mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2310991 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET SEBAN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Bluteau, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 13 septembre 2023 par laquelle le maire de Dammartin-en-Goële a refusé de publier, dans le numéro 229 ou tout autre numéro ultérieur à paraître du magazine d'information municipale " DammartinMag ", la tribune qu'il lui avait transmise à cette fin le 4 août 2023 ;
2°) d'enjoindre au maire de Dammartin-en-Goële de publier cette tribune dans le prochain numéro à paraître du magazine d'information municipale " DammartinMag ", sous astreinte de 5 000 euros par numéro de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Dammartin-en-Goële la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-sa requête est recevable, dès lors qu'en l'absence de publication de la tribune qu'il a transmise au maire de Dammartin-en-Goële le 4 août 2023 dans un numéro du magazine d'information municipale " DammartinMag ", la décision en litige n'est pas, malgré la parution du numéro 229 de ce magazine le 22 septembre 2023, entièrement exécutée, que cette décision fait l'objet d'une requête en annulation et qu'il a la qualité d'élu d'opposition au sens de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales ;
-la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, dès lors que : il est nécessaire de lui permettre d'exercer son droit d'expression en qualité d'élu d'opposition qui se voit à nouveau opposer une décision illégale, parce que fondée sur un motif invoqué en pure opportunité, de refus de publication d'une tribune dans le magazine d'information municipale ; en tout état de cause, en sa qualité de conseiller municipal n'appartenant pas à la majorité municipale, il bénéficie, au même titre que les trois autres conseillères municipales élues sur la liste " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële ", du droit d'expression garanti par les dispositions de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales ; enfin, alors qu'il tente désespérément de faire publier sa tribune dans un numéro du magazine d'information municipale " DammartinMag ", la décision en litige méconnaît gravement et de façon permanente son droit d'expression en niant sa qualité même de conseiller municipal d'opposition et en remettant en cause la légitimité même de son positionnement politique au sein du conseil municipal ;
-il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige pour les raisons suivantes :
*cette décision n'est pas motivée en droit ;
*il lui était loisible de souhaiter représenter un groupe " Ensemble pour Dammartin-en-Goële " dont le nom diffère de celui de la liste " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële " ;
* les motifs de la décision en litige sont entachés d'une contradiction qui caractérise une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il ne peut à la fois appartenir à un groupe d'élus municipaux qui n'aurait aucune existence et à un groupe dont le nom serait susceptible d'être confondu avec celui d'un autre groupe ;
*après s'être fait le juge du contenu de sa tribune sur le fondement de dispositions illégales, le maire de Dammartin-en-Goële se fait désormais l'arbitre de la composition des groupes d'opposition en contradiction avec le règlement intérieur du conseil municipal ;
*si le maire de Dammartin-en-Goële était davantage attaché à la préservation des " infinités " de représentation des courants politiques locaux, il ne ferait pas obstacle à son droit d'expression de façon aussi acharnée ;
*le refus de publication de tribune qui lui est opposé est un refus de principe ;
*le motif tiré de l'impossibilité de publier plusieurs tribunes émanant d'une même liste est injustifié, dès lors qu'aucun texte ni aucun principe n'autorise un maire à refuser que des conseillers municipaux issus d'une même liste publient chacun une tribune différente et qu'au surplus, il n'a pas entendu présenter sa tribune au nom de la liste " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële " ;
*en tout état de cause, en l'absence de disposition du règlement intérieur du conseil municipal déterminant les modalités de création des groupes d'opposition, la décision en litige n'est fondée que sur la similitude du nom du groupe dont il se réclame avec celui de la liste " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2023, la commune de Dammartin-en-Goële, représentée par la SELAS Seban et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, dès lors que la décision en litige, qui a seulement pour objet de refuser la publication de la tribune transmise par M. B le 4 août 2023 dans le numéro 229, publié en septembre 2023, du magazine d'information municipale " DammartinMag ", et ce, pour des motifs tenant non pas au contenu de cette tribune mais à l'ambiguïté du positionnement politique de son auteur au sein du conseil municipal, a été entièrement exécutée ;
