lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2400942 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 31 août 2023, M. B A, représenté par Me Apelbaum, a saisi le tribunal administratif de Melun, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, d'une demande tendant à obtenir l'exécution de l'ordonnance n° 2303951 du 4 août 2023.
Il indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas exécuté l'ordonnance du juge des référés du 4 août 2023, aucune date de rendez-vous ne lui ayant été communiquée dans le délai fixé par le juge des référés.
La demande initiale de M. A a été communiquée le 27 septembre 2023 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucune observation.
Un rappel en vue de l'exécution d'ordonnance du 4 août 2023 a été transmise à la préfète du Val-de-Marne le 29 novembre 2023.
Par une ordonnance du 11 janvier 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 4 août 2023.
L'affaire a été inscrite à l'audience du 15 février 2024.
Par un mémoire enregistré le 2 février 2024, M. A, représenté par Me Apelbaum, a indiqué que la préfète du Val-de-Marne avait exécuté l'ordonnance du tribunal le 12 septembre 2023 et qu'il se désistait de sa demande d'exécution.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 15 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal (requête n° 2303951) du
4 août 2023 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'ordonnance susvisée du 4 août 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du
Val-de-Marne de communiquer à M. A une date de rendez-vous aux fins d'enregistrer sa demande de certificat de résidence algérien mention " visiteur ", lequel rendez-vous devait intervenir dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance. Ce délai n'ayant pas été respecté par la préfète du Val-de-Marne, M. A a demandé au tribunal, le 31 août 2023, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'exécuter cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'a produit aucune observation tant au cours de la phase administrative qu'au cours de la phase juridictionnelle ouverte le 11 janvier 2024. Toutefois, le requérant, par la voie de son conseil, n'a informé le tribunal que le 2 février 2024 que l'ordonnance avait en réalité été exécutée dès le 14 septembre 2023, soit moins de quinze jours après sa demande d'exécution et plus de dix jours avant la notification de cette demande à l'administration.
2. Aux termes d'autre part de 1'article L. 911-4 du même code : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Par son mémoire enregistré le 2 février 2024, M. A a indiqué se désister de sa requête en exécution de l'ordonnance du 4 août 2023. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à M. A de son désistement de sa demande d'exécution de l'ordonnance du 4 août 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2400942
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026