lundi 25 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2401335 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FRESARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 25 janvier 2024, enregistrée au greffe du tribunal le 3 février 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal le dossier de la requête présentée par M. A C.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 22 janvier 2024, M. C, représenté par Me Me Fresard, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du
15 janvier 2024 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile.
M. C soutient :
- qu'il a fui l'Egypte à l'âge de quinze ans et a résidé en France depuis l'année 2009 jusqu'à l'année 2019, où il a été incarcéré pour infraction à la législation du travail et reconduit dans son pays d'origine ;
- qu'il a de nouveau quitté l'Egypte pour se rendre en Espagne où il a présenté une demande d'asile qui a été rejetée ;
- qu'il est ensuite revenu en France en 2021, où se trouvent toutes ses connaissances et amis, et où il a appris le métier qu'il exerce dans le bâtiment, alors qu'il a vécu dans de mauvaises conditions en Espagne ;
- qu'il a des problèmes avec sa famille en Egypte et ne veut plus vivre en Egypte.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 février 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Le préfet de police fait valoir :
- que le requérant n'établit pas la durée de son précédent séjour en France ;
- qu'en tout état de cause, la circonstance qu'il ait déjà résidé en France n'empêche nullement que sa demande d'asile soit traitée par les autorités espagnoles, compétentes au regard du règlement Dublin ;
- qu'en outre, l'intéressé est célibataire, sans charge de famille et n'a pas de liens d'une particulière intensité en France ;
- qu'il a été incarcéré en 2019 en conséquence de sa condamnation pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié et exécution d'un travail dissimulé commis à l'égard de plusieurs personnes et conduite d'un véhicule sans permis ;
- que, de surcroît, il a été signalé à de nombreuses reprises pour conduite sans permis, avec un faux permis de conduire, en ayant fait usage de stupéfiants, détention de produits stupéfiants, recel, port d'arme blanche, dégradations et violences volontaires avec arme en réunion ;
- qu'il a par ailleurs fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le
24 octobre 2019, notamment pour menace à l'ordre public, et a été reconduit en Egypte le
23 novembre 2019.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, et notamment son article 53-1,
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés,
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- la directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d'une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection internationale, et au contenu de cette protection,
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relatif à la création d'Eurodac,
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride,
- la directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale,
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale,
- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- les décisions rendues par la Cour européenne des droits de l'homme le 7 mars 2000 dans l'affaire " T.I. c/ Royaume-Uni " (n° 43844/98) et le 2 décembre 2008 dans l'affaire " K.R.S. c/ Royaume-Uni " (n° 32733/08), ainsi que les arrêts de grande chambre rendus par la Cour européenne des droits de l'homme le 21 janvier 2011 dans l'affaire " M.S.S. c/ Belgique et Grèce " (n° 30696/09) et le 21 novembre 2019 dans l'affaire " Ilias et Ahmed c/ Hongrie "
(n° 47287/15),
- l'arrêt rendu par la Cour de justice de l'Union européenne le 30 novembre 2023 dans les affaires jointes C-228/21, C-254/21, C-297/21, C-315/21 et C-328/21,
- le code de justice administrative.
Vu la décision de la présidente du Tribunal désignant M. B, en application des dispositions des articles R. 777-3-9 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique du 21 février 2024, présenté son rapport et entendu les observations de Me Fresard, représentant M. C, qui soutient qu'il est entré en France le 24 novembre 2023 ; que la question du sérieux de l'entretien individuel se pose au vu des contradictions manifestes entachant le résumé de son entretien (à propos notamment de ses attaches familiales et de ses déclarations relatives aux précédentes demandes d'asile) ; qu'il n'a pas été plus amplement interrogé sur le rejet de sa demande d'asile en Espagne ; qu'il encourt un refoulement indirect contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que l'entretien a été ainsi mené en méconnaissance des exigences de l'article 5 du règlement ; que le rejet de sa demande d'asile est confirmé par la demande de reprise en charge fondée par la France sur le 18, 1, b, mais acceptée par l'Espagne sur le fondement du 18, 1, d, révélant un rejet définitif ; que le risque de traitements inhumains et dégradants est caractérisé par l'urgence ; que le préfet aurait dû mettre en œuvre la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement ; qu'il est entré mineur en France en 2010 jusqu'en 2019, puis est revenu en France jusqu'en 2021 ; qu'il n'a certes pas de famille proche en France, mais il y a résidé de nombreuses années et est titulaire d'un bail d'habitation ; qu'il n'a aucune attache en Espagne.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant égyptien né en 1994, a présenté une demande d'asile le 24 novembre 2023, enregistrée en procédure dite " Dublin ". Il demande l'annulation de l'arrêté du 15 janvier 2024 par lequel le préfet de police a décidé son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile
Sur le moyen tiré du risque de refoulement indirect :
2. Aux termes du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes de l'article 17 du même règlement : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'Etat membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'Etat membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ". L'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. / Une attestation de demande d'asile est délivrée au demandeur selon les modalités prévues à l'article L. 521-7. Elle mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. / Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat ".