-la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie ;
-aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu :
-la requête n° 2310968 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
-les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code général des collectivités territoriales ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 6 novembre 2023 à 10h00 en présence de M. N'Gassaki, greffier d'audience, ont été entendus :
-le rapport de M. Zanella, juge des référés ;
-les observations de Me Cado, substituant Me Bluteau, représentant M. B, qui a conclu aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et a fait valoir en outre que : ce n'est pas pour contourner l'ordonnance de référé n° 2306992 du 24 juillet 2023 mais pour contourner le comportement du maire de Dammartin-en-Goële, qui cherche par tous moyens à refuser la publication d'une tribune appelant à sa démission, que le requérant a présenté une demande itérative de publication de sa tribune transmise le 4 août 2023 ; pour justifier de l'urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige, le requérant ne se borne pas à critiquer la légalité de cette décision mais invoque une atteinte grave à son droit d'expression pour des questions de principe, le maire de Dammartin-en-Goële voulant le forcer à changer le contenu de sa tribune ; le requérant a quitté le groupe d'opposition auquel il appartenait initialement ; la décision en litige n'est pas fondée, comme le précédent refus de publication de tribune opposé au requérant, sur une violation du règlement intérieur du conseil municipal ; le maire de Dammartin-en-Goële n'a pas à déterminer le nom du groupe auquel le requérant revendique appartenir pour qu'aucune confusion ne soit possible avec le nom de son ancien groupe ; le requérant avait vainement présenté d'autres demandes de publication d'une tribune dans le magazine d'information municipale avant les deux rejetées les 6 juin et 13 septembre 2023 ;
-les observations de Conerardy, de la SELAS Seban et Associés, représentant la commune de Dammartin-en-Goële, qui a conclu aux mêmes fins que le mémoire en défense, par les mêmes motifs, en faisant valoir en outre que : l'urgence à suspendre est d'autant moins établie que l'instance de référé a été introduite cinq semaines après l'intervention de la décision en litige ; le requérant n'établit pas avoir présenté d'autres demandes de publication de tribunes que celles rejetées les 6 juin et 13 septembre 2023.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".
2. M. B, qui figurait en quinzième position sur la liste arrivée en deuxième position à l'issue du second tour organisé le 28 juin 2020 pour le renouvellement général des conseillers municipaux de Dammartin-en-Goële, a été appelé, le 28 janvier 2022, à remplacer un conseiller municipal élu sur cette liste dont le siège était entre-temps devenu vacant. Après avoir déclaré au maire de Dammartin-en-Goële, par une lettre datée du 26 mars 2023, qu'il n'appartenait plus à cette même liste, dénommée " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële ", et qu'il siégerait désormais en qualité de conseiller municipal indépendant, puis s'être vu refuser, par une décision du 6 juin 2023, la publication d'une tribune dans le numéro 228 du magazine d'information municipale " DammartinMag ", il a, par un courriel du 4 août 2023, transmis au maire un texte légèrement remanié de la même tribune en lui demandant de publier celle-ci dans le numéro 229 ou tout autre numéro ultérieur à paraître du même magazine. Sa requête tend, à titre principal, à la suspension de l'exécution, sur le fondement des dispositions citées au point précédent, de la décision du 13 septembre 2023 par laquelle le maire de Dammartin-en-Goële a refusé de faire droit à cette demande.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Dammartin-en-Goële :
3. Il résulte de l'instruction que le numéro 229 du magazine d'information municipale " DammartinMag " a été publié le 22 septembre 2023, soit, au demeurant, antérieurement à l'introduction de la présente instance de référé, et non postérieurement. Toutefois, ainsi qu'il vient d'être dit, la décision en litige statue, en la rejetant, sur une demande de publication de la tribune transmise au maire de Dammartin-en-Goële par M. B le 4 août 2023 dans ce numéro ou tout autre numéro ultérieur à paraître du même magazine. Nonobstant l'emploi qui y est fait par son auteur de l'expression " et pour cette fois encore ", et alors même qu'elle n'a ni pour objet, ni pour effet, de faire obstacle par elle-même à la publication de toute autre tribune du requérant dans un prochain numéro dudit magazine, cette décision ne saurait être regardée comme ayant d'ores et déjà été entièrement exécutée à la date de la présente ordonnance. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Dammartin-en-Goële ne saurait être accueillie.
