, et soutient en outre que :

* il est reproché à la requérante d'être entrée irrégulièrement sur le territoire français, alors que juridiquement elle ne se trouvait pas sur le territoire français avant que les forces de l'ordre la forcent à y rentrer ;

* c'est du fait du prince qu'elle a été placée en garde à vue, et pour ce motif qu'on l'a fait sortir de zone d'attente pour rentrer sur le territoire français, où elle se trouvait physiquement mais pas juridiquement ;

* l'audition de mise en cause ne porte que sur les faits conduisant à la garde à vue, le recueil des observations de la requérante ne valant donc pas pour le reste de la procédure, il ne s'agit pas d'une audition administrative comme l'on en voit généralement dans ce type de dossier ;

* si elle a refusé d'être réembarquée à destination de Casablanca c'est parce que sa mère l'oblige à se prostituer ;

* elle espérait rejoindre l'Italie pour y déposer une demande d'asile ;

* il est dit par le préfet qu'elle a déclaré ne pas vouloir se conformer à l'obligation de quitter le territoire français, mais on trouvera en vain le moindre document où elle fait une telle déclaration, cela n'apparait dans le dossier qu'à la faveur de ces documents où l'on coche une case sans plus y penser et sans que l'étranger concerné ait jamais prononcé les paroles qu'on lui prête ;

- les observations de Me Rahmouni, représentant le préfet de police de Paris ;

- les observations de Mme C, assistée de Mme B, interprète assermentée en langue arabe.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C, ressortissante marocaine née le 1er janvier 2001 à Tétouan (Maroc) déclare être entrée sur le territoire français le 20 septembre 2023. Par des décisions en date du 27 septembre 2023 le préfet de police de Paris l'a obligée à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire et lui a interdit de retourner sur le territoire national pendant un an. Par la présente requête elle demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ". L'affaire est en état d'être jugée, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de Mme C détenu par l'administration.

3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C a été informée de l'intention de l'administration de prendre à son encontre une mesure d'éloignement et mise à même de formuler des observations sur cette éventualité, notamment en dernier lieu lors d'une audition par un agent de police en date du 27 septembre 2023. Par ailleurs, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier ni de ses déclarations à l'audience que Mme C aurait sollicité en vain l'assistance d'un conseil ni même qu'elle disposait d'informations qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance de l'administration avant que ne fût prise la décision qu'elle conteste. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu et des stipulations de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, si la requérante soutient que la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente, il résulte de l'arrêté n° 2023-01047 portant délégation de la signature préfectorale à la préfète déléguée à l'immigration et aux agents affectés au sein de la délégation à l'immigration, produit par le préfet de police de Paris, que le moyen manque en fait.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision "

6. En l'espèce, la décision attaquée vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment ses articles 3 et 8, l'accord franco-marocain en date du 9 octobre 1987 modifié, ainsi que les articles L. 611-1 1°, L. 611-2, L. 612-1, L. 612-2, L, 612-3, L. 612-6 à L. 612-11, L. 614-1 et suivants, L. 711-1 et L. 711-2, L. 721-3 et L. 721-4, L. 741-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne notamment que Mme C est entrée en France sous couvert d'un document de voyage non revêtu d'un visa, qu'elle a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français, qu'elle ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, et qu'elle se déclare célibataire et sans enfant à charge. Ainsi rédigé, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et des déclarations de la requérante à l'audience que Mme C se déclare célibataire et mère d'un enfant de six ans qui n'est pas à sa charge, qu'elle est sans ressource ni profession, qu'elle ne s'est rendue en France que dans le but de se rendre ensuite en Italie, où elle souhaitait rejoindre une amie et déposer une demande d'asile. Elle ne soutient par ailleurs pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées au point précédent, qui n'est assorti d'aucun argument, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :

9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". L'article L. 612-2 de ce code dispose que " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 du même code " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

10. Il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée irrégulièrement sur le territoire français, où elle n'a pas sollicité de titre de séjour, et qu'elle ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Dès lors, le risque de fuite pouvant être regardé comme établi au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de police de Paris a pu légalement lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire. En ne retenant pas de circonstances particulières de nature à renverser cette présomption, cette autorité n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en tant qu'elle repose sur une décision d'obligation de quitter le territoire français elle-même illégale doit être écarté.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision "

13. En l'espèce, la décision attaquée vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment ses articles 3 et 8, l'accord franco-marocain en date du 9 octobre 1987 modifié, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment ses articles L. 612-6 et suivants, et mentionne notamment que Mme C allègue être entrée en France le 20 septembre 2023 et qu'elle ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés avec la France, étant constatée qu'elle se déclare célibataire et sans enfant à charge, et qu'elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en date du 27 septembre 2023 sans délai de départ volontaire. Ainsi rédigé, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

14. En troisième lieu, si Mme C soutient que la décision portant interdiction de retour pour une durée de douze mois est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'absence de toute soustraction à une précédente mesure d'éloignement, il ressort des pièces du dossier que la requérante a refusé par trois fois son embarquement à destination de Casablanca, la dernière fois en date du 27 septembre 2023, et qu'elle a reconnu avoir voyagé en Thaïlande à seule fin d'entrer irrégulièrement sur le territoire français, d'où elle projetait de rejoindre une amie en Italie. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de police de Paris.

Lu en audience publique le 13 octobre 2023 à 16h24.

Le magistrat désigné,

Signé : G. Pradalié

La greffière,

Signé : S. Aït Moussa

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

S. Aït Moussa

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions