LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2400349

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2400349

jeudi 21 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2400349
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARNEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2024, le directeur général du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de l'académie de Créteil demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner l'expulsion de M. C B et de tous autres occupants de son chef, en supprimant le délai de deux mois visé à l'article L. 412-1 du code des procédures civiles d'exécution, au besoin avec le concours de la force publique, des lieux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de la résidence de Torcy, bâtiment 24, logement 502, 20 à 24 promenade du Belvédère à Torcy (Seine-et-Marne), dans les 15 jours à compter de la notification de la décision à venir et de libérer le bien occupé sans droit ni titre de tous les biens meubles qui y sont entreposés, le tout sous peine d'astreinte à raison de 50 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance d'expulsion ;

2°) d'ordonner à M. B de lui rendre les clés du logement et de la boîte aux lettres ainsi que tous les badges d'accès ;

3°) de condamner M. B à lui payer la somme de 50 euros par jour de retard.

Il indique que le CROUS exerce une mission de service public constituée notamment par l'attribution de logements aux étudiants et que, dans ce cadre, M. B s'est vu attribuer un logement à la résidence de Torcy en 2018 mais qu'en 2022 il n'en a pas demandé le renouvellement et qu'il a été autorisé à rester une année de plus et qu'il a atteint en 2023 le nombre maximal d'années de présence et qu'il lui a donc été demandé de quitter le logement.

Il soutient que le bien occupé par M. B n'est pas manifestement insusceptible d'être qualifié de dépendance du domaine public puisque les logements attribués aux étudiants le sont par application de l'arrêté du 21 juillet 1970 qui dispose que les résidences universitaires sont installées dans les immeubles appartenant à l'État ou à des établissements publics de l'État ou détenus par eux à un titre quelconque, que la condition d'urgence est remplie car l'intéressé occupe son logement sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2023 et que cette occupation fait obstacle à l'utilisation normale de la dépendance du domaine public par un nouvel occupant et qu'il n'y a aucune contestation sérieuse possible de sa part.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 février 2024, M. B, représenté par

Me Marneau, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'Etat une somme de

2 000 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite car son logement ne pourra pas être réaffecté avant la rentrée 2024 et qu'une expulsion lui causerait un préjudice grave car il se retrouverait sans hébergement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 26 février 2024, présenté son rapport en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, et entendu :

- les observations de Mme D, représentant le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de l'académie de Créteil, qui indique que l'intéressé est entré à la résidence universitaire de Torcy en 2018, qu'il n'a pas fait de demande de renouvellement, qu'il a terminé ses études, qu'un refus lui a été opposé de rester en résidence car il a terminé ses études, qu'il n'a pas quitté les lieux malgré une mise en demeure, qu'il dit être en attente d'une solution de logement, que la condition d'urgence est satisfaite car il y a beaucoup de demandes, y compris en cours d'année car il y a des demandes tout au long de l'année en, particulier pour les étudiants stagiaires et que les demandes de renouvellement vont bientôt être instruites et qui maintient sa demande d'astreinte ;

- et les observations de Me Marneau, représentant M. B, présent, qui demande un sursis à statuer en raison de la trêve hivernale, qui maintient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite car sa présence ne prise aucun nouvel étudiant puisque son logement se serait pas attribué avant le mois de septembre 2024, que son expulsion lui causerait un préjudice grave car il recherche un logement et qu'il n'a aucune solution d'hébergement à court terme, qui demande un délai d'expulsion de trois mois car il recherche un logement et que la demande d'astreinte n'est pas justifiée.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes du premier alinéa de l'article

R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale () ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public.

2. Les CROUS sont des établissements publics à caractère administratif chargés de remplir une mission de service public en vertu des articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-14 du code de l'éducation, en accordant notamment, par décision unilatérale, des logements aux étudiants. Même dans le cas où la résidence universitaire ne peut pas être regardée comme une dépendance du domaine public, toute demande d'expulsion du CROUS vise à assurer le fonctionnement normal et la continuité du service public administratif dont il a la charge et ressortit en conséquence à la compétence de la juridiction administrative.

3. Le principe de la " trêve hivernale " institué par l'article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution ne peut trouver application dans le cadre de l'examen par le juge des référés d'une demande tendant au prononcé d'une mesure d'expulsion d'un occupant sans droit ni titre d'un logement situé dans une résidence pour étudiants gérée par un CROUS, laquelle expulsion n'est pas régie par les dispositions de ce code. En réalité, il incombe au juge administratif, saisi d'un tel litige, de prendre en compte, d'une part, la nécessité d'assurer le fonctionnement normal et la continuité du service public dont cet établissement public a la charge et, d'autre part, la situation de l'occupant en cause ainsi que les exigences qui s'attachent au respect de sa dignité et de sa vie pri

4.

5. vée et familiale.

6. Il résulte des pièces du dossier que, par une lettre du 8 juillet 2023, il a été rappelé par la directrice des résidences de Marne-la-Vallée du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de l'académie de Créteil à M. B qu'il devait avoir quitté son logement à la date du 31 août 2023, n'ayant pas bénéficié de renouvellement, étant resté cinq années en résidence soit le maximum autorisé par la circulaire de gestion locative. Cette obligation lui a été rappelée le 30 août 2023 et une décision d'exclusion a été prise le 2 octobre 2023.

7. Il est ainsi établi que M. B occupe sans droit ni titre un logement de la résidence de Torcy depuis le 1er septembre 2023. En outre, l'évacuation de M. B présente un caractère d'urgence et d'utilité eu égard à la nécessité d'assurer le bon fonctionnement du service public dont est chargé le CROUS de Créteil qui se trouve empêché de disposer du logement en cause pour pourvoir à toutes les demandes d'autres étudiants, qui sont en attente d'un logement, y compris en cours d'année universitaire.

8. Il y a lieu, par suite, de réduire le délai prévu par l'article L. 412-1 du code des procédures civiles d'exécution et d'enjoindre à M. B d'évacuer, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 10 euros par jour de retard à l'échéance de ce délai, le logement qu'il occupe y compris de ses biens, de restituer les clefs du logement et de la boîte aux lettres ainsi que le badge d'accès.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à M. B de libérer les lieux qu'il occupe sans droit ni titre au sein de la résidence de Torcy, bâtiment 24, logement 502, 20 à 24 promenade du Belvédère à Torcy (Seine-et-Marne), d'en évacuer les biens lui appartenant, de restituer les clefs du logement et de la boîte aux lettres ainsi que son badge d'accès. Cette libération devra intervenir dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de la somme de 10 euros par jour de retard à l'expiration de ce délai.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au directeur général du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de l'académie de Créteil et à M. C B.

Le juge des référés,La greffière,

A : M. AymardA : S. Aubret

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions