jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2402260 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 février 2024, M. C A doit être entendu comme demandant pour lui-même au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'ordonner à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un
rendez-vous pour une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et bénéficier d'une attestation de dépôt.
Il soutient qu'il essaye depuis décembre 2022 d'obtenir un rendez-vous en préfecture du Val-de-Marne et que cela est impossible.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 mai 2023, la personne disant se nommer C A, ressortissant malien né le 17 mars 1991 à Diaye Coura (Région de Nioros) et résidant à Créteil
(Val-de-Marne) 8 rue Léopold Survage, chez M. B, a déposé sur la plateforme de la préfecture du Val-de-Marne une demande de rendez-vous en vue de voir renouvelée l'attestation de dépôt qui lui avait été remise le 10 juin 2022. Il n'a reçu aucune réponse malgré des relances en date des 3 juillet, 20 novembre et 15 décembre 2023. Par sa requête enregistrée le
23 février 2024, il doit être entendu comme demandant pour lui-même au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner à la préfète du
Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour un nouveau dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié et bénéficier d'une attestation de dépôt.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de
quatre mois. () ".
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'attestation de dépôt remise par la préfète du Val-de-Marne le 10 juin 2022 n'a pas été renouvelée à son échéance, un an plus tard, le 9 juin 2023. Faute de réponse dans le délai de quatre mois après sa délivrance, elle doit donc être réputée comme ayant opposé une décision implicite de rejet à la demande présentée par M. A dès le 10 octobre 2022.
5. Eu égard à l'intervention de cette décision implicite de rejet, la demande formée par M. A sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne revêt plus aucun caractère d'utilité et est, au surplus, de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
6. Dans ces conditions, la requête de M. A ne pourra qu'être rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, l'intéressé demeurant fondé, s'il l'estime utile, de contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir devant le présent tribunal, assorti le cas échéant d'une demande en référé-suspension.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et à la préfète du
Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
01/07/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258
01/07/2026