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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2312174

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2312174

vendredi 27 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2312174
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantSCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, voisine immédiate, contestant le permis de construire une maison médicale délivré par le maire de Saint-Mard à la SCI Saint-Mard Santé. Après avoir reconnu l'intérêt à agir de la requérante, le tribunal a estimé que le permis était entaché d'un vice de procédure pour défaut de consultation du gestionnaire de la voirie, en méconnaissance de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme. En application de l'article L. 600-5-1 du même code, le tribunal a sursis à statuer pour permettre une régularisation dans un délai de trois mois.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 novembre 2023 et 22 janvier 2025, Mme B A, représentée par Me Valluis, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le maire de Saint-Mard a accordé à la SCI Saint-Mard Santé un permis de construire une maison médicale sur la parcelle cadastrée section B n° 2804 à Saint-Mard, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Mard le versement de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a intérêt à agir dès lors qu'elle est la voisine immédiate du projet ;

- l'arrêté a été délivré à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme dès lors que le gestionnaire de la voirie n'a pas été consulté, alors même que le projet prévoit la création d'un accès sur l'avenue de la Gare ;

- l'arrêté a été délivré à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article R. 425-15 du code de l'urbanisme dès lors le permis de construire n'a pas été soumis à l'accord de l'autorité compétente en matière d'établissement recevant du public ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la maison médicale projetée n'est pas une construction et installation nécessaire aux services publics ou d'intérêt collectif au sens de ces dispositions et ne pouvait s'implanter en limite séparative ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet ne prévoit pas suffisamment de places de stationnement.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 décembre 2023, la SCI Saint-Mard Santé, représentée par Me Lebreton, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que la requérante n'a pas intérêt à agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 avril 2024, la commune de Saint-Mard, représentée par Me Drouvillé, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que la requérante n'a pas intérêt à agir ;

- aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une lettre du 23 décembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 27 janvier 2025 sans information préalable.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'émission de l'avis d'audience le 16 mai 2025.

Par un courrier du 28 mai 2025, les parties ont été informées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de ce que le tribunal était susceptible de surseoir à statuer pendant un délai de trois mois pour le motif tiré du vice de procédure au regard des dispositions de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme tiré du défaut de consultation de l'autorité ou le service gestionnaire de cette voie, alors qu'un accès est créé sur l'avenue de la Gare et que le règlement de la zone UB ne règlemente pas de façon particulière les conditions d'accès à l'avenue de la Gare.

Des observations ont été enregistrées pour Mme A le 2 juin 2025 et ont été communiquées.

Des observations ont été enregistrées pour la commune de Saint-Mard le 5 juin 2025 et ont été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dutour, conseillère,

- les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bouloux, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 30 juin 2023, le maire de la commune de Saint-Mard a délivré à la SCI Saint-Mard Santé un permis de construire une maison médicale sur la parcelle cadastrée section B n° 2804 à Saint-Mard. Mme A a formé à l'encontre de l'arrêté du 30 juin 2023 un recours gracieux, qui a été rejeté par une décision du 19 septembre 2023. Par le présent recours, Mme A demande l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2023, ainsi que de la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur la fin de non-recevoir :

2. La commune de Saint-Mard et la SCI Saint-Mard Santé opposent une fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de la requérante.

3. Aux termes des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".

4. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous les éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la requérante a la qualité de voisine immédiate du projet. En outre, elle fait état d'éléments relatifs à la nature, à l'importance du projet de construction d'une hauteur de 11 mètres au faîtage et à la localisation du projet de construction qui est implanté sur la limite séparative. Enfin, la circonstance qu'elle est elle-même bénéficiaire d'un permis de construire un centre médical et de commerce sur le territoire de la commune est sans incidence sur l'intérêt à agir dont elle justifie. Ainsi, Mme A justifie d'un intérêt pour contester la légalité de la décision du maire de Saint-Mard. Par suite la fin de non-recevoir opposée par la commune et la SCI Saint-Mard Santé ne saurait être accueillie.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

6. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions relatives à l'exploitation des bâtiments en application de l'article L. 143-2 du code de la construction et de l'habitation. Le permis de construire mentionne ces prescriptions. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public ". Aux termes des dispositions de l'article L. 425-15 du même code : " Lorsque le projet porte sur des travaux devant faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° du I de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, le permis ou la décision de non-opposition à déclaration préalable ne peut pas être mis en œuvre avant la délivrance de cette dérogation ". Aux termes des dispositions de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation : " Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative, qui vérifie leur conformité aux règles d'accessibilité prévues à l'article L. 161-1 et, lorsque l'effectif du public et la nature de l'établissement le justifient, leur conformité aux règles de sécurité contre l'incendie prévues aux articles L. 141-2 et L. 143-2 ". De plus, aux termes des dispositions de l'article R. 122-7 du code de la construction et de l'habitation : " L'autorisation de construire, d'aménager ou de modifier un établissement recevant le public prévue à l'article L. 122-3 est délivrée au nom de l'État par : / a) Le préfet, lorsque celui-ci est compétent pour délivrer le permis de construire ou lorsque le projet porte sur un immeuble de grande hauteur ; / b) Le maire, dans les autres cas ". Enfin, aux termes des dispositions de l'article R. 122-9 du même code : " Conformément à l'article R*425-15 du code de l'urbanisme, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 122-3 du présent code, dès lors que les travaux projetés ont fait l'objet d'un accord de l'autorité compétente définie à l'article R. 122-7 en ce qui concerne le respect des règles d'accessibilité. Cet accord est instruit et délivré dans les conditions prévues par la présente sous-section ".

