mercredi 24 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SILVA MACHADO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2024, M. B E alias C A, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n°2, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a maintenu en rétention administrative ;
2°) d'ordonner à l'administration la production de son entier dossier ;
3°) de procéder sans délai et sous astreinte à la délivrance d'une attestation de demande d'asile au titre de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) et de lui fournir les droits prévus par la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 et un lieu susceptible de l'accueillir ainsi qu'une allocation journalière.
M. E alias A soutient que la décision portant maintien en rétention :
- est entachée d'incompétence ;
- est entachée d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- viole le respect du principe du contradictoire dans la procédure préalable ;
- méconnaît le droit au recours effectif devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ;
- méconnaît l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le droit à l'information.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés respectivement les 24 et 9 et 11 janvier 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis, représenté par le cabinet Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. E alias A n'est fondé.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a communiqué des pièces enregistrées les 15 et 22 janvier 2024.
Me Silva Machado s'est constitué au profit de M. E alias A le 16 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;
- les observations de Me Silva Machado, représentant M. E alias A assisté de Mme D, interprète assermentée en langue arabe, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- et M. E alias A, assisté de Mme D, interprète assermentée en langue arabe, qui indique avoir fui son pays, la République algérienne démocratique et populaire, car il a été fallacieusement accusé par un haut gradé de l'armée qui a volé un lopin de terre à ses parents.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était ni présent ni représenté.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 14h55.
Considérant ce qui suit :
1. M. E alias A, ressortissant algérien né le 1er janvier 1989 à El Harrach (République algérienne démocratique et populaire) ou ressortissant marocain né le 1er juin 1989 à Oujda (Royaume du Maroc), est arrivé en France en 2013 ou 2015 selon ses déclarations. Par arrêté du 31 octobre 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé l'intéressé à quitter le territoire français sans délai en application du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour pour une durée de trente-six mois contre lequel les conclusions en annulations ont été rejetées par un jugement du Tribunal n° 2311689 du 16 novembre 2023. Par un arrêté du 31 octobre 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a placé en rétention administrative en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, placement prolongé par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 3 novembre 2023 confirmée par une ordonnance de la cour d'appel de Paris du 8 suivant, puis une deuxième fois par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 30 novembre 2023 confirmée par une ordonnance de la cour d'appel de Paris du 4 décembre 2023, placement prolongé une troisième fois par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 30 décembre 2023 et enfin une quatrième fois par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 14 janvier 2024. M. E alias A a, alors qu'il est en rétention, manifesté sa volonté de solliciter l'asile le 3 janvier 2024. Par arrêté du 4 janvier 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis a maintenu M. E alias A en rétention administrative en application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision d'irrecevabilité du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) le 9 janvier 2024 notifiée le même jour. M. E alias A demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 4 janvier 2024.
2. À titre liminaire, il y a lieu de constater que, par un courrier n° 178 du 22 janvier 2018, le consul général du Royaume du Maroc à Orly a informé la préfète de l'Essonne que les autorités compétentes marocaines n'ont pas reconnu l'intéressé comme un de leurs ressortissants mais que, par un courrier n° 14/2023 du 13 décembre 2023, le consul d'Algérie à Bobigny (Seine-Saint-Denis) a fait savoir au préfet de la Seine-Saint-Denis que les recherches effectuées par les autorités algériennes compétentes ont fait ressortir que le requérant est connu sous l'identité de M. B E né le 1er janvier 1989 à El Harrach (Alger) pour lequel le consul adjoint d'Algérie a délivré le 21 décembre 2023 un laissez-passer pour entrer en République algérienne démocratique et populaire.
Sur la communication du dossier administratif du requérant :
3. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ". L'affaire est en état d'être jugée, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de M. E détenu par l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 754-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'un étranger placé ou maintenu en rétention présente une demande d'asile, l'autorité administrative peut procéder, pendant la rétention, à la détermination de l'État responsable de l'examen de cette demande conformément à l'article L. 571-1 et, le cas échéant, à l'exécution d'office du transfert dans les conditions prévues à l'article L. 751-13. ". L'article L. 754-3 du même code précise que " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. / Cette décision de maintien en rétention n'affecte ni le contrôle ni la compétence du juge des libertés et de la détention exercé sur le placement et le maintien en rétention en application du chapitre III du titre IV. La décision de maintien en rétention est écrite et motivée. / A défaut d'une telle décision, il est immédiatement mis fin à la rétention et l'autorité administrative compétente délivre à l'intéressé l'attestation mentionnée à l'article L. 521-7. ". L'article L. 754-4 de ce code dispose que " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif l'annulation de la décision de maintien en rétention prévue à l'article L. 754-3 dans les quarante-huit heures suivant sa notification afin de contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement. / Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction, ou les magistrats honoraires inscrits sur la liste mentionnée à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, statue après la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides relative au demandeur, dans un délai qui ne peut excéder quatre-vingt-seize heures à compter de l'expiration du délai de recours, dans les conditions prévues aux articles L. 614-7 à L. 614-13. (). ". Enfin, l'article L. 754-6 du même code indique que " La demande d'asile présentée en application du présent chapitre est examinée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides selon la procédure accélérée, conformément au 3° de l'article L. 531- 24. ".
