mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404817 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BAZIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 avril 2024, complétée les 6 et 7 mai 2024, Mme E A, représentée par Me Lerat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 11 mars 2024 par laquelle le maire de la commune de Jablines a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie, l'a placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 5 septembre 2023 pour un an et a retiré les décisions du 6 décembre 2023 l'ayant placée à titre provisoire en congé pour invalidité imputable au service ;
2°) d'enjoindre à la commune de Jablines, à titre principal, de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme A, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
3°) d'enjoindre à la commune de Jablines de rétablir son plein traitement à compter de la notification de la présente ordonnance jusqu'à ce qu'une nouvelle décision soit prise sur l'imputabilité au service de sa maladie ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Jablines une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle indique que, secrétaire générale de la commune de Jablines, elle a fait l'objet, compter d'août 2022, d'un harcèlement moral de la part du maire de la commune, prenant la forme de rappels sur son salaire en raison d'indemnités indûment perçues, qu'elle a constaté à son retour de congés qu'elle n'avait plus accès à son bureau, que son ordinateur avait été déplacé au bureau d'accueil et qu'elle n'avait plus non plus accès aux logiciels métiers et à sa messagerie, qu'elle a été prévenue le 1er septembre 2022 qu'elle avait trois mois pour partir, sous peine de procédure disciplinaire, qu'elle a dû restituer l'ordinateur portable mis à sa disposition, qu'il lui a été reproché à cette occasion d'avoir effacé des données, qu'un titre exécutoire a été émis à son encontre qui a été contesté, qu'elle a alors demandé à être placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service, que ces demandes ont fait l'objet de décisions implicites de rejet qui ont aussi été contestées, que le conseil médical a diligenté une expertise le 8 novembre 2023, qu'elle a sollicité la protection fonctionnelle ce qui lui a été refusé et qu'elle a contesté ce refus, qu'elle a été placée en invalidité temporaire imputable au service par un arrêté du 6 décembre 2023, que le 13 février 2024, le conseil médical a rendu un avis défavorable à la reconnaissance de maladie professionnelle et un avis favorable à l'imputabilité de l'accident de service et que, par un arrêté du 11 mars 2024, le maire de la commune de Jablines a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie, l'a placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à compter du 5 septembre 2023 pour un an et a retiré les décisions du
6 décembre 2023 l'ayant placée à titre provisoire en congé pour invalidité imputable au service.
Elle soutient que la condition d'urgence est satisfaite eu égard à la baisse de salaire générée par la décision contestée, son traitement ayant été réduit des deux tiers, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été prise à la suite d'une procédure irrégulière car elle n'a pas été informée de la date du conseil médical, elle n'a pas été invitée à prendre connaissance du dossier, et elle n'a pas pu présenter ses observations, qu'il n'est pas établi que le conseil médical ait été régulièrement composé, que la décision n'est pas motivée et qu'elle est entachée d'une erreur de droit car elle a apporté de nombreux éléments sur le lien direct et exclusif entre sa maladie et le traitement subi dans le cadre de ses fonctions.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 mai 2024, la commune de Jablines, représentée par Me Poput, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite.
Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 17 avril 2024 sous le n° 2404799, Mme A a demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 7 mai 2024, tenue en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Abbar, représentant Mme D, absente, qui rappelle qu'elle occupait les fonctions de secrétaire général au sein de la commune de Jablines et qu'elle donnait toute satisfaction, qu'elle a connu une dégradation de ses conditions de travail à compter d'août 2022, qu'elle a constaté que son bureau avait changé de place et qu'elle n'avait plus accès à sa messagerie et aux logiciels métier, qu'en septembre 2022, le maire lui a demandé de partir, qu'elle a fait une dépression et a été arrêtée à compter du 5 septembre 2022, qu'elle a fait l'objet d'accusations infondées, qu'en avril 2023, une expertise a confirmé le bien-fondé de l'arrêt de travail, qu'elle a demandé le classement de son affection en maladie professionnelle, que le médecin de prévention a considéré qu'il s'agissait bien d'une maladie professionnelle de même que le médecin psychiatre, que la reconnaissance d'une maladie professionnelle lui a été refusé mais que l'accident de service lui a été accordé, que la condition d'urgence est satisfaite car elle ne gagne plus que 900 euros par mois au lieu de 3.000 et qu'un titre exécutoire a été émis, qui maintient qu'elle n'a pas été informée de la date du conseil médical ce qui ne lui a pas permis d'être présente, que la deuxième convocation est entachée d'un vie de procédure puisqu'elle n'en a pas eu connaissance, que son dossier comportait des éléments importants dont le rapport du médecin psychiatre, qu'aucune faute personnelle n'a été démontrée, que son régime indemnitaire était régulier, et que les transferts qui lui sont reprochés n'ont pu être fait par elle ;
