LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2311789

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2311789

mardi 5 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2311789
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGUILLOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 novembre 2023 et le 20 novembre 2023, Mme B... D... épouse C..., agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale de son fils mineur M. A... C..., représentée par Me Guillot, demande au juge du référé statuant en matière fiscale :

1°) de prononcer la limitation à 63 395 euros de la saisie pratiquée à titre conservatoire par le comptable du service des impôts des entreprises de Choisy-le-Roi le 20 août 2021 pour avoir paiement de la somme de 1 170 720 euros correspondant à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvement sociaux au titre des années 2017 et 2018, et de prononcer la mainlevée du surplus pour 72 817,79 euros ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 513 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- elle ne peut être recherchée en paiement, avec son fils mineur, que des sommes correspondant aux cotisations d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, soit un montant total de 907 606 euros ;
- sa demande est justifiée dès lors que seule la somme de 63 395 euros a été mise en recouvrement.


Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2023, la directrice départementale des finances publiques du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code des procédures civiles d’exécution ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Le Broussois pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues au livre V du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Par ordonnance du 27 juillet 2021 du juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Créteil, le comptable du service des impôts des entreprises de Choisy-le-Roi a été autorisé, en application de l’article L. 511-1 du code des procédures civiles d’exécution, à pratiquer des saisies conservatoires sur les comptes bancaires de Mme D... épouse C..., de son époux, M. E... C..., et de son fils mineur, M. A... C..., à hauteur de 1 170 720 euros, pour avoir paiement d’une créance correspondant à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des suppléments d’impôt sur le revenu et de prélèvement sociaux au titre des années 2017 et 2018. Sur le fondement de cette ordonnance, le comptable public a procédé, le 20 août 2021, à des saisies conservatoires sur les comptes bancaires de Mme D... épouse C... et de son fils M. A... C... pour un montant total de 147 019,38 euros. Par la présente requête, Mme D... épouse C... demande au juge du référé fiscal de limiter à 63 395 euros le montant de cette saisie.


Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales :

Aux termes de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge est autorisé, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. / L'exigibilité de la créance et la prescription de l'action en recouvrement sont suspendues jusqu'à ce qu'une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l'administration, soit par le tribunal compétent. / Lorsque la réclamation mentionnée au premier alinéa porte sur un montant de droits supérieur à celui fixé par décret, le débiteur doit constituer des garanties portant sur le montant des droits contestés. / A défaut de constitution de garanties ou si les garanties offertes sont estimées insuffisantes, le comptable peut prendre des mesures conservatoires pour les impôts contestés. / Lorsque le comptable a fait procéder à une saisie conservatoire en application du quatrième alinéa, le contribuable peut demander au juge du référé prévu, selon le cas, aux articles L. 279 et L. 279 A, de prononcer la limitation ou l'abandon de cette mesure si elle comporte des conséquences difficilement réparables. (…) ».

A l’appui de sa requête, Mme D... épouse C... n’établit pas ni même n’allègue que la saisie conservatoire pratiquée par le comptable du service des impôts des entreprises de Choisy-le-Roi à hauteur de 147 019,38 euros comporterait pour elle-même ou son foyer des conséquences difficilement réparables. Elle n’est dès lors pas fondée à demander, sur le fondement des dispositions précitées, la limitation du montant de ladite saisie conservatoire.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme D... épouse C... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.



ORDONNE :



Article 1er : La requête de Mme D... épouse C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D... épouse C... et à la directrice départementale des finances publiques du Val-de-Marne.


Fait à Melun, le 5 décembre 2023.


Le juge des référés




Signé : N. Le Broussois

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions