mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2401709 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 février 2024, M. A B doit être entendu comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision de refus implicite opposée par la préfète du
Val-de-Marne à sa demande de titre de séjour.
Il indique qu'il a déposé le 2 août 2023 une demande de titre de séjour de 10 ans en tant que résident régulier en France au titre de la vie privée et familiale et qu'il n'a reçu aucune réponse, malgré de nombreuses relances, que son récépissé actuel arrive à expiration.
Il soutient que la décision en cause n'est pas motivée et qu'elle est entachée d'une éventuelle erreur de droit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 9 avril 2000 à Mekla (wilaya de Tizi Ouzou), entré en France le 7 juin 2014, titulaire d'un certificat de résidence algérien délivré par la préfète du Val-de-Marne et valable jusqu'au 4 août 2023, en a demandé le renouvellement et s'est vu remettre un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 4 février 2024. N'ayant aucune nouvelle de sa demande et son récépissé n'étant pas renouvelé, il a sollicité, par une requête du
12 février 2024, du juge des référés, la suspension de l'exécution de cette décision implicite.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " (). A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".
3. Si M. B doit être entendu comme demandant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision de la préfète du Val-de-Marne lui refusant le renouvellement de son certificat de résidence algérien, il ne justifie pas du dépôt, par une requête distincte, d'une demande tendant à l'annulation de la décision dont il demande la suspension de l'exécution.
4. Il résulte de ce qui vient d'être dit que la demande de suspension présentée par M. B n'est pas recevable et doit, par suite, être rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du
Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
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