vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404677 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 15 avril 2024 sous le n° 2404677 et un mémoire complémentaire enregistré le 30 avril suivant, l'association Mobilité Réduite du Sud
Seine-et-Marne demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article
L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision implicite par laquelle la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau a rejeté sa demande en date du 31 août 2023 ;
2°) d'ordonner la fermeture administrative temporaire de cet établissement tant que les travaux de mise en accessibilité réglementaire ne seront pas réalisés ;
3°) à défaut, d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de procéder, à compter de l'ordonnance à intervenir, aux travaux de mise en conformité concernant l'accessibilité aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite du stade équestre du Grand Parquet, à partir du 12 juillet 2024 à minuit et sous astreinte de
500 euros par jour de retard ;
4°) de désigner un contrôleur technique en application de l'arrêté du 26 novembre 2009 ;
5°) d'ordonner une mission de contrôle de l'accessibilité du stade équestre du Grand Parquet aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite, en présence de la requérante et de la défenderesse, au plus tard le 12 juillet 2024 ;
6°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de produire à l'autorité administrative supérieure tous les documents administratifs relatifs à l'accessibilité de cet établissement ;
7°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau accueillera les délégations olympiques et paralympiques de Corée et d'Irlande au sein du centre équestre du Grand Parquet, dans le cadre de la préparation des Jeux, du 15 juillet au 8 septembre 2024, alors que les stades et leurs abords ne sont pas accessibles à tout le monde ;
- à ce jour, le budget 2024 ne comporte aucun des travaux discutés lors de l'audience de référé du 30 janvier 2024, alors que le stade équestre du Grand Parquet n'a pas fait l'objet d'un agenda d'accessibilité programmé approuvé par le préfet, ni d'une attestation d'accessibilité aux personnes handicapées, ni de la mise en place d'un registre public d'accessibilité ;
- le juge des référés peut ordonner la réalisation de travaux, c'est pourquoi il est demandé, soit de prononcer la fermeture administrative temporaire du stade équestre, soit d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau d'effectuer les travaux d'accessibilité dans un délai imparti, avec astreinte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 avril 2024, la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis la somme de 3 000 euros à la charge de l'association Mobilité Réduite sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est partiellement irrecevable dès lors qu'elle se prévaut de faits nouveaux, alors que l'ordonnance du 31 janvier 2024 ne s'est pas prononcée sur l'urgence et que la décision qu'elle a rendue le 9 novembre 2023 ne rejette pas la demande de l'association ;
- les conclusions de la requête tendant à la fermeture administrative du stade équestre, à la réalisation des travaux de mise en accessibilité, à la désignation d'un contrôleur technique et d'une mission de contrôle de son accessibilité, à la production d'un calendrier prévisionnel des travaux et à la production de documents administratifs sont irrecevables dès lorsqu'aucune de ces mesures ne présente de caractère provisoire ;
- l'association ne démontre pas l'urgence de sa demande, alors qu'une commission d'accessibilité a présenté le 13 avril 2023 un diagnostic d'accessibilité des équipements communautaires, une priorisation des mises en conformité ainsi qu'un point sur les travaux de mise en conformité en cours ;
- elle s'est engagée dans une démarche pluriannuelle de réalisation des travaux d'accessibilité sur différents sites, les travaux sollicités par l'association étant inscrits au budget de l'année 2024 ;
- il ressort des délibérations du conseil communautaire du 28 mars 2024 que le budget annexe du Grand Parquet a été inscrit au budget 2024 ;
- des devis ont été établis pour la réalisation des travaux qui interviendront en mai et en juin prochain ;
- la labellisation " Terre de Jeux 2024 ", à caractère purement promotionnel, ainsi que l'inscription d'un centre sportif sur la liste des centres de préparation aux jeux, simplement susceptibles d'accueillir une délégation, ne suffisent pas à regarder ses équipements comme indispensables aux jeux olympiques et paralympiques 2024 ;
- la requête se fonde sur un ensemble de textes, dont certains ont été abrogés ou sont dépourvus de valeur normative, sans formuler de moyens ;
- le moyen tiré de la non-conformité du stade équestre du Grand Parquet n'est pas étayé ;
- le site étant protégé et classé, le sol ne pourra pas être recouvert de ciment afin de conserver son caractère perméable.
II - Par une requête enregistrée le 15 avril 2024 sous le n° 2404681 et un mémoire complémentaire enregistré le 30 avril suivant, l'association Mobilité Réduite du
Sud Seine-et-Marne demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de la décision implicite par laquelle la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau a rejeté sa demande en date du 31 août 2023 ;
2°) d'ordonner la fermeture administrative temporaire du stade Mahut tant que les travaux de mise en accessibilité réglementaire ne seront pas réalisés ;
3°) à défaut, d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de procéder, à compter de l'ordonnance à intervenir, aux travaux de mise en conformité concernant l'accessibilité aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite du stade Mahut, à partir du 12 juillet 2024 à minuit et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de désigner un contrôleur technique en application de l'arrêté du 26 novembre 2009 ;
5°) d'ordonner une mission de contrôle de l'accessibilité du stade Mahut aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite, en présence de la requérante et de la défenderesse, au plus tard le 12 juillet 2024 ;
6°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de produire à l'autorité administrative supérieure tous les documents administratifs relatifs à l'accessibilité de cet établissement ;
7°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau accueillera les délégations olympiques et paralympiques de Corée et d'Irlande au sein du stade Mahut, dans le cadre de la préparation des Jeux, du 15 juillet au 8 septembre 2024, alors que le stade et ses abords ne sont pas accessibles à tout le monde ;
- à ce jour, le budget 2024 ne comporte aucun des travaux discutés lors de l'audience de référé du 30 janvier 2024, alors que le stade Mahut n'a pas fait l'objet d'un agenda d'accessibilité programmé approuvé par le préfet, ni d'une attestation d'accessibilité aux personnes handicapées, ni de la mise en place d'un registre public d'accessibilité ;
- le juge des référés peut ordonner la réalisation de travaux, c'est pourquoi il est demandé, soit de prononcer la fermeture administrative temporaire du stade Mahut, soit d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau d'effectuer les travaux d'accessibilité dans un délai imparti, avec astreinte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 avril 2024, la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis la somme de 3 000 euros à la charge de l'association Mobilité Réduite sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est partiellement irrecevable dès lors qu'elle se prévaut de faits nouveaux, alors que l'ordonnance du 31 janvier 2024 ne s'est pas prononcée sur l'urgence et que la décision qu'elle a rendue le 9 novembre 2023 ne rejette pas la demande de l'association ;
- les conclusions de la requête tendant à la fermeture administrative du stade Mahut, à la réalisation des travaux de mise en accessibilité, à la désignation d'un contrôleur technique et d'une mission de contrôle de son accessibilité, à la production d'un calendrier prévisionnel des travaux et à la production de documents administratifs sont irrecevables dès lorsqu'aucune de ces mesures ne présente de caractère provisoire ;
- l'association ne démontre pas l'urgence de sa demande, alors que plusieurs équipements du site Philippe Mahut ne relèvent pas de sa compétence, qu'un agenda d'accessibilité programmé a été approuvé par un arrêté préfectoral du 12 janvier 2016 pour la piscine de la Faisanderie et la Maison des sports, que le stand de tir a fait l'objet d'un permis de construire incluant le réaménagement des accès et des espaces de circulation pour personnes à mobilité réduite ;
- elle s'est engagée dans une démarche pluriannuelle de réalisation des travaux d'accessibilité sur différents sites, les travaux sollicités par l'association étant inscrits au budget de l'année 2024 ;
- il ressort des délibérations du conseil communautaire du 28 mars 2024 que le budget annexe du site Philippe Mahut a été inscrit au budget 2024 ;
- des devis ont été établis pour la réalisation des travaux qui interviendront en mai et en juin prochain ;
- la labellisation " Terre de Jeux 2024 ", à caractère purement promotionnel, ainsi que l'inscription d'un centre sportif sur la liste des centres de préparation aux jeux, simplement susceptibles d'accueillir une délégation, ne suffisent pas à regarder ses équipements comme indispensables aux jeux olympiques et paralympiques 2024 ;
- la requête se fonde sur un ensemble de textes, dont certains ont été abrogés ou sont dépourvus de valeur normative, sans formuler de moyens ;
- le moyen tiré de la non-conformité du site Mahut n'est pas étayé ;
- le site étant protégé et classé, le sol ne pourra pas être recouvert de ciment afin de conserver son caractère perméable.
