jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2312084 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | TAVARES DE PINHO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 novembre 2023 et le 8 décembre 2023, M. C A, représenté par Me Tavares de Pinho, dans le dernier état de ses écritures demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 30 juin 2023 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " à compter de la notification du jugement à intervenir, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen, en toute hypothèse sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
en ce qui concerne le refus de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la préfète a méconnu l'étendue de sa compétence en n'usant pas de son pouvoir de régularisation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la mesure sur sa situation personnelle ;
en ce qui concerne la mesure d'éloignement :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne le délai de départ volontaire :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
en ce qui concerne le pays de destination :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2023 la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens de la requête sont infondés.
M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir entendu le rapport de M. Combier au cours de l'audience publique.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen, qui allègue être entré sur le territoire français le 24 juin 2017 sans titre l'y autorisant, s'est vu refuser l'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2019. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il demande l'annulation des décisions du 30 juin 2023 par lesquelles la préfète du ValdeMarne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () " Aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
3. L'arrêté contesté vise les textes dont il fait application, notamment les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment les articles L. 435-1, L. 611-1 3°, L. 611-3, L. 612-1, L. 612-5, L. 612-12, L. 613-3, L. 721-3, L. 722-11 et R. 613-1. En outre, alors que la préfète n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, la décision contestée précise les éléments déterminants qui l'ont conduite à refuser de lui délivrer un titre de séjour et indique notamment à cet égard que M. A ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il ne justifie pas d'une vie privée et familiale ancienne, intense et stable sur le territoire national. Par suite, la décision attaquée comporte les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement et ont ainsi permis au requérant d'en discuter utilement. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation qui manque en fait doit être écarté.
4. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs le moyen tiré du défaut d'examen sérieux doit être écarté alors qu'il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que la préfète n'aurait pas examiné la situation personnelle de l'intéressé.
5. En troisième lieu, si l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne fait pas obstacle, dès lors qu'aucune disposition expresse ne lui interdit, à ce que la préfète exerce son pouvoir de régularisation à l'égard d'un étranger compte de tenu de l'ensemble de sa situation personnelle dont il justifierait, ce pouvoir est un pouvoir discrétionnaire. Dans ces conditions le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait méconnu l'étendue de sa compétence en n'en faisant pas usage.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () "
7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire". Dans cette hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. D'une part, M. A, qui allègue sans être contesté être entré le 24 juin 2017 en France et s'y être maintenu depuis, se borne à soutenir qu'il jouit d'une bonne intégration sociale et qu'il a tissé des liens privés et amicaux étroits en France, sans l'établir. Par ailleurs il ne conteste pas que sa mère son frère et sa sœur résident en Guinée où il a vécu jusqu'à ses 19 ans. Dans ces conditions il ne saurait être regardé comme faisant état de considérations humanitaires ou d'un motif exceptionnel, au sens des dispositions précitées, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ".
9. D'autre part, M. A soutient qu'il bénéficie d'une bonne intégration professionnelle. Toutefois, il produit une première convention d'apprentissage en vue de passer un CAP couvreur auprès de la société CS couverture, mais ne produit que trois bulletins de paie pour les mois de septembre, octobre et décembre 2021, le dernier faisant état de l'absence totale de l'intéressé au cours du mois de décembre, alors que le préfet fait valoir sans être contredit que son dossier scolaire mentionne 35 heures d'absences au cours du premier semestre 2021-2022 et que son contrat d'apprentissage a été rompu. S'il produit un second contrat d'apprentissage du 5 septembre 2022 passé avec la société TF couverture, il ne produit que trois bulletins de paie pour les mois de septembre à novembre 2022. Dans ces conditions, M. A ne fait état d'aucun motif exceptionnel, au regard de son expérience et de ses qualifications, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
10. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, d'une part, dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'autre part dans les conséquences de la décision litigieuse sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 8, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. A à une vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but poursuivi. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'éloignement :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant refus de séjour. Par suite le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
14. En deuxième lieu il résulte de ce qui a été dit au point 4 que la décision attaquée n'est pas entachée d'un défaut d'examen sérieux. Par suite ce moyen doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués point 8, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. A à une vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but poursuivi. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. En quatrième lieu, le requérant soutient que sa situation médicale a été insuffisamment appréciée par le préfet et expose qu'en cas de retour dans son pays il serait exposé à un risque avéré de traitements inhumains et dégradants. Toutefois il n'assorti ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier la portée et ne produit aucune pièce relative à son état de santé ou aux risques auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne le délai de départ volontaire :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision fixant le délai de départ volontaire, par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire.
18. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ci-dessus le requérant ne démontre pas qu'en ne lui accordant pas un délai supérieur au délai de principe de trente jours pour exécuter la décision portant obligation de quitter le territoire la préfète aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation et aurait porté au droit de M. A à une vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but poursuivi.
En ce qui concerne le pays de destination :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire. Par suite le moyen selon lequel la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement serait illégale, par voie de conséquence, doit être écarté.
20. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 8, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. A à une vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but poursuivi. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision litigieuse sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté qu'il conteste.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
22. Le présent jugement qui rejette les conclusions en annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, présidente,
M. Combier, conseiller,
Mme Prissette, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
Le rapporteur,
D. COMBIER
La présidente,
I. GOUGOT
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026