Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2404506
lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404506 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | BOUDJELTI |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre enregistrée le 22 décembre 2023, Mme B C, représentée par
Me Boudjelti, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande d'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 23 octobre 2023.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne ne lui a pas remis le certificat de résidence mis en fabrication et annoncé dans le mémoire en défense du 19 juin 2023.
La demande initiale de Mme C a été communiquée le 11 janvier 2024 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucune observation.
Un rappel de la demande d'exécution a été transmis le 21 mars 2024 à la préfète du
Val-de-Marne, resté sans réponse.
Le 4 avril 2024, Me Boudjelti, représentant Mme C, a informé le tribunal qu'elle n'avait toujours pas reçu son certificat de résidence algérien, alors qu'il est périmé.
Par une ordonnance du 11 avril 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 23 octobre 2023.
Le 3 mai 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'avait été remis à Mme C, le 26 avril 2024, un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 5 septembre 2024.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 7 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2304798) du 23 octobre 2023 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 23 octobre 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté le non-lieu à statuer sur la demande présentée par Mme C le 15 mai 2023 et tendant à ce qu'un rendez-vous lui soit délivré par la préfète du Val-de-Marne en vue de lui remettre son certificat de résidence algérien. La préfète du Val-de-Marne avait en effet, le 6 juin 2023, remis à l'intéressée une attestation de décision favorable indiquant qu'un certificat de résidence algérien valable du 6 mars 2023 au 5 mars 2024 avait été mis en fabrication et allait lui être délivré. Cette remise n'ayant pas eu lieu, par une lettre enregistrée le 22 décembre 2023, Mme C a demandé au tribunal d'assurer l'exécution de cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'a présenté aucune observation pendant la phase administrative. Elle a toutefois remis à l'intéressée, le 26 avril 2024, un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 5 septembre 2024.
2. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a remis à Mme C, le 26 avril 2024, un certificat de résidence algérien valable du 6 septembre 2023 au 5 septembre 2024. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de l'ordonnance du
23 octobre 2023 présentée par Mme C.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de l'ordonnance du
23 octobre 2023 présentée par Mme C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2404506
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