3. Si, par une décision du 28 mai 2021(n°447956), le Conseil d'Etat a jugé qu'à l'appui d'un recours en annulation d'un arrêté de transfert vers les autorités responsables de l'examen de sa demande d'asile, le demandeur peut apporter utilement, " par tout moyen ", la preuve " d'un défaut de protection " dans l'Etat, autre que la France, qui a accepté de le prendre ou reprendre en charge, même " en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs ", la Cour de justice de l'Union européenne, par un arrêt rendu le 30 novembre 2023 dans les affaires jointes C-228/21, C-254/21, C-297/21, C-315/21 et C-328/21, a dit pour droit, d'une part, que " L'article 3, paragraphe 1, et paragraphe 2, deuxième alinéa, du règlement no 604/2013, lu en combinaison avec l'article 27 de ce règlement ainsi qu'avec les articles 4, 19 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne " doit être interprété en ce sens que " la juridiction de l'État membre requérant, saisie d'un recours contre une décision de transfert, ne peut examiner s'il existe un risque, dans l'État membre requis, d'une violation du principe de non-refoulement auquel le demandeur de protection internationale serait soumis à la suite de son transfert vers cet État membre, ou par suite de celui-ci, lorsque cette juridiction ne constate pas l'existence, dans l'État membre requis, de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'une protection international ", d'autre part, que " L'article 17, paragraphe 1, du règlement no 604/2013, lu en combinaison avec l'article 27 de ce règlement ainsi qu'avec les articles 4, 19 et 47 de la charte des droits fondamentaux " doit être interprété en ce sens qu' " En l'absence de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'une protection internationale dans l'État membre requis lors du transfert ou par suite de celui-ci, la juridiction de l'État membre requérant ne peut pas () contraindre ce dernier d'examiner lui-même une demande de protection internationale sur le fondement de l'article 17, paragraphe 1, du règlement no 604/2013 au motif qu'il existe, selon cette juridiction, un risque de violation du principe de non-refoulement dans l'État membre requis ".
4. Il en résulte que le demandeur d'asile ne peut utilement invoquer, au regard du droit de l'Union européenne, le moyen tiré d'une violation du principe de non-refoulement dans l'État membre requis en l'absence de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'une protection internationale dans cet Etat. Le moyen tiré d'un risque de refoulement indirect doit par suite, en l'absence de telles défaillances systématiques, être écarté comme inopérant au regard du droit de l'Union européenne. Au demeurant, indépendamment de l'allégation de mauvaises conditions de vie en Espagne, qui n'est assortie d'aucune précision, le requérant se borne à invoquer le rejet de sa demande d'asile par l'Espagne, circonstance qui, à elle seule, ne saurait en tout état de cause caractériser la méconnaissance par cet Etat de ses obligations et un risque de refoulement indirect contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur le moyen tiré du droit au respect de la vie privée et familiale :
5. D'une part, si le requérant soutient qu'il est entré mineur en France en 2009 et qu'il y a résidé jusqu'en 2019, puis qu'il y est revenu en 2021 et y a résidé de nombreuses années, alors qu'il n'a aucune attache en Espagne, il est constant qu'aucun " membre de la famille " du demandeur, au sens des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013, n'est bénéficiaire ou demandeur d'une protection internationale en France conformément aux articles 9 et 10 de ce règlement. Le requérant ne se prévaut au demeurant d'aucun des critères de détermination de l'Etat membre responsable de sa demande d'asile prévus au chapitre III de ce même règlement.