- et les observations de Me Poput, représentant la commune de Jablines, qui maintient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite car ses charges en temps normal dépassent ses capacités, que l'intéressée bénéficie d'un complément de sa mutuelle, que le conseil médical a été régulièrement convoqué et que l'intéressée était informée, qui rappelle qu'elle donnait toute satisfaction jusqu'en août 2022, qu'elle n'apporte aucun élément sur les faits qui lui sont reprochés alors qu'elle gérait toutes les affaires de la commune, que sa place était à la banque d'accueil de la mairie, qu'elle a fait signer au maire un arrêté d'avancement auquel elle n'avait pas droit, que la paierie départementale a bloqué le paiement, qu'elle a effectué des manœuvres pour masquer ses versements excédentaires et a effacé tous les dossiers de son ordinateur, d'une taux d'incapacité supérieur à 25 % n'existe pas et qu'un avis défavorable à la maladie professionnelle a été rendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 11 mars 2024, le maire de la commune de Jablines (Seine-et-Marne) a refusé de placer Mme A, adjoint administratif territorial principal de 1ère classe, occupant les fonctions de secrétaire de mairie, en congé pour invalidité imputable au service, l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé du 5 septembre 2023 au 4 septembre 2024 et a retiré les décisions des 6 décembre 2023 et 17 janvier 2024 l'ayant placée en congé imputable au service à titre temporaire. Cette décision faisait suite à un avis rendu le 7 février 2024 par le conseil médical départemental de Seine-et-Marne, en formation plénière, défavorable à la reconnaissance d'une maladie professionnelle et favorable à l'imputabilité d'accident de service. Par une requête enregistrée le 17 avril 2024, Mme A a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision et sollicite du juge des référés, par sa requête du même jour, la suspension de son exécution.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 30 juillet 1987 susvisé :
" I. - Le conseil médical départemental est composé : 1° En formation restreinte, de trois médecins titulaires et un ou plusieurs médecins suppléants, désignés par le préfet, pour une durée de trois ans renouvelable, parmi les praticiens figurant sur la liste prévue à l'article 1er du présent décret. () ; 2° En formation plénière : a) Des membres mentionnés au 1° ; b) De
deux représentants de la collectivité ou de l'établissement public désignés dans les conditions prévues à l'article 4-1 ; c) De deux représentants du personnel, désignés dans les conditions prévues à l'article 4-2. Chaque titulaire mentionné au b et au c dispose de deux suppléants désignés dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités que les membres titulaires.
Un médecin est désigné par le préfet parmi les médecins titulaires pour assurer la présidence du conseil médical. () ". Aux termes de l'article 7 du même décret : " () II. - Lorsque sa situation fait l'objet d'un examen par un conseil médical réuni en formation plénière, le secrétariat du conseil médical informe le fonctionnaire de la date à laquelle le conseil médical examinera son dossier, de son droit à consulter son dossier et de son droit d'être entendu par le conseil médical. La formation plénière examine le dossier dans le délai d'un mois à compter de la réception de la demande d'inscription à l'ordre du jour par son secrétariat. Ce délai est porté à deux mois lorsqu'il est fait application de la procédure prévue à l'article 6-2. III. - Le fonctionnaire peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. Il peut, en outre, être accompagné ou représenté par une personne de son choix. Dix jours au moins avant la réunion du conseil médical, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande ou par l'intermédiaire d'un médecin. Le fonctionnaire intéressé et l'autorité territoriale peuvent faire entendre le médecin de leur choix par le conseil médical. S'il le juge utile, le conseil médical entend le fonctionnaire intéressé. () V. - L'avis du conseil médical en formation plénière est motivé. L'avis du conseil médical est notifié, dans le respect du secret médical, à l'autorité territoriale et à l'agent par le secrétariat du conseil médical par tout moyen permettant de conférer date certaine à cette notification. L'autorité territoriale ou, le cas échéant, la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales informe le conseil médical des décisions qui sont rendues sur son avis ". Aux termes de l'article 9 du même décret : " Le médecin du service de médecine préventive prévu aux articles L. 812-3 à L 812-5 du code général de la fonction publique compétent à l'égard du fonctionnaire dont le cas est soumis au conseil médical est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir s'il le demande communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet obligatoirement un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 24, 33 et 37-7
ci-dessous. () ".
