lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2406015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BON-JULIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mai 2024, la société " Télédiffusion de France (TDF) ", représentée par Me Bon-Julien, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre ensemble les effets de l'arrêté du maire de Choisy-le-Roi du 21 décembre 2023 et de la décision implicite rejetant son recours gracieux contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Choisy-le-Roi de prendre un arrêté provisoire de non-opposition à la déclaration préalable enregistrée sous le numéro DP 094 022 23 C0159 pour l'installation d'une station de radiotéléphonie sur un immeuble situé 26 place Honoré Daumier dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Choisy-le-Roi la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle indique qu'elle a été sollicitée par la société " Free Mobile " pour installer une station de téléphonie mobile sur un immeuble situé 26 place Honoré Daumier à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qu'elle a donc déposé le 30 octobre 2023 un dossier de déclaration préalable et que, par un arrêté du 21 décembre 2023, notifié le 28, le maire de la commune s'est opposé à cette déclaration préalable, et qu'elle a formé un recours gracieux le 28 janvier 2024 auquel il n'a pas été répondu.
Elle soutient que la condition d'urgence est satisfaite en raison de l'intérêt public qui préside à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile et que les travaux en cause visent à compléter cette couverture dans une zone où elle est susceptible d'être de moins bonne qualité, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière et que les trois motifs retenus par le maire de la commune de Choisy-le-Roi pour s'opposer à sa déclaration préalable, à savoir que les travaux ne seraient pas autorisés dans la zone et sur le bâtiment sur lequel ils s'implantent, qu'ils méconnaîtraient les règles de hauteurs prévues par le plan local d'urbanisme et qu'ils porteraient atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants, ne sont pas fondés.
Le 7 juin 2024, la commune de Choisy-le-Roi a communiqué au tribunal l'arrêté en date du 29 mai 2024, portant retrait de la décision contestée du 21 décembre 2023.
Par un mémoire enregistré le 7 juin 2024, la société " Télédiffusion de France (TDF) ", représentée par Me Bon-Julien, a déclaré se désister de sa requête.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience du 10 juin 2024.
Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Par une requête enregistrée le 13 mai 2024 sous le numéro 2405821, la société " Télédiffusion de France (TDF) " a demandé l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 . Par une décision du 21 décembre 2023, le maire de la commune de Choisy-le-Roi s'est opposé à une déclaration préalable déposée par la société " Télédiffusion de France (TDF) " en vue de l'installation, sur un immeuble situé 26 place Honoré Daumier, d'une installation de téléphonie mobile pour le compte de la société " Free Mobile ". La société a formé un recours gracieux, reçu en mairie le 24 janvier 2024 et resté sans réponse. Par une requête formée le 17 mai 2024, elle a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 21 décembre 2023. Postérieurement à sa requête, soit le 29 mai 2024, le maire de la commune de Choisy-le-Roi a retiré cette décision et a prononcé une décision de non-opposition à la demande présentée le 30 octobre 2023 par la société " Télédiffusion de France (TDF).
2 . Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3 . Par son mémoire enregistré le 7 juin 2024, la société " Télédiffusion de France (TDF) " a indiqué se désister de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à la société " Télédiffusion de France (TDF) " de son désistement de l'ensemble des conclusions de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société " Télