lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400431 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GRANGEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, Mme B C épouse A, représentée par Me Grangeon, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 8 septembre 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un document provisoire de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle dans l'attente du jugement de sa requête en annulation de la décision en litige ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à Me Grangeon au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Mme C, qui, de nationalité algérienne, s'est vu délivrer en dernier lieu, au titre du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " valable du 28 février au 27 novembre 2020, a fait l'objet, le 8 septembre 2023, d'un arrêté par lequel le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande de renouvellement de ce document et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette obligation. Sa requête doit être regardée comme tendant, à titre principal, à la suspension de l'exécution de cet arrêté sur le fondement des dispositions, citées au point précédent, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
3. À cette fin, elle fait valoir qu'elle séjourne en France depuis près de sept ans et que le préfet de Seine-et-Marne a réitéré, pour les mêmes motifs, le refus de renouvellement de titre de séjour qu'il lui avait précédemment opposé par un arrêté du 29 avril 2021, sans tenir compte de l'annulation de cet arrêté par un jugement du tribunal n° 2107645 en date du 30 mars 2023.
4. Toutefois, en premier lieu, à la supposer établie, la durée de la présence en France de la requérante est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige.
5. En second lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " [] / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / [] 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays []. "
6. Alors qu'il résulte de l'instruction que l'arrêté du 29 avril 2021 mentionné au point 3 a été annulé pour erreur de droit, le tribunal ayant estimé que le préfet de Seine-et-Marne s'était cru, à tort, lié par l'avis émis le 12 avril 2021 par un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et qu'il n'avait ainsi pas procédé à un examen de la situation de la requérante au regard de l'état de santé de celle-ci, il ressort des termes de l'arrêté en litige que, pour réitérer, par cet arrêté, son refus de renouveler le titre de séjour de Mme C, l'autorité en cause a relevé, d'une part, que, dans un nouvel avis, émis le 7 septembre 2023, un collège de médecins du service médical de l'OFII avait considéré que l'intéressée présentait un état de santé nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, d'autre part, qu'aucun élément du dossier de l'intéressée ni aucune circonstance particulière ne justifiait de s'écarter de cet avis. Par suite, le second moyen mentionné au point 3 manque en fait.
7. Il apparaît dès lors manifeste qu'aucun des moyens dont il est fait état dans la présente instance n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige et que la requérante n'est, par suite, pas fondée à solliciter la suspension de l'exécution de cet arrêté.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté en litige en tant qu'il oblige l'intéressée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe son pays de renvoi, qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme C, y compris ses conclusions accessoires à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige, suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et à Me Grangeon.
Fait à Melun, le 2 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026