vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Chambre Reconduite à la frontière 12 |
| Avocat requérant | SCP PARUELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée au greffe du Tribunal sous le numéro 2400139 le 5 janvier 2024, Mme E C, représentée par Me Paruelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme C soutient que les décisions en litige :
- sont entachés d'incompétence ;
- sont entachées d'une erreur d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public que constituerait son comportement ;
- méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête faisant savoir au Tribunal que la requête " n'appelle aucune observation de [sa] part ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga, qui a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que la juridiction est susceptible de prononcer d'office une mesure d'injonction tendant à enjoindre à l'autorité préfectorale de réexaminer la situation de Mme C et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de Mme C dans le système d'information Schengen ;
- Mme D, juriste à l'association SOS Femmes 77, dont l'identité a été publiquement vérifiée à l'audience ;
- Mme C, non représentée, qui, par les propos tenus à l'audience, doit être considérée comme soutenant également l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur sa situation personnelle.
Le préfet des Hauts-de-Seine n'était ni présent ni représenté.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 12h05.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante ivoirienne, née le 20 décembre 1993 à Guessabo (République de Côte d'Ivoire), est entrée en France en 2017 selon ses déclarations. L'intéressée a été placée le 26 décembre 2023 en garde à vue pour des faits de violences volontaires en réunion en état d'ivresse et avec arme par destination. Par arrêté du 26 décembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé l'intéressée à quitter le territoire français sans délai en application textuellement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé une interdiction de retour pour une durée d'un an. Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 26 décembre 2023.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". En sollicitant des frais en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le conseil de la requérante doit être considéré comme ayant sollicité l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle de sa cliente. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme C, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; (). ".
4. À titre liminaire, il y a lieu de préciser que Mme C a remis à l'audience une série de pièces, mises au contradictoire par le magistrat désigné malgré l'absence du préfet des Hauts-de-Seine, ni présent ni représenté bien que régulièrement informé de l'audience, consistant, en sus des documents déjà transmis, en deux courriels, un compte-rendu d'infraction initial, une attestation d'inscription aux activités à Meaux, un récépissé de déclaration, des certificats de scolarité, une convocation à un entretien préalable, un suivi des acquis scolaires d'un élève, une mise en œuvre d'une intermédiation en vue du paiement de la pension alimentaire à son profit, des factures d'activités périscolaires, un courrier de la caisse d'allocations familiales, un relevé bancaire, un courrier de la ville de Meaux, des attestations de prise en charge par la plateforme 115, une attestation de paiement de la Caisse d'allocations familiales, une élection de domicile, des avis d'impôt sur le revenu, une fiche d'inscription scolaire, une attestation d'hébergement, des cartes d'aide médicale de l'État, un certificat de vaccination au titre de la Covid, un certificat de célibat, un courrier adressé à un juge aux affaires familiales, un courrier adressé au tribunal judiciaire de Pontoise, une convocation en vue d'une composition pénale, un procès-verbal de proposition de composition pénale et demande de certificat de nationalité française ensemble un courrier adressé au juge de proximité du tribunal judiciaire de Meaux chargé du service des nationalités.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que Mme C justifie sa présence en France au moins depuis 2019. Elle est la mère du jeune B né en 2015 en République de Côte d'Ivoire et dont le père est M. A qui est un ressortissant français. Il ressort encore des pièces du dossier que l'enfant est scolarisé en France et qu'un jugement d'un juge aux affaires familiales du 20 juillet 2023 a déclaré notamment le maintien de l'autorité parentale conjointe, la résidence habituelle de l'enfant au domicile maternel, un droit de visite et d'hébergement pour le père par l'intermédiaire d'une association eu égard au contexte violent de la séparation et que le père versera une contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant à hauteur de 250 euros chaque mois. Il ressort du dossier que la requérante est domiciliée et prise en charge, ainsi que son enfant, par l'association SOS Femmes 77. Il ressort des pièces du dossier qu'un dossier de demande de certificat de nationalité française pour l'enfant B a été déposé et est en cours d'examen en raison de sa présence sur le territoire français et de la nationalité française de son père, dossier pour lequel, par un courrier adressé au juge de proximité du tribunal judiciaire de Meaux chargé du service des nationalités, Mme C a expliqué l'impossibilité dans laquelle elle ne peut produire un document concernant son le père de l'enfant eu égard aux relations tendues entre eux. Le dossier démontre également que Mme C s'occupe de son enfant. À l'audience, Mme C a expliqué son engagement pour son fils et sa situation générale tant en République de Côte d'Ivoire, où elle vivait déjà avec le père du jeune B avant de partir en France, qu'en France où elle a quitté le père de l'enfant en 2022 en raison des violences subies par ce dernier et où elle suit des cours de français. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, si elle a accepté les faits en signant la proposition de composition pénale, elle a toujours nié les faits et il ressort du compte-rendu d'infraction initial produit rédigé par un officier de police judiciaire et signé par la requérante sans réserve, qu'il est reconnu que lorsque les forces de police sont arrivées sur les lieux, ces dernières ont demandé à sa sœur et son ami de rentrer chez eux laissant la requérante dehors alors qu'elle ne pouvait plus rentrer dans son appartement où se trouvait son fils, momentanément seul. Il ressort également de ce même document qu'un voisin, au lieu de lui ouvrir la porte pour qu'elle puisse retrouver son fils, est sorti la frapper. Dans ces conditions, le comportement de Mme C ne saurait être considéré comme constituant la moindre menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, eu égard aux circonstances qu'il est très probable, au regard des dispositions du code civil, que le jeune B soit déclaré de nationalité française, des violences subies par Mme C, du suivi de cette dernière et de l'absence de la moindre menace à l'ordre public, Mme C est fondée à soutenir qu'en prenant une obligation de quitter le territoire français à son encontre, le préfet des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme C est fondée à demander l'annulation de la décision du 26 décembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions attaquées, privées de base légale, par lesquelles cette autorité lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an.
Sur les injonctions :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles () L. 741-1 (), et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.
8. Eu égard aux motifs du présent jugement, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique que le préfet des Hauts-de-Seine réexamine la situation de Mme C et qu'il lui délivre une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu de prescrire à cette autorité, ou à tout autre préfet territorialement compétent, d'y procéder après la décision qui sera rendue par le juge judiciaire sur la demande de déclaration de nationalité française en faveur du jeune B A.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. (). ".
10. Le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de Mme C, implique nécessairement que l'administration efface le signalement dont elle fait l'objet dans le système d'information Schengen aux fins de non-admission. Il y a donc lieu d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de prendre toute mesure propre à mettre fin à ce signalement.
11. Enfin, l'annulation prononcée n'implique aucune injonction.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme C a obtenu, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Mme C soit admise définitivement à l'aide juridictionnelle et Me Paruelle, avocate de cette dernière, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à Me Paruelle. Dans l'hypothèse où Mme C ne serait pas admise à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.
D E C I D E :
Article 1er : Mme E C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé Mme E C à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et l'a interdite de retour pour une durée d'un an est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de Mme E C après la décision qui sera rendue par le juge judiciaire sur la demande de déclaration de nationalité française en faveur du jeune B A, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : L'État (préfet des Hauts-de-Seine) versera à Me Paruelle, conseil de Mme E C, une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de Mme E C à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Paruelle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État. Dans l'hypothèse où Mme E C ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, cette somme lui sera versée directement.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E C est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : G. Girard-Ratrenaharimanga
La greffière,
Signé : N. Riellant
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N. Riellant
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026