vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400122 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KUCHARZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 et 22 janvier 2024,
Mme A Chettaf, représentée par Me Kucharz, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du 9 novembre 2023 par laquelle le président du
conseil départemental du Val-de-Marne a prononcé le retrait de son agrément d'assistante maternelle ;
2°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne une somme de
3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors qu'en conséquence de la décision litigieuse, elle ne perçoit plus son revenu qui s'élevait à 3 295,17 euros bruts, alors qu'elle a trois enfants mineurs et que son couple ne peut plus faire face à ses charges, ce qui l'a obligé à vendre des objets de valeur et à solliciter un prêt bancaire, qui leur a été refusé ;
- cette décision porte atteinte à sa réputation auprès des parents comme de ses pairs ;
- le service de la protection maternelle et infantile a été informé de façon irrégulière par le service de l'aide sociale à l'enfance du placement provisoire de sa fille auprès de ce dernier service, alors qu'il est tenu par une obligation de confidentialité et de respect de la vie privée par les dispositions de l'article L. 1110-4 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision litigieuse n'est pas suffisamment motivée, à défaut de viser l'article
R. 421-38 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le département était tenu de lui adresser un avertissement relatif à la méconnaissance de son obligation de déclaration, en vertu de l'article R. 421-26 du code de l'action sociale et des familles ;
- les propos tenus par sa fille à l'encontre de ses parents sont démentis par ses
deux frères ;
- le premier motif du retrait de son agrément repose sur des considérations extérieures à son travail, liées à des difficultés relationnelles entre sa fille et ses parents ;
- les aptitudes éducatives visées à l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles doivent être en relation directe avec les enfants accueillis, par conséquent une telle circonstance ne constitue pas une condition d'attribution de son agrément ;
- il ressort de la jurisprudence que la notion de risque de perturbation affective des enfants accueillis repose sur une analyse du seul comportement de l'assistante maternelle, qui n'est pas mis en cause ici ;
- le département doit accomplir des diligences particulières afin d'étayer ses soupçons d'exposition des enfants accueillis à des comportements susceptibles de compromettre leur santé, leur sécurité ou leur épanouissement, tout en tenant compte du comportement et des aptitudes passées de l'assistante maternelle ;
- alors que sa fille n'a fait preuve d'aucun comportement problématique durant les heures d'accueil des enfants, le département n'a contacté aucun parent et n'a diligenté aucune enquête ;
- il ressort des comptes-rendus d'hospitalisation de sa fille qu'elle est sujette à des crises clastiques et à des comportements auto-agressifs violents, qui n'ont pas cessé depuis sa prise en charge en foyer et laissent envisager l'existence de troubles graves de l'ordre de la schizophrénie et de délires de persécution ;
- son conjoint et elle se retrouvent démunis face à ces pathologies mentales lourdes, qui ne se sont jamais manifestées durant les temps d'accueil des enfants, ni durant ses temps scolaires alors qu'elle reste une excellente élève ;
- elle ne saurait être déclarée responsable de l'état mental de sa fille, ce que confirme le classement sans suite de la procédure engagée par le Procureur de la République ;
- le département aurait dû revenir sur sa décision de retrait de son agrément, puisque sa fille ne réside plus au domicile conjugal jusqu'au 30 juin 2024 ;
- les rapports de visite de la puéricultrice du service de la PMI manquent de crédibilité, alors qu'ils soulignent le caractère particulièrement bien entretenu de son appartement, interrogent la compatibilité de sa religion avec sa profession et notent un ton enjoué jugé inapproprié ;
- le retrait d'un agrément doit être précédé par un avertissement, et fondé sur le constat de manquements graves ou répétés ;
- le simple défaut de notification du placement de sa fille auprès des services de l'aide sociale à l'enfance ne constitue pas un motif valable pour justifier le retrait de son agrément.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, le département du
Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'urgence ne justifie pas de la suspension des effets du retrait de l'agrément litigieux dès lors qu'il repose sur l'intérêt public lié à la sécurité des enfants accueillis ;
- Mme Chettaf ne justifie pas de l'impossibilité de son couple à faire face à leurs charges, à défaut de justifier des revenus de son conjoint, professeur de mathématiques, ainsi que du montant des allocations familiales qu'ils perçoivent ;
- le service de la protection maternelle et infantile a été informé du placement de la fille de Mme Chettaf par un signalement auprès de la cellule de recueil des informations préoccupantes, dans le cadre du secret partagé entre professionnels, conformément à l'article L. 226-2-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- il lui incombe d'assurer que les conditions d'accueil des enfants garantissent leur santé, leur sécurité et leur épanouissement, ce qui justifie le retrait d'un agrément lorsqu'il est destinataire d'informations de suspicions de comportements contraires ;
- les informations préoccupantes relatives à la fille de Mme Chettaf l'ont interrogé sur les capacités éducatives de la requérante et dénotent une fragilisation de l'équilibre familial qui conduit à un risque de perturbation affective des enfants qui lui sont confiés ;
- Mme Chettaf a adopté une posture professionnelle inadaptée en omettant de signaler les incidents graves intervenus à son domicile depuis 2020 ;
- l'éducatrice référente de la fille de la requérante a précisé que ses crises clastiques pouvaient avoir lieu sur le temps d'accueil des enfants confiés à sa mère ;
- à défaut d'avoir été destinataire d'un avertissement préalable, Mme Chettaf a été informée de la gravité des faits qui lui étaient reprochés lors d'un entretien avec la puéricultrice chargée de son suivi, le 17 octobre 2023, alors en outre que ce vice de procédure n'a pas privé la requérante de ses droits et que son agrément était suspendu depuis le
20 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 23 janvier 2024 à 10h00 en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de Mme Letort ;
- les observations de Me Kucharz, représentant Mme Chettaf, absente, qui soutient en outre que la décision en litige a entraîné la rupture de l'ensemble des contrats passés avec les familles des enfants qu'elle gardait, alors que ses revenus étaient supérieurs à ceux de son conjoint, qu'elle s'est trouvée dans la position d'une mère de famille démunie face à la maladie de sa fille, que si la volonté de préserver le bien-être des enfants pouvait justifier la suspension de son agrément, en revanche son retrait n'a pas tenu compte du classement sans suite intervenu entretemps, alors que l'éducation donnée à sa fille reste sans lien avec les troubles dont elle est atteinte, qui perdurent depuis son placement auprès de l'aide sociale à l'enfance, et que la survenue d'une crise de sa fille aux heures de garde des enfants n'est attestée que de façon indirecte par une éducatrice, quand les parents ont établi de nombreux témoignages en sa faveur ;
- et les observations de Me Navarro, représentant le département du Val-de-Marne, qui fait valoir en outre que l'intérêt des enfants accueillis par Mme Chettaf comme celui de sa fille sont au cœur de ce dossier, que les comptes-rendus médicaux montrent une situation inquiétante et que le sujet le plus grave est l'absence de toute information du département depuis 2020.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Mme Chettaf dispose depuis 2014 d'un agrément d'assistante maternelle, renouvelé le 13 juin 2019 pour une durée de cinq ans et autorisant la garde de trois enfants. Au cours du mois de juillet 2023, le service de la protection maternelle et infantile du département du Val-de-Marne a été destinataire d'une information préoccupante relative à la fille adolescente de Mme Chettaf, qui a fait l'objet d'un placement provisoire auprès des services de l'aide sociale à l'enfance jusqu'au 30 juin 2024. Par une décision du
20 juillet 2023, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a prononcé la suspension de l'agrément délivré à Mme Chettaf. Puis, par une décision du 9 novembre suivant, le président du conseil départemental a prononcé le retrait de cet agrément.
