vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400117 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | IMBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 5 et le 22 janvier 2024, Mme C B épouse A, représentée par Me Bouron, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel le maire de la commune de Saint-Hilliers a refusé de reconnaître l'imputation au service de sa maladie professionnelle ;
2°) d'enjoindre à la commune de Saint-Hilliers de reconnaître l'imputation au service de la pathologie ayant fait l'objet de la déclaration de maladie professionnelle du
12 avril 2023, et de régulariser sa situation en conséquence, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que la décision en litige la prive du paiement de l'intégralité de son traitement, sa rémunération étant divisée par deux depuis le 23 septembre 2022, en conséquence du refus d'imputer une première maladie professionnelle au service ;
- la reconnaissance de la maladie professionnelle en litige lui aurait permis de retrouver le versement intégral de son traitement, alors qu'elle ne perçoit que 588,65 euros bruts mensuels ;
- la pension de retraite perçue par son conjoint ne suffit pas à compenser la perte de ses revenus, alors qu'ils doivent faire face à de nombreuses charges, leur reste à vivre s'élevant à 259,33 euros par mois ;
- elle doit bénéficier de la présomption d'imputabilité définie à l'alinéa 1er de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, dès lors que le médecin de prévention comme l'expert désigné par la commune ont considéré que le syndrome du canal carpien dont elle souffre remplit l'ensemble des conditions du tableau n° 57 des maladies professionnelles ;
- en conséquence de l'application de cette présomption, il appartient à la commune de Saint-Hilliers de démontrer que cette pathologie résulterait d'une faute de l'agent ou d'une cause extérieure au service ;
- si elle travaille à temps partiel pour cette commune, elle effectue une moyenne globale de travail de 29,28 heures hebdomadaires pour cette dernière, alors que ses autres activités ne représentent que six heures par semaine pour une autre commune et deux heures hebdomadaires pour un particulier ;
- les tâches qu'elle effectue pour la commune de Saint-Hilliers sont beaucoup plus physiques que ses autres fonctions, et correspondent aux descriptions du tableau n° 57 des maladies professionnelles.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, la commune de
Saint-Hilliers, représentée par Me Ferré, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- Mme A ne justifie pas de l'urgence de sa demande alors que par une décision notifiée le 15 juin 2023, elle a été placée à titre provisoire en disponibilité d'office avec maintien d'un demi-traitement, dans l'attente de l'avis du conseil supérieur médical sur sa demande de placement en congé longue maladie ;
- dans l'hypothèse où cette dernière demande recevrait une suite favorable, la requérante recevrait de nouveau un plein traitement ;
- ce placement en disponibilité d'office a entraîné la régularisation de la situation de Mme A et du traitement versé d'octobre 2022 à juin 2023 ;
- la requérante ne produit pas son avis d'imposition 2023 au titre des revenus 2022 ;
- il s'est écoulé un an entre le diagnostic initial de l'existence d'un syndrome du canal carpien et le dépôt de la déclaration de maladie professionnelle, alors que Mme A sollicitait l'obtention d'un contrat à temps plein ;
- l'avis rendu le 15 octobre 2023 par le médecin agréé n'établit pas l'existence d'un lien direct entre la pathologie déclarée par Mme A et ses conditions de travail, dès lors qu'il porte sur une période antérieure à la demande de reconnaissance de la maladie professionnelle ;
- les fonctions décrites dans la fiche de poste de Mme A ne permettent pas d'attester qu'elle aurait effectué des mouvements ou positions répétés ou prolongés, au sens du tableau n° 57 des maladies professionnelles ;
- les tâches effectuées par la requérante portent essentiellement sur la réalisation de ménages, la distribution du courrier et la surveillance d'enfants, les travaux plus pénibles étant confiés à des entreprises ;
- Mme A ne remplit pas la condition tenant à une durée d'exposition minimale de trente jours puisque la déclaration de maladie professionnelle a été déposée la veille d'une intervention chirurgicale et que la requérante n'a pas repris son service depuis cette date.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 23 janvier 2024 à 10h00 en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de Mme Letort ;