7. En l'espèce, conformément aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme, le maire est compétent pour délivrer le permis de construire en litige. Il en résulte que le maire de la commune Saint-Mard a donné son accord, conformément aux dispositions de l'article R. 425-15 du code de l'urbanisme, et ce moyen ne peut qu'être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet aurait pour effet la création ou la modification d'un accès à une voie publique dont la gestion ne relève pas de l'autorité compétente pour délivrer le permis, celle-ci consulte l'autorité ou le service gestionnaire de cette voie, sauf lorsque le plan local d'urbanisme ou le document d'urbanisme en tenant lieu réglemente de façon particulière les conditions d'accès à ladite voie ".

9. Il ressort des pièces du dossier que le projet crée un accès sur l'avenue de la Gare qui est une voie départementale (D404) dont la commune de Saint-Mard n'est pas l'autorité ou le service gestionnaire. S'il ressort des termes de la décision attaquée du 30 juin 2023 que la communauté d'agglomération Pays de France, la direction départementale des territoires unité accessibilité et le service départemental d'incendie et de secours ont été consultés par le service instructeur, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire aurait consulté le service gestionnaire de cette route départementale. Eu égard à la configuration des lieux, cette absence de consultation est susceptible d'exercer en l'espèce, une influence sur le sens de la décision contestée. Par suite, ce moyen doit être accueilli.

10. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Mard : " Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives de propriété : () En cas de baie, la distance par rapport aux limites séparatives ne peut être inférieure à 4 mètres. Cette distance peut être réduite à 2,50 mètres en cas de murs aveugles. / () Il n'est pas fixé de règle pour : / les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif ". Aux termes des dispositions de l'article R. 151-28 du code de l'urbanisme : " Les destinations de constructions prévues à l'article R. 151-27 comprennent les sous-destinations suivantes : 1° Pour la destination " exploitation agricole et forestière " : exploitation agricole, exploitation forestière ; 2° Pour la destination " habitation " : logement, hébergement ; 3° Pour la destination " commerce et activités de service " : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle, cinéma, hôtels, autres hébergements touristiques ; 4° Pour la destination " équipements d'intérêt collectif et services publics " : locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés, locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés, établissements d'enseignement, de santé et d'action sociale, salles d'art et de spectacles, équipements sportifs, lieux de culte (*), autres équipements recevant du public ; 5° Pour la destination " autres activités des secteurs primaire (*), secondaire ou tertiaire " : industrie, entrepôt, bureau, centre de congrès et d'exposition, cuisine dédiée à la vente en ligne (*) ".

11. Mme A soutient que l'arrêté attaqué méconnaît l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la construction projetée sera implantée en limite séparative et qu'elle a une destination de commerce. Il ressort des pièces du dossier que la maison médicale projetée, implantée sur les deux limites séparatives latérales, prévoit un total de dix postes de consultations comprenant trois médecins généralistes, un interne en médecine générale de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, un infirmier, un ostéopathe, un psychomotricien, un orthophoniste, un psychologue et un podologue. En outre, ainsi que le font valoir la pétitionnaire et la commune de Saint-Mard en défense, le territoire de la commune se trouve en " zone d'intervention prioritaire " pour l'Agence régionale de santé. Dans ces conditions, le projet de maison de santé doit être regardé comme une construction d'intérêt collectif au sens des dispositions précitées du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Mard. Ainsi, le projet n'avait pas à respecter les règles d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives de propriété fixée par l'article UB 7 du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Mard. Par suite, ce moyen doit être écarté.

12. En quatrième et dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Mard : " Le stationnement des véhicules de toute nature, correspondant aux besoins des constructions et installations nouvelles, doit être assuré en dehors de la voie publique. () Au-delà d'une surface de plancher de 40 mètres carrés, il sera créé 2,5 places de stationnement par tranche de 100 mètres carrés de surface de l'établissement ".

13. Il ressort des pièces du dossier que la construction présente une surface de 400 mètres carrés, le plan local d'urbanisme impose donc dix places de stationnement. Or, il ressort de la notice architecturale que sont prévues " 8 places de stationnement pour les patients dont 1 PMR et 8 places de stationnement pour les professionnels de santé ", soit 16 places de stationnement. En outre, si la requérante soutient que cela ne répond pas aux besoins de la construction projetée, elle ne le démontre pas. Par suite, ce dernier moyen doit être écarté.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

14. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ".

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante est fondée à soutenir que le projet a été délivré à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme dès lors que le maire n'a pas consulté le service gestionnaire de la route départementale qu'est l'avenue de la Gare sur laquelle le projet crée un accès, pour les motifs énoncés au point 9 du présent jugement.

16. Les parties ayant été informées de ce que le tribunal était susceptible de surseoir à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il y a lieu de surseoir à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, dans l'attente de la notification au tribunal d'un permis de construire de régularisation délivré à la SCI Saint-Mard Santé par le maire de Saint-Mard régularisant le vice précité. Il y a lieu de réserver tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'a pas été expressément statué par ce jugement, jusqu'en fin d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : Avant de statuer sur les conclusions de la requérante tendant à l'annulation du permis de construire délivré à la SCI Saint-Mard Santé, il est sursis à statuer jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, dans l'attente de la notification au tribunal d'un permis de construire modificatif délivré à la SCI Saint-Mard Santé par le maire de Saint-Mard régularisant le vice tenant à la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme.

Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la SCI Saint-Mard Santé et à la commune de Saint-Mard.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,

Mme Dutour, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2025.

La rapporteure,

L. DUTOURLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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