mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2403719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CLAUDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 mars 2024, M. E A demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, l'arrêté du 23 mars 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire pour ce faire, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé son pays de renvoi, d'autre part, son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que le principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été méconnu ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la même convention.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer selon la procédure applicable aux recours en annulation dirigés contre les décisions mentionnées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative en cas d'assignation à résidence ou de placement en rétention.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Zanella, qui a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation du signalement du requérant aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, dès lors que l'arrêté attaqué se borne à informer l'intéressé de ce signalement en conséquence de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre sans édicter ainsi une décision distincte susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ;
-les observations de Me Claude, représentant M. A, qui, après avoir indiqué qu'il n'avait aucune nouvelle pièce à produire et que le requérant ne contestait pas être entré irrégulièrement sur le territoire français, a conclu aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et a soutenu en outre que les décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français en litige étaient disproportionnées, dès lors que le requérant n'avait jamais fait l'objet auparavant d'une mesure d'éloignement ;
-les observations de M. A, qui, assisté par Mme C, interprète assermentée en langue arabe, a déclaré, en français, qu'il n'avait rien à ajouter aux observations de son avocat.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 13 décembre 1995, a fait l'objet, le 23 mars 2024, d'un arrêté par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire pour ce faire, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé son pays de renvoi. Sa requête tend à l'annulation de cet arrêté ainsi que de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 23 mars 2024 :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité []. " Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public [] ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour [] ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce [] qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale []. " Aux termes de l'article L. 612-6 du même code : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-12 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " Aux termes de l'article L. 721-3 du même code : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français []. " Aux termes, enfin, de l'article L. 721-4 du même code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. D B, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de Seine-et-Marne, qui, d'une part, avait reçu délégation de cette autorité, par un arrêté pris le 21 décembre 2023 et publié le 26 décembre suivant au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français et les décisions fixant le pays de renvoi lors des permanences des membres du corps préfectoral qu'il est appelé à assurer les week-ends et les jours fériés, d'autre part, était chargé d'assurer la permanence des membres du corps préfectoral le week-end des 23 et 24 mars 2024. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur dudit arrêté manque en fait.
4. En deuxième lieu, si l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dispose que " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union " et que " 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que ces dispositions ne s'adressent pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union européenne. Le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est ainsi inopérant. Il ne peut, par suite, être utilement invoqué en l'espèce par M. A.
5. En troisième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions qu'il contient. Le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation manque par suite en fait.
6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment à ce qui vient d'être dit du caractère suffisant de la motivation de l'arrêté attaqué, que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de M. A avant d'obliger celui-ci à quitter le territoire français sans délai, de lui interdire le retour sur le même territoire pour une durée d'un an et de fixer son pays de renvoi.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
8. Si M. A soutient que son père, son frère et ses oncles et tantes résident régulièrement en France, il n'apporte toutefois aucun élément à l'appui de ces allégations et, quoi qu'il en soit, n'établit pas, ni même n'allègue, entretenir avec les personnes en cause des liens particulièrement intenses et stables. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de son audition du 23 mars 2024 par les services de police, que le requérant n'est entré en France, selon ses déclarations, qu'en 2022, soit deux ans seulement avant l'intervention de l'arrêté attaqué, qu'il est célibataire, sans enfant ou autre personne à charge, et qu'il n'est pas dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans au moins. Dans ces conditions, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas, en obligeant l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et en fixant son pays de renvoi, porté une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ces décisions ont été prises et n'a ainsi pas méconnu les stipulations citées au point précédent. Pour les mêmes raisons, l'autorité en cause n'a pas davantage entaché lesdites décisions d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle du requérant.
9. En sixième lieu, M. A fait valoir, à l'appui d'un moyen soulevé lors de l'audience publique et tiré de ce que les décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an seraient disproportionnées, qu'il n'avait jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement avant l'édiction de l'arrêté attaqué.
10. Toutefois, d'une part, la circonstance ainsi invoquée ne saurait caractériser une circonstance particulière au sens du premier alinéa de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, c'est-à-dire une circonstance particulière de nature à faire obstacle, lorsqu'un étranger se trouve dans l'un des cas prévus aux 1° à 8° de cet article, à ce que le risque de soustraction à une décision portant obligation de quitter le territoire français mentionné au 3° de l'article L. 612-2 du même code soit regardé comme établi. Or il ressort des pièces du dossier et n'est au demeurant pas contesté par lui que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, de sorte qu'il se trouvait, à la date de l'arrêté attaqué, dans le cas prévu au 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-2 du même code en refusant un délai de départ volontaire à l'intéressé au motif, notamment, qu'il existait un risque que celui-ci se soustraie à son obligation de quitter le territoire français.
11. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard à ce qui a été dit ci-dessus au point 8 et nonobstant la circonstance que M. A n'avait jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement avant l'édiction de l'arrêté attaqué, que le préfet de Seine-et-Marne, qui a d'ailleurs expressément relevé cette circonstance pour fixer la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français en litige, ait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant cette durée à seulement un an.
12. En septième lieu, le moyen d'erreur de droit que M. A a invoqué dans sa requête et qu'il n'a pas repris lors de l'audience publique n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
13. Il en va de même, en dernier lieu, du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne en date du 23 mars 2024.
Sur le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
15. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. "
16. Il résulte de ces dispositions que le signalement d'un étranger aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen est une conséquence automatique d'une interdiction de retour sur le territoire français et que, lorsqu'elle édicte une telle interdiction, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé dudit signalement sans prendre pour autant une décision distincte susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation du signalement de celui-ci aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen sont irrecevables et ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée pour information au ministre au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Lu en audience publique le 9 avril 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : P. ZANELLALa greffière,
Signé : N. RIELLANT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026