- les observations de Me Bouron, représentant Mme A, absente, qui soutient en outre qu'elle a produit des éléments complémentaires justifiant de sa situation financière, qu'elle doit bénéficier de la présomption d'imputabilité de sa maladie professionnelle puisqu'elle remplit les conditions définies par le tableau n° 57, qu'elle n'a pas sollicité une augmentation de ses horaires de travail mais simplement que les heures réelles de son travail, qui donne lieu à de nombreuses heures complémentaires et supplémentaires, soient inscrites dans son contrat, que vingt-six personnes attestent de ce qu'elle effectue toutes les tâches pratiques au sein de la commune alors que deux des trois attestations produites en défense ont été rédigées en termes parfaitement identiques, et que ses fonctions sont essentiellement constituées de ménage, de jardinage mais aussi de tous les travaux de petite maçonnerie de la commune ;
- et les observations de Me Ferré, représentant la commune de Saint-Hilliers, qui fait valoir en outre que la décision relative à la demande de congé longue durée de Mme A devrait intervenir prochainement, que la requérante a présenté sa déclaration de maladie professionnelle cinq jours après le rejet de sa demande d'augmentation de ses heures de travail alors que le certificat médical qui la fonde était ancien, que le rapport de
contre-expertise reste insuffisant dès lors que la pathologie, apparue en 2022, ne peut pas se rattacher aux années écoulées depuis 2014, et que Mme A a toujours disposé de bonnes conditions de travail puisqu'elle a été pourvue de matériels facilitateurs de ses tâches.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Mme A, titulaire du grade d'agent technique territorial, exerce depuis le
11 novembre 2009 des fonctions de ménage pendant six heures hebdomadaires au sein de la commune de Courchamp, et depuis le 4 mai 2012 des fonctions de ménage et d'entretien des bâtiments et des espaces verts pour la commune de Saint-Hilliers, dans le cadre d'un travail à temps partiel passé progressivement de seize à vingt-quatre heures hebdomadaires. Le
14 mars 2022, la présence d'un syndrome du canal carpien bilatéral de type démiyélinisant d'intensité modérée a été relevée par le médecin traitant de la requérante, puis confirmé le
7 juin 2022 par le médecin de prévention. Le 12 avril 2023, Mme A a saisi la commune de Saint-Hilliers d'une déclaration de maladie professionnelle, et le lendemain, la requérante a subi une intervention chirurgicale du canal carpien de la main gauche et a été placée en congé maladie, régulièrement renouvelé depuis cette date. Le 28 août 2023, le service de médecine du travail a considéré que la pathologie de la requérante relevait du tableau n° 57 des maladies professionnelles, diagnostic confirmé par un médecin expert le 28 septembre suivant. Par un arrêté du 6 novembre 2023, la commune de Saint-Hilliers a rejeté la demande de reconnaissance d'une maladie professionnelle présentée par Mme A, qui demande la suspension des effets de cette décision.
En ce qui concerne l'urgence :
3. Il résulte de l'instruction que, si la diminution significative des revenus de
Mme A depuis septembre 2022 trouve son origine dans le rejet d'une première demande de reconnaissance de maladie professionnelle, fondée sur une autre pathologie, l'arrêté contesté a eu pour effet de placer la requérante en congé maladie ordinaire de façon rétroactive depuis le 12 avril 2023, et d'entraîner son passage à demi-traitement à partir du mois de septembre suivant. Si la commune fait valoir que le conseil supérieur médical a été saisi d'une demande relative au placement de Mme A en congé longue maladie, elle précise elle-même que la décision du 15 juin 2023 ayant placé la requérante en disponibilité d'office à titre provisoire la maintient à demi-traitement seulement. En outre, le sens de la décision finale sur cette demande reste inconnu à ce jour. Dès lors, et au regard des revenus du couple de M. et Mme A et des charges qu'il doit assumer, l'arrêté en litige préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation financière de Mme A. Il s'ensuit que la condition tenant à l'urgence doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau./ Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions ". Selon l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale : " () Est présumée d'origine professionnelle toute maladie désignée dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées à ce tableau. Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée dans un tableau de maladies professionnelles peut être reconnue d'origine professionnelle lorsqu'il est établi qu'elle est directement causée par le travail habituel de la victime. Peut être également reconnue d'origine professionnelle une maladie caractérisée non désignée dans un tableau de maladies professionnelles lorsqu'il est établi qu'elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime et qu'elle entraîne le décès de celle-ci ou une incapacité permanente d'un taux évalué dans les conditions mentionnées à l'article L. 434-2 et au moins égal à un pourcentage déterminé () ".