III - Par une requête enregistrée le 19 avril 2024 sous le n° 2404934, et un mémoire complémentaire enregistré le 30 avril 2024, l'association Mobilité Réduite du Sud
Seine-et-Marne demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article
L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner la suspension de la décision du 28 février 2024 de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau en tant qu'elle n'a pas répondu à plusieurs de ses demandes ;
2°) d'ordonner la fermeture administrative temporaire de la Maison des sports tant que les travaux de mise en accessibilité réglementaire ne seront pas réalisés ;
3°) à défaut, d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de procéder, à compter de l'ordonnance à intervenir, aux travaux de mise en conformité concernant l'accessibilité aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite de la Maison des sports, à partir du 12 juillet 2024 à minuit et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de désigner un contrôleur technique en application de l'arrêté du
26 novembre 2009 ;
5°) d'ordonner une mission de contrôle de l'accessibilité de la Maison des sports aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite, en présence de la requérante et de la défenderesse, au plus tard le 12 juillet 2024 ;
6°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de produire à l'autorité administrative supérieure tous les documents administratifs relatifs à l'accessibilité de cet établissement ;
7°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau accueillera les délégations olympiques et paralympiques de Corée et d'Irlande sur le site Mahut, au sein duquel est située la Maison des sports, dans le cadre de la préparation des Jeux, du 15 juillet au 8 septembre 2024, alors que les stades et leurs abords ne sont pas accessibles à tout le monde ;
- bien qu'elle ait fait l'objet d'un agenda d'accessibilité programmé, l'attestation de fin des travaux réalisés sur la Maison des sports est entachée de vices de légalité ;
- la plupart des interventions annoncées n'ont pas fait l'objet d'un accord du conseil communautaire en date du 28 mars 2024 sur l'objet des travaux, les délais de réalisation et le montant des dépenses ;
- le juge des référés peut ordonner la réalisation de travaux, c'est pourquoi il est demandé, soit de prononcer la fermeture administrative temporaire de la Maison des sports, soit d'enjoindre à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau d'effectuer les travaux d'accessibilité dans un délai imparti, avec astreinte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 avril 2024, la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis la somme de 3 000 euros à la charge de l'association Mobilité Réduite sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions de la requête tendant à la fermeture administrative de la Maison des sports, à la réalisation des travaux de mise en accessibilité, à la désignation d'un contrôleur technique et d'une mission de contrôle de son accessibilité, à la production d'un calendrier prévisionnel des travaux et à la production de documents administratifs sont irrecevables dès lors qu'aucune de ces mesures ne présente de caractère provisoire ;
- l'association ne démontre pas l'urgence de sa demande, alors qu'un agenda d'accessibilité programmé a été approuvé par un arrêté préfectoral du 12 janvier 2016 pour la Maison des sports, que l'ensemble des travaux ont été effectués en 2018 et ont fait l'objet d'attestations en date du 20 mai 2022 ;
- une commission d'accessibilité s'est réunie le 13 avril 2023, a établi un diagnostic d'accessibilité des équipements communautaires et a fait le point sur les projets de mise en conformité en cours de réalisation ;
- elle s'est engagée dans une démarche pluriannuelle de réalisation des travaux d'accessibilité sur différents sites, les travaux sollicités par l'association étant inscrits au budget de l'année 2024 ;
- les travaux de mise en conformité de la Maison des sports étant intervenus au cours de l'année 2018, seuls quelques compléments de travaux mineurs sont inscrits au budget 2024 et feront l'objet d'une réalisation prochaine ;
- des devis ont été établis pour la réalisation des travaux qui interviendront en mai et en juin prochain ;
