lundi 11 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2311726 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL SERRE ODIN EMMANUELI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, M. A B, représenté par la SELARL Serre Odin Emmanuelli, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 29 septembre 2023 par laquelle la direction de l'immigration et de l'intégration de la sous-préfecture de Torcy a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-sa requête est recevable, dès lors que la décision en litige fait par ailleurs l'objet d'une requête en annulation ;
-la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, dès lors que le refus de renouvellement de titre de séjour qui lui est opposé et l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français portent une atteinte grave et immédiate à sa situation et à ses intérêts pour les raisons suivantes : il remplit toutes les conditions prévues à l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour le renouvellement d'un titre de séjour portant la mention " visiteur " ; en estimant que tel n'était pas le cas, l'autorité administrative a donc commis une erreur manifeste d'appréciation et fait une inexacte application des textes ; il se trouve ainsi privé de manière abusive de toute possibilité de prouver son droit au séjour en France ;
-il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige pour les raisons suivantes :
*la décision en litige a été signée par une autorité incompétente, dès lors qu'il n'est pas établi que le préfet de Seine-et-Marne était régulièrement absent ou empêché lors de sa signature ;
*elle méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, faute de mentionner la qualité de son signataire ;
*elle est insuffisamment motivée ;
*elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle :
*elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle est fondée sur les stipulations du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatives à la délivrance d'un certificat de résidence valable un an portant la mention " salarié " aux ressortissants algériens souhaitant exercer une activité professionnelle salariée, alors qu'il a sollicité le renouvellement d'un certificat de résidence valable un an portant la mention " visiteur " et qu'il ne souhaite pas exercer une telle activité en France ;
*elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que, d'une part, une décision favorable a initialement été prise, le 6 juin 2023, sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, d'autre part, nonobstant la circonstance que sa conjointe et ses enfants résident en Algérie et qu'il effectue des déplacements entre la France et l'Algérie, il remplit les conditions de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " visiteur " prévues à l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet de Seine-et-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
-la requête n° 2311738 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
-les autres pièces du dossier.
Vu :
-l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 17 novembre 2023 à 14h00 en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, ont été entendus :
-le rapport de M. Zanella, juge des référés, qui a informé les parties, en application des articles R. 522-9 et R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'ordonnance à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 29 septembre 2023 en tant qu'il oblige le requérant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe son pays de renvoi, dès lors que l'exercice d'un recours en annulation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français est suspensif de l'exécution de cette décision ainsi que, par voie de conséquence, des décisions qui peuvent l'assortir et qu'il ne saurait être demandé au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative lorsque l'introduction de la requête en annulation de la décision en cause a pour effet de suspendre l'exécution de celle-ci ;
-les observations de Me Guibal, représentant M. B, absent, qui a conclu aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et a fait valoir, en outre, que : en ce qui concerne la condition d'urgence, le requérant se trouve en situation irrégulière et l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet présente un " caractère répressif " ; en ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, cette décision est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'il n'est pas établi que le requérant ne résiderait en France qu'une fois par semaine pour des raisons professionnelles.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "
2. M. B, ressortissant algérien né le 29 juin 1979 et entré en France le 6 octobre 2020 selon ses déclarations, était titulaire, en dernier lieu, d'un certificat de résidence d'un an portant la mention " visiteur " qui était valable du 11 juillet 2022 au 10 juillet 2023 et dont il a demandé le renouvellement le 2 juin 2023 au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Alors qu'il s'était vu remettre, en application du dernier alinéa de l'article R. 431-15-1 du même code, une attestation indiquant qu'une décision favorable avait été prise sur cette demande le 6 juin 2023 et qu'un certificat de résidence d'un an portant la mention " visiteur " valable du 11 juillet 2023 au 10 juillet 2024 allait lui être délivré, il a fait l'objet, le 29 septembre 2023, d'un arrêté par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de faire droit à ladite demande et l'a en outre obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette obligation. Sa requête doit être regardée comme tendant, à titre principal, à la suspension de l'exécution de cet arrêté sur le fondement des dispositions citées au point précédent.