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, par une lettre du 25 octobre 2023, le président du conseil médical départemental a informé Mme A de la réunion du 8 novembre 2023 devant examiner son dossier et l'a informée de son droit d'adresser au secrétariat toutes observations écrites, certificats médicaux ou pièces médicales complémentaires lui paraissant utiles, qu'elle pouvait prendre connaissance de son dossier et faire entendre le médecin de son choix le jour de la séance, que l'examen de son cas a été reporté en raison de la nécessité de disposer d'une expertise par un spécialiste agréé, que cette expertise, dont il ne ressort d'aucun texte que ses conclusions devaient lui être communiquées sans demande de sa part ou de son médecin traitant, a été réalisée le 21 décembre 2023, que les mêmes informations ont été réitérées dans la lettre du 25 janvier 2024 l'informant de la nouvelle réunion du comité médical du 7 février 2024, que le docteur C, médecin de prévention, a été informé qu'il pouvait obtenir communication du dossier de Mme A et de la possibilité de présenter des observations et enfin que le comité médical a rendu son avis en présence d'un représentant des collectivités, d'un représentant du personnel et de deux médecins, soit dans des conditions de quorum régulières.
5. Dans ces conditions, et en l'état de l'instruction, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée a été rendue à la suite d'une procédure irrégulière suivie devant le comité médical départemental et qu'elle a été privée d'une garantie substantielle susceptible d'avoir une incidence sur le sens de la décision.
6. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, applicable aux fonctionnaires territoriaux en vertu de l'article L. 211-1 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ".
7. La décision en litige vise les articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que le décret susvisé du 30 juillet 1987 et les différentes pièces produites par l'intéressée. Elle précise qu'il n'est pas établi par l'ensemble des éléments du dossier que la maladie déclarée par Mme A le 4 juillet 2023 est essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions.
8. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée n'est pas de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 susvisé, dans sa rédaction applicable : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale. Ce taux correspond à l'incapacité que la maladie est susceptible d'entraîner. Il est déterminé par le conseil médical compte tenu du barème indicatif d'invalidité annexé au décret pris en application du quatrième alinéa de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite ".
10. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service.
11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme A a été engagée pour exercer les fonctions de secrétaire de mairie au sein de la commune de Jablines, commune de 700 habitants membre de la communauté d'agglomération Marne-et-Gondoire, que cette commune a décidé, à compter du 1er janvier 2022, d'adhérer au service commun des ressources humaines de cet établissement public, qu'elle était sa seule employée, et donc en charge également de l'accueil des administrés, que des incohérences sont apparues à l'été 2022 lors de l'examen de certains éléments de sa rémunération lors du transfert de son dossier au service des ressources humaines de la communauté d'agglomération, que, rentrée de congés le 18 août 2022, Mme A a été informée des interrogations de ce service ainsi que de celle de la direction départementale des finances publiques, qu'elle a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 5 septembre 2022 sans avoir été en mesure de rencontrer personnellement le maire de la commune, en congés à cette période, et n'est plus retournée dans les services de la mairie depuis cette date, et qu'elle n'a sollicité qu'en juillet 2023, soit neuf mois plus tard la reconnaissance d'une maladie professionnelle pour " dépression sévère ", résultant de " dégradations des conditions de travail, retrait des fonctions, changement de bureau, retrait des logiciels professionnels, propos menaçants ".
12. Ce faisant, elle n'établit pas, en l'état de l'instruction, le lien direct de l'affection dont elle dit souffrir avec ses conditions de travail, dès lors qu'elle n'a pas été en mesure d'avoir un échange personnel, et donc de faire l'objet de " propos menaçants ", avec le maire de la commune entre son retour de congés annuels et son départ en congé de maladie ordinaire à la fin de l'été 2022, que le retrait des fonctions ou des logiciels professionnels qu'elle déplore est pour l'essentiel du au transfert de certaines de ses fonctions au service des ressources humaines de la communauté d'agglomération et que le maire de la commune est seul responsable de l'affectation des postes de travail au sein des bâtiments publics, au surplus lorsque ce bâtiment n'en comprend qu'un seul.
13. Dans ces conditions, et en l'état de l'instruction c'est sans erreur de droit ni erreur de fait ni erreur d'appréciation que le maire de la commune de Jablines a considéré que la maladie de Mme A n'était pas essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et lui a refusé l'octroi d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée du 11 mars 2024 et que la requête de Mme A ne pourra qu'être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E A, à la commune de Jablines, à la communauté d'agglomération Marne-et-Gondoire et au préfet de Seine-et-Marne.
Le juge des référés,La greffière,
B : M. AymardB : S. Aubret
La République mande et ordonne au ministre de la transformation et de la fonction publiques, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2404817
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026