6. D'autre part, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant a résidé en France depuis l'année 2009 jusqu'à l'année 2019, il n'a présenté aucune demande d'asile durant ce premier séjour et s'est vu opposer un refus d'admission au séjour le 26 septembre 2017 puis une obligation de quitter le territoire français sans délai le 24 octobre 2019, qui a été effectivement exécutée, après avoir été condamné à une peine de quatre mois d'emprisonnement par un jugement du tribunal de grande instance du 30 août 2019 pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié, exécution d'un travail dissimulé commis à l'égard de plusieurs personnes et conduite d'un véhicule sans permis. Et s'il réside de nouveau en France au moins depuis le mois de novembre 2021, et qu'il justifie travailler comme maçon dans la même entreprise depuis le 8 novembre 2021, et d'un bail d'habitation, et produit quelques témoignages, d'ailleurs succincts, de connaissances, M. C, qui n'a présenté une demande d'asile en France que le 24 novembre 2023, n'est pas fondé à soutenir, eu égard à l'ensemble de ces circonstances, que le préfet de police se serait livré à une appréciation manifestement erronée de sa situation, et notamment de ses attaches en France, en n'appliquant pas la clause discrétionnaire prévue notamment à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Sur le moyen tiré du défaut de caractère sérieux de l'entretien individuel :
7. Ainsi que l'a dit pour droit la Cour de justice de l'Union européenne dans l'arrêt précité du 30 novembre 2023, d'une part, " L'article 5 du règlement no 604/2013 doit être interprété en ce sens que : / l'obligation de tenir l'entretien individuel qui y est visé s'impose tant dans le cadre d'une première demande de protection internationale et d'une procédure de prise en charge, respectivement visées à l'article 20, paragraphe 1, et à l'article 21, paragraphe 1, du même règlement, que dans le cadre d'une demande de protection internationale subséquente et d'une situation, telle que visée à l'article 17, paragraphe 1, du règlement no 603/2013, susceptibles de donner lieu à des procédures de reprise en charge visées à l'article 23, paragraphe 1, et à l'article 24, paragraphe 1, du règlement no 604/2013 ", d'autre part, " Le droit de l'Union, en particulier les articles 5 et 27 du règlement no 604/2013, doit être interprété en ce sens que : / sans préjudice de l'article 5, paragraphe 2, de ce règlement, la décision de transfert doit, sur recours introduit contre cette dernière au titre de l'article 27 dudit règlement et mettant en cause l'absence de l'entretien individuel prévu audit article 5, être annulée, à moins que la réglementation nationale permette à la personne concernée, dans le cadre dudit recours, d'exposer en personne tous ses arguments contre ladite décision lors d'une audition respectant les conditions et les garanties énoncées à ce dernier article et que ces arguments ne sont pas susceptibles de modifier la même décision ".
8. En l'espèce, le requérant soutient que la question du caractère sérieux de l'entretien individuel se pose au vu des contradictions manifestes entachant le résumé de son entretien. Si le résumé de l'entretien versé au dossier, dont la régularité procédurale n'est pas formellement contestée, indique d'abord que le demandeur déclaré n'avoir jamais présenté une demande d'asile dans un Etat membre de l'Union européenne et n'avoir aucun membre de sa famille en Franc ou dans un autre Etat membre, alors que ses observations ensuite consignées, au terme de l'entretien, précisent, qu'il " a fait il y a plus d'un an une demande d'asile en Espagne qui a été rejetée " et qu'il " a une sœur en Italie qui a un titre de séjour ", ces précisions correctives corroborent le sérieux de l'entretien plutôt qu'elles ne l'infirment. Quant à la circonstance que le requérant n'est pas été plus amplement interrogé sur le rejet de sa demande d'asile en Espagne, elle ne saurait révéler une quelconque insuffisance de l'entretien, dès lors que, ainsi qu'il a été dit précédemment, la circonstance que sa précédente demande de protection ait été rejetée par l'Espagne ne saurait en soi caractériser la méconnaissance par cet Etat de ses obligations, ni soulever une quelconque interrogation à cet égard. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas bénéficié d'un entretien conformément à l'article 5 du règlement précité.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : X. B
La greffière,
Signé : S. Aït Moussa
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. Aït Moussa
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026