Sur les conclusions de la requête de M. B :
4. D'une part, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension de l'exécution d'une décision administrative lorsque l'exécution de celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension de l'exécution d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
5. D'autre part, aux termes de l'article 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 1 000 habitants et plus, lorsque des informations générales sur les réalisations et sur la gestion du conseil municipal sont diffusées par la commune, un espace est réservé à l'expression des conseillers élus sur une liste autre que celle ayant obtenu le plus de voix lors du dernier renouvellement du conseil municipal ou ayant déclaré ne pas appartenir à la majorité municipale. / Les modalités d'application du présent article sont définies par le règlement intérieur du conseil municipal. ". Aux termes de l'article 32, intitulé " Expression et publication ", du règlement intérieur du conseil municipal de Dammartin-en-Goële : " [] / Conformément à l'article L.2121-27-1, les listes de conseillers municipaux autres que celles ayant obtenu le plus de voix lors du dernier renouvellement du conseil municipal ou ayant déclaré ne pas appartenir à la majorité municipale auront la possibilité de s'exprimer au travers du bulletin municipal " DammartinMag ", selon les dispositions définies ci-après. / Tout conseiller municipal ayant déclaré au Maire par écrit ne plus appartenir à sa liste d'origine présentée lors du dernier renouvellement du conseil municipal siégera alors en tant que conseiller municipal indépendant. Il disposera, à ce titre, des mêmes droits d'expression qu'à l'alinéa précédent []. ".
6. Nonobstant la circonstance, à la supposer établie, que M. B se serait déjà vu opposer un ou plusieurs refus de publication d'une tribune dans le magazine d'information municipale " DammartinMag " avant celui du 6 juin 2023 mentionné au point 1, la décision en litige, qu'elle soit illégale ou non, n'a pas d'autre objet, ni d'autre effet, ainsi qu'il a été dit au même point, que de faire obstacle à la publication dans le même magazine de la tribune transmise au maire de Dammartin-en-Goële le 4 août 2023. Or le requérant ne fait état d'aucun élément de nature à établir le besoin sinon la nécessité pour les lecteurs du magazine en cause de connaître, dans un délai rapproché et, en tout cas, avant qu'il ne soit statué sur sa requête en annulation de ladite décision, les informations relatives aux réalisations et à la gestion du conseil municipal contenues dans cette tribune. En outre, il résulte de l'instruction que, compte tenu des motifs de la décision en litige, cette même tribune pourrait être publiée si l'intéressé la signait en qualité de conseiller municipal indépendant en cessant d'y faire référence à son ancienne appartenance à la liste " Réussir ensemble Dammartin-en-Goële " et à son appartenance actuelle à un " groupe " qui ne correspond à aucune des listes ayant participé au second tour des élections municipales du 28 juin 2020. Dans ces conditions, la décision en litige ne peut être regardée comme portant, en l'espèce, à l'intérêt dont entend se prévaloir le requérant, à savoir l'intérêt public qui s'attache à ce que le droit d'expression des conseillers municipaux n'appartenant pas à la majorité municipale soit respecté et puisse être effectivement et pleinement exercé par ses titulaires, une atteinte suffisamment grave et immédiate pour caractériser une situation d'urgence justifiant le prononcé de la suspension de son exécution.
7. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre condition de mise en œuvre des pouvoirs que le juge des référés tient de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, que la requête de M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions de la commune de Dammartin-en-Goële tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge M. B la somme que la commune de Dammartin-en-Goële réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par la commune de Dammartin-en-Goële au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Dammartin-en-Goële.
Fait à Melun, le 5 décembre 2023.
Le juge des référés, Le greffier,
Signé : P. Zanella Signé : G. N'Gassaki
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026