5. D'autre part, le tableau n° 57 figurant à l'annexe II de l'article R. 461-3 du code de la sécurité sociale dispose que constitue une maladie professionnelle le syndrome du canal carpien dont souffre un fonctionnaire lorsque, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, il est appelé à effectuer des " travaux comportant de façon habituelle, soit des mouvements répétés ou prolongés d'extension du poignet ou de préhension de la main, soit un appui carpien, soit une pression prolongée ou répétée sur le talon de la main ".
6. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
7. Il résulte de l'instruction que pour rejeter la demande de Mme A de reconnaissance de maladie professionnelle du syndrome du canal carpien, diagnostiqué en mars 2022, la commune de Saint-Hilliers se fonde sur le caractère varié et adapté à sa personne des tâches qui lui sont confiées, et précise que la requérante ne travaille pas exclusivement pour la commune, mais s'occupe entre autres de personnes âgées. Toutefois, il résulte de l'instruction que Mme A, initialement recrutée pour la réalisation exclusive de tâches de ménage, a vu ses fonctions élargies à celle de l'agent technique de la commune, placé en congé maladie à partir de 2014 et consistant en la réalisation de travaux d'entretien des espaces verts et des bâtiments communaux. Dans un tel contexte, le médecin du travail puis l'expert agréé désigné par la commune ont considéré qu'au regard d'une étude de son poste et de la nature des fonctions que Mme A occupe, la pathologie déclarée par la requérante entre dans le champ d'application de la maladie professionnelle décrite par le tableau n° 57 des maladies professionnelles du code de la sécurité sociale. Enfin, il ressort des termes de l'attestation établie par Mme D qu'elle emploie Mme A depuis 2014 pour l'accompagner dans ses déplacements, à raison de deux heures hebdomadaires. Ainsi, au regard des circonstances particulières de l'espèce, les moyens tirés de l'erreur de qualification juridique des faits et de l'erreur manifeste d'appréciation sont de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel la commune de Saint-Hilliers a rejeté la demande d'imputation au service du syndrome du canal carpien dont souffre Mme A.
Sur les conclusions à fin d'injonction assorties d'une astreinte :
8. La suspension prononcée par la présente ordonnance implique nécessairement qu'il soit enjoint à la commune de Saint-Hilliers de placer la requérante en congé pour invalidité temporaire imputable au service au titre du syndrome du canal carpien déclaré par Mme A, à titre provisoire, dans l'attente du jugement au fond de sa requête en excès de pouvoir formée contre l'arrêté en litige. Il n'y a pas lieu en revanche d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par la requête.
Sur les frais de justice :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Saint-Hilliers demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens. Enfin, aucune des parties au litige ne démontre avoir exposé de dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté de la maire de la commune de Saint-Hilliers du
6 novembre 2023 est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Saint-Hilliers de placer à titre provisoire Mme A en congé pour invalidité temporaire imputable au service, jusqu'à ce qu'il soit jugé au fond de l'affaire.
Article 3 : La commune de Saint-Hilliers versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Hilliers au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et à la commune de Saint-Hilliers.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
La juge des référés,La greffière,
Signé : C. LetortSigné : S. Aubret
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026