lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404221 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RICHER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 avril 2024, M. B A, représenté par Me Moustardier, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'arrêté du 16 février 2024 par lequel le maire de Chessy a prononcé une mise en demeure de démolir une maison individuelle sise 57 rue des Coulommières ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Chessy une somme de 3 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est présumée remplie lorsqu'une mise en demeure, prononcée sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, prescrit une mise en conformité nécessitant la démolition d'une construction ;
- l'arrêté en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale, consacré par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, alors que la maison dont la démolition est demandée constitue la résidence principale de sa famille ;
- l'atteinte fondant la mise en demeure porte sur le dépassement des hauteurs définies par le permis de construire, alors que la surélévation du terrain est le fait de la société V2M et que le dépassement n'est que de 60 centimètres seulement ;
- les règles de hauteur ont pour but de modeler l'aspect général du paysage urbain, par conséquent leur méconnaissance ne présente pas de caractère substantiel justifiant la mise en demeure contestée ;
- sa maison s'inscrit dans le paysage urbain environnant ;
- l'expertise judiciaire demandée par la commune de Chessy a relevé une surélévation de la construction essentiellement due à celle du terrain, et a conclu à la responsabilité de la société V2M, en charge de cette construction ;
- la démolition ne constitue pas la mesure la plus appropriée, alors qu'il serait possible de refaire le terrassement extérieur du terrain et de réduire la hauteur de l'acrotère afin de limiter le dépassement à une trentaine de centimètres ;
- l'arrêté litigieux porte une atteinte disproportionnée au droit de propriété garanti par l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que la maison ne méconnaît pas les finalités poursuivies par la règle de hauteur des constructions, et au regard de l'emprunt immobilier dont ils sont encore redevables ;
- cet arrêté est entaché d'un vice de procédure, faute d'avoir été précédé du procès-verbal de constat d'infraction prévu à l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, alors que le procès-verbal dressé le 31 mars 2024 ne porte pas sur les faits retenus pour justifier la mise en demeure de démolition ;
- l'astreinte prononcée par l'arrêté est disproportionnée au regard des faits reprochés ;
- la mise en demeure de démolir est illégale dès lors que la construction pourrait faire l'objet d'une régularisation par l'octroi d'une nouvelle autorisation, au regard des dispositions de l'article UF10 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal relatives aux terrains en pente, autorisant une hauteur maximale de 6,30 m, ainsi que des surélévations ponctuelles ;
- en application de ces règles, la hauteur de l'acrotère pourrait être abaissée, réduisant la non-conformité au dépassement de la toiture-terrasse de seulement 61 centimètres ;
- un tel dépassement entrerait dans la définition de l'adaptation mineure au sens de l'article L. 532-3 du code de l'urbanisme ;
- le courrier du 25 janvier 2024 par lequel le maire de Chessy les a informés de son intention de les mettre en demeure ne comportait aucune mention de l'astreinte prononcée, en méconnaissance de la procédure contradictoire ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'une insuffisance de motivation.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 avril 2024, la commune de Chessy, représentée par Me Richer, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle fait valoir que l'arrêté du 16 février 2024 par lequel M. et Mme A ont été mis en demeure de mettre en conformité leur maison individuelle a été retiré par un arrêté du 25 avril suivant.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 26 avril 2024, M. A déclare se désister de l'instance.
La requête a été communiquée le 10 avril 2024 au préfet de Seine-et-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 29 avril 2024 à 10h00 en présence de Mme Guillemard, greffière d'audience, Mme Letort a lu son rapport.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. M. A, propriétaire de la parcelle n° AD 943 sise 57 rue des Coulommières sur le territoire de la commune de Chessy, a obtenu de cette dernière, le 9 octobre 2019, la délivrance d'un permis pour la construction d'une maison individuelle. Par un procès-verbal du 31 mars 2021, la police municipale a relevé l'existence d'un remblai et d'une clôture non autorisés par le permis de construire, et par une ordonnance du 31 octobre suivant, le tribunal judiciaire de Meaux a désigné un expert, dont le rapport en date du 13 novembre 2023 conclut à l'existence d'une surélévation du terrain d'assiette et de la construction non conforme. Par un courrier du 25 janvier 2024, la commune de Chessy a informé M. A de son intention de le mettre en demeure de respecter les termes du permis de construire. Le requérant a présenté ses observations par une lettre du 14 février, et par un arrêté du 16 février, le maire de la commune de Chessy a mis en demeure M. A de procéder à la démolition de sa maison d'habitation. M. A demande la suspension des effets de cet arrêté.
3. Toutefois, en conséquence du retrait de cet arrêté intervenu en cours d'instance, M. A a déclaré se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la commune de Chessy.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
La juge des référés,
C. LETORTLa greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026