En ce qui concerne l'urgence :
3. Pour justifier de l'urgence de sa requête, Mme Chettaf se prévaut de la perte de ses revenus, alors que le retrait de son agrément équivaut à une privation d'emploi puisqu'il entraîne nécessairement la rupture des contrats passés avec les parents des enfants qui lui étaient confiés. Ainsi, alors que la rémunération perçue par M. Chettaf est inférieure à celle de la requérante, la décision en litige prive son foyer d'une part importante de ses ressources et préjudicie de manière grave et immédiate aux intérêts de Mme Chettaf. Si le département du Val-de-Marne fait valoir l'intérêt public qui s'attache au retrait de l'agrément litigieux, au regard de la gravité des faits reprochés à Mme Chettaf, il ne résulte pas de l'instruction que le doute sur les capacités éducatives de la requérante soit à ce jour établi. Par conséquent, le motif tiré de la méconnaissance de l'obligation d'information du département sur les difficultés rencontrées avec sa fille, qui ne vit plus au domicile familial jusqu'au mois de
juin 2024, ne permet pas de caractériser l'urgence qui justifierait que, malgré la baisse substantielle des revenus de la famille de Mme Chettaf, la condition tenant à l'urgence ne serait pas remplie. Par conséquent, il y a lieu, au regard des particularités de l'espèce, de regarder cette condition comme satisfaite.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux :
4. Aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles : " L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside (). / L'agrément est accordé () si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs () accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne ". Selon le 3ème alinéa de l'article L. 421-6 de ce code : " Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait () ". Selon l'article R. 421-38 de ce code : " Les assistants maternels () agréés informent sans délai le président du conseil départemental de toute modification des informations figurant dans le formulaire de demande d'agrément mentionné à l'article L. 421-3 et relatives à leur situation familiale, aux personnes vivant à leur domicile et aux autres agréments dont ils disposent ". Enfin, l'article R. 421-26 du même code précise que : " Un manquement grave ou des manquements répétés aux obligations () de déclaration () prévues aux articles () R. 421-38 () peuvent justifier, après avertissement, un retrait d'agrément ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l'agrément si ces conditions ne sont plus remplies. A cette fin, dans l'hypothèse où il est informé de suspicions de comportements susceptibles de compromettre la santé, la sécurité ou l'épanouissement d'un enfant, notamment de suspicions de mauvais traitements, de la part du bénéficiaire de l'agrément ou de son entourage, il lui appartient de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux et de déterminer si ces éléments sont suffisamment établis pour lui permettre raisonnablement de penser que l'enfant est victime des comportements en cause ou risque de l'être.
6. Il résulte de l'instruction que pour prononcer le retrait de l'agrément de
Mme Chettaf, le président du conseil départemental du Val-de-Marne s'est fondé sur
deux motifs, tirés d'une part de la mise en doute des capacités éducatives de la requérante, en conséquence du placement provisoire de sa fille adolescente auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, et d'autre part d'un manquement à son obligation de déclarer tout évènement familial susceptible d'avoir un impact sur la qualité de la prise en charge des enfants accueillis par Mme Chettaf, alors que sa fille avait des comportements violents au domicile familial depuis 2020. En l'état de l'instruction, les circonstances dans lesquelles la fille de Mme Chettaf a fait l'objet d'une ordonnance de placement provisoire ne permettent pas de considérer que son mal-être trouverait nécessairement son origine dans l'éducation reçue par Mme Chettaf, alors que la décision en litige est fondée sur l'existence d'un simple doute, et que le département n'apporte aucune précision sur les conclusions de l'enquête menée dans le cadre de la procédure pénale engagée à ce titre. En revanche, sans qu'il soit besoin d'établir que les enfants en garde auraient été effectivement témoins de comportements violents de la part de la fille de la requérante, il n'est pas contesté que Mme Chettaf n'a pas informé le conseil départemental des difficultés rencontrées par sa famille depuis 2020, alors que sa fille, vivant au domicile familial jusqu'au 20 juillet 2023, date de son placement provisoire, est sujette à des crises clastiques récurrentes et à des comportements auto-agressifs violents ayant souvent nécessité des consultations aux services des urgences ou des hospitalisations. Dès lors que seul ce dernier motif était, en l'état de l'instruction, de nature à justifier la décision de retrait litigieuse, le moyen tiré du vice de procédure, fondé sur l'absence d'avertissement préalable au retrait de l'agrément de Mme Chettaf, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 421-26 du code de l'action sociale et des familles, est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.
7. Il résulte de ce qui précède que l'exécution de la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne du 9 novembre 2023 doit être suspendue.
Sur les frais de justice :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du président du conseil départemental du
Val-de-Marne du 9 novembre 2023 est suspendue.
Article 2 : Le département du Val-de-Marne versera à Mme Chettaf une somme de
1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A Chettaf et au département du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
La juge des référés,La greffière,
Signé : C. LetortSigné : S. Aubret
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026