Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2402561
lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2402561 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MIRABEL |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er mars 2024, M. D et Mme E C, représentés par Me Mirabel, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision de non-opposition prise par le maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés le 29 janvier 2024 sur la déclaration préalable de travaux présentée par M. A B ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Maur-des-Fossés la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils indiquent que leur voisin, M. B, le 7 novembre 2023, a déposé en mairie de Saint-Maur-des-Fossés une déclaration préalable en vue de procéder à la surélévation de sa maison d'habitation, et que par une décision du 29 janvier 2024, le maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés ne s'est pas opposé à ces travaux, lesquels ont immédiatement commencé.
Ils soutiennent que la condition d'urgence est satisfaite car les travaux ont commencé et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière, que la décision méconnait les dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-36 du code de l'urbanisme car le dossier de déclaration préalable était incomplet et les plans produits inexacts, ainsi que celles de l'article R. 421-14 du même code car les travaux auraient dû faire l'objet d'un permis de construire, et celles des articles UP2, UP 10 et UP 15 du plan local d'urbanisme de la commune.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mars 2024, la commune de Saint-Maur-des-Fossés, représentée par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 19 mars 2024, M. et Mme C, représentés par Me Mirabel, ont déclaré se désister de leur requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mars 2024, M. A B, représenté par Me Savignat, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 21 mars 2023.
Vu
- la décision attaquée,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 1er mars 2024 sous le numéro 2402552, M. et Mme C ont demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 . Par une décision du 29 janvier 2024, le maire de la commune de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 7 novembre 2023 par M. A B, en vue de la surélévation d'une maison d'habitation située 39 avenue François Adam. Par une requête formée le 1er mars 2024, M. et Mme C, résidant au 37 de cette même avenue et voisins immédiats de la construction, ont demandé au tribunal l'annulation de cette décision, et ont sollicité du juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de son exécution.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2 . Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3 . Par un mémoire enregistré le 19 mars 2024, M. et Mme C ont indiqué se désister de l'ensemble des conclusions de leur requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais du litige :
4 . Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. et Mme C deux sommes de 1 000 euros à verser d'une part à la commune de Saint-Maur-des-Fossés et d'autre part à M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à M. et Mme C de leur désistement de l'ensemble des conclusions de leur requête.
Article 2 : M. C et Mme C verseront une première somme de 1 000 euros à la commune de Saint-Maur-des-Fossés et une seconde somme de 1 000 euros à M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D et Mme E C, à M. A B et à la commune de Saint-Maur-des-Fossés.
Le juge des référés,
M. AYMARD
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2402561