5. Pour prononcer le maintien en rétention administrative de M. E, le préfet de la Seine-Saint-Denis a relevé que l'intéressé est entré en France en 2015, séjourne irrégulièrement sur le territoire depuis lors, n'a entrepris aucune démarche en vue de formuler une demande d'asile, n'a fait état d'aucun risque ou menace grave dans le cas d'un retour dans son pays d'origine lors de son audition par les forces de police le 31 octobre 2023 et que sa demande d'asile, faite en rétention administrative, n'a été présentée que dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.
6. Il ressort des pièces du dossier que la procédure qui a conduit au jugement du 16 novembre 2023 cité au point 1 a été conduite sous le nom de M. A. À cet égard, notamment, le relevé de consultation du fichier automatisé des empreintes digitales (Faed) produit en défense ne comporte que des identités (alias) proches ou des variantes du nom " A " mais jamais le nom " E " ou des variantes de ce dernier, et ce, depuis 1995. Également, jamais n'apparaît sa véritable identité lors de ses auditions, l'intéressé poursuivant sa dénomination de A ou une des variantes précitées. Il ressort encore des pièces du dossier que le vrai nom de l'intéressé, à savoir E, apparaît pour la première fois dans le dossier dans le courrier du 13 décembre 2023 du consul d'Algérie cité au point 2, courrier dont il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le requérant ait été informé. En revanche, il ressort des pièces du dossier que, peu de temps après avoir reçu ce courrier, le préfet de la Seine-Saint-Denis a entendu procéder à la reconduite de l'intéressé vers son véritable pays d'origine à savoir la République algérienne démocratique et populaire. Il ressort toujours du dossier que peu de temps après avoir refusé d'embarquer, le 24 décembre 2023, M. E a sollicité l'asile alors qu'il était en rétention administrative. Ces éléments conduisent à considérer que M. E a alors compris, lors de cette tentative d'embarquement vers la République algérienne démocratique et populaire, qu'il avait nécessairement été reconnu par les autorités de son véritable pays de nationalité, pays dans lequel il déclare avoir des craintes. Ces éléments expliquent les raisons pour lesquelles il n'a jamais fait part de craintes dans son pays d'origine, craintes qui ne se sont donc révélées sérieuses, au moins à ses yeux, qu'au moment où il a compris qu'il serait effectivement reconduit vers son véritable pays d'origine. Dans ces conditions, et alors que l'ensemble de ces éléments figurent au dossier, le préfet de la Seine-Saint-Denis a entaché sa décision, au regard des exigences prévues à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité au point 4, d'une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la demande d'asile faite par M. E alors qu'il était encore en rétention administrative ne l'avait été que pour faire échec à sa reconduite.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. E est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a maintenu en rétention administrative.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En cas d'annulation de la décision de maintien en rétention, il est immédiatement mis fin à la rétention et l'autorité administrative compétente délivre à l'intéressé l'attestation mentionnée à l'article L. 521-7. Dans ce cas l'étranger peut être assigné à résidence en application de l'article L. 731-3. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.
9. Eu égard aux motifs du présent jugement qui annule l'arrêté portant maintien en rétention administrative pour caractère non dilatoire de la demande d'asile faite en rétention administrative, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement, d'enregistrer la demande d'asile de M. E alias A en procédure normale et de lui délivrer l'attestation de demande d'asile afférente prévue par l'article R. 521-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'imprimé mentionné à l'article R. 531-3 du même code lui permettant de saisir l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
10. Enfin, eu égard aux termes de l'article L. 754-4 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique nécessairement qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont M. E alias A fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience.
11. En outre, l'annulation prononcée n'implique aucune autre injonction.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 4 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a maintenu M. B E alias C A en rétention administrative est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement, d'enregistrer la demande d'asile de M. B E alias C A en procédure normale et de lui délivrer l'attestation de demande d'asile afférente prévue par l'article R. 521-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'imprimé mentionné à l'article R. 531-3 du même code lui permettant de saisir l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Article 3 : Il est mis fin aux mesures de surveillance dont M. B E alias C A fait l'objet.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B E alias C A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B E alias C A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Lu en audience publique le 24 janvier 2024 à 15h48.
Le magistrat désigné,
Signé : G. Girard-Ratrenaharimanga
La greffière,
Signé : N. Riellant
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N. Riellant
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026