Sur les conclusions à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 septembre 2023 :
En ce qui concerne la décision de refus de renouvellement de titre de séjour :
3. D'une part, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension de l'exécution d'une décision administrative lorsque l'exécution de celle-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts que celui-ci entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension de l'exécution d'une décision relative au séjour en France d'un étranger, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate de cette décision sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe remplie dans le cas d'un refus de renouvellement ou d'un retrait du titre de séjour de ce dernier. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision en litige.
4. Il n'est fait état, en défense, le préfet de Seine-et-Marne n'ayant pas produit de mémoire en défense et n'ayant été ni présent, ni représenté lors de l'audience publique, d'aucune circonstance particulière pour renverser la présomption mentionnée au point précédent. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, par suite, être regardée comme remplie.
5. D'autre part, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article et celle de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à "l'article 6 nouveau", ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'Accord : / a) Les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent "après le contrôle médical d'usage" un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention "visiteur"[]. ".
6. Il ressort des termes de son arrêté du 29 septembre 2023 que le préfet de Seine-et-Marne, qui a d'ailleurs commis une erreur de plume à cet égard en faisant référence au b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatif à la délivrance d'un certificat de résidence valable un an portant la mention " salarié " aux ressortissants algériens souhaitant exercer en France une activité professionnelle soumise à autorisation, plutôt qu'au a) du même article, a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un certificat de résidence valable un an portant la mention " visiteur " au motif qu'une enquête domiciliaire " attest[ait] qu['il] résid[ait] en France une fois par semaine pour raisons professionnelles " et que, compte tenu également du fait que sa conjointe et ses enfants résident en Algérie, il demandait le renouvellement de son titre de séjour " aux seules fins de faciliter ses déplacements entre la France et l'Algérie ". Toutefois, à défaut pour l'autorité en cause, qui, ainsi qu'il a été dit au point 4, n'a pas produit de mémoire en défense et n'était ni présente, ni représentée lors de l'audience publique, de faire état d'éléments de nature à établir la réalité de l'activité professionnelle que le requérant conteste exercer en France, le moyen d'erreur de fait soulevé oralement lors de l'audience publique est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du refus de renouvellement de titre de séjour en litige.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens susvisés, qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 29 septembre 2023 en tant qu'il refuse le renouvellement du titre de séjour de M. B.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et les décisions qui l'assortissent :
8. Aux termes de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi. "
9. Il résulte de ces dispositions que l'exercice d'un recours en annulation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français est suspensif de l'exécution de cette décision ainsi que, par voie de conséquence, des décisions qui peuvent l'assortir, notamment la décision relative au délai de départ volontaire et celle fixant le pays de renvoi. Or il ne saurait être demandé au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative lorsque l'introduction de la requête en annulation de la décision en cause a pour effet de suspendre l'exécution de celle-ci. Par suite, et alors que l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 29 septembre 2023 fait l'objet d'une requête en annulation enregistrée sous le n° 2311738, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté en tant qu'il oblige M. B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe son pays de renvoi sont irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
10. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire []. "
11. Dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut non seulement suspendre l'exécution d'une décision administrative, même de rejet, mais aussi assortir cette suspension d'une injonction ou de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration. Toutefois, les mesures qu'il prescrit ainsi, alors qu'il se borne à relever l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, doivent présenter un caractère provisoire. Il suit de là que le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut, sans excéder sa compétence, ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant la décision administrative contestée.
12. La mesure de suspension partielle d'exécution prononcée par la présente ordonnance implique nécessairement la prise d'une nouvelle décision statuant après une nouvelle instruction sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de prendre une telle décision dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
14. En application de ces dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :L'exécution de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 29 septembre 2023, en tant qu'il refuse le renouvellement du titre de séjour de M. B, est suspendue.
Article 2 :Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne, après nouvelle instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, de statuer à nouveau sur cette demande dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'État versera à M. B une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Les conclusions de la requête de M. B sont rejetées pour le surplus.
Article 5 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 11 décembre 2023.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLALa greffière,
Signé : M. DO NOVO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026