- la labellisation " Terre de Jeux 2024 ", à caractère purement promotionnel, ainsi que l'inscription d'un centre sportif sur la liste des centres de préparation aux jeux, simplement susceptibles d'accueillir une délégation, ne suffisent pas à regarder ses équipements comme indispensables aux jeux olympiques et paralympiques 2024 ;
- la requête se fonde sur un ensemble de textes, dont certains ont été abrogés ou sont dépourvus de valeur normative, sans formuler de moyens ;
- la Maison des sports a fait l'objet d'un agenda d'accessibilité programmé, approuvé par le préfet le 12 janvier 2022, ainsi que d'une attestation de mise en conformité en date du 20 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitat ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 2 mai 2024 à 10h00 en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de Mme Letort ;
- les observations de M. A, représentant l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne, qui soutient en outre que pour la maison des sports, le bureau d'études a identifié tout un ensemble de problèmes d'accessibilité en 2021 et 2022 sans que la communauté d'agglomération ait immédiatement lancé les travaux, que pour le stade Grand Parquet et le stade Mahut manquent toujours l'agenda et le registre d'accessibilité, que l'attestation de fin de travaux de la maison des sports a été établie plus de quatre ans après leur réalisation alors qu'elle doit être faite en principe dans le délai de deux mois, et que le dépôt d'une demande de travaux entraîne l'examen des conditions d'accessibilité, pour lesquelles les travaux ne sont en pratique jamais réalisés alors que les manifestations autour des Jeux olympiques doivent pouvoir être accessibles à tous ;
- et les observations de Me Santangelo, représentant la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau, qui fait valoir en outre que les requêtes précédentes ont été rejetées dès lors qu'elles portaient sur des décisions qui ne constituaient pas des rejets, et au regard des preuves fournies à ces occasions, que la situation reste inchangée alors qu'au surplus, elle produit également des bons de commande, preuves de la mise en œuvre effective des travaux, et que la maison des sports a fait l'objet d'un agenda défini en 2015 et d'une attestation de fin de travaux en 2022.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Par deux courriers du 29 août 2023, l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne a saisi le président de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de la non-conformité aux règles d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite du centre équestre du Grand Parquet et du stade Mahut, auxquels il a été répondu, par une lettre du 9 novembre suivant, que l'ensemble des travaux nécessaires à ces mises en conformité seraient inscrits au budget et réalisés au cours de l'année 2024. Par une ordonnance du 31 janvier 2024, le juge des référés de ce tribunal a rejeté une première requête présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative contre les décisions de rejet implicite de ces deux demandes. Parallèlement, par une lettre du
15 janvier 2024, l'association requérante a demandé à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau de procéder à la mise en conformité de la Maison des sports. Par les trois présentes requêtes, l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne demande à titre principal la suspension de l'exécution des décisions implicites par lesquelles la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau a rejeté ses trois demandes de mises en conformité.
3. Au regard de l'ensemble des pièces fournies en défense, aucun des moyens soulevés par les trois requêtes n'est de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions litigieuses.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne doivent être rejetées.
Sur les frais de justice :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne la somme demandée par la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes n° 2404677, 2404681 et 2404934 présentées par l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne et à la communauté d'agglomération du pays de Fontainebleau.
La juge des référés, La greffière,
Signé : C. Letort Signé : S. Aubret
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière, - 2404681 - 2404934
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026