lundi 26 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2312760 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DUNIKOWSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 4 février 2023, M. A B, représenté par Me Dunikowski, demande au tribunal de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2109588 du 24 octobre 2022 annulant l'arrêté du 12 octobre 2021 l'obligeant notamment à quitter le territoire français sans délai, enjoignant à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer sa situation dans le délai de trois mois, en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler, ainsi que de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, et mettant à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que ce jugement n'a pas été exécuté.
Par des observations en défense, enregistrées le 25 avril 2023, la préfète du
Val-de-Marne a fait valoir qu'elle avait saisi le conseil de M. B le 24 avril 2023 afin de convoquer ce dernier pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail durant l'instruction de son dossier et que la somme de 1 224,04 euros lui avait été versée le 12 avril 2023 au titre des frais irrépétibles.
Par une ordonnance du 30 novembre 2023, la présidente du tribunal a, en application des dispositions de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par des observations complémentaires, enregistrées les 1er décembre 2023 et
2 septembre 2024, M. B déclare que sa requête relative à l'exécution du jugement du 24 octobre 2022 est devenue sans objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement du tribunal n° 2109588 du 24 octobre 2022 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Combes, vice-président pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /
3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Par un jugement n° 2109588 du 24 octobre 2022 , le tribunal administratif de Melun a enjoint à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M. B dans le délai de trois mois, de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler, ainsi que de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen, et a par ailleurs mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
3. Il ressort des pièces du dossier que la préfète du Val-de-Marne a remis à
M. B, le 7 septembre 2023, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au
6 décembre 2023, et que la somme de 1 224,04 euros lui a par ailleurs été versée le 12 avril 2023 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'exécution de ce jugement sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution du jugement n° 2109588 demandée par M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du
Val-de-Marne.
Le président de la 12e chambre,
Signé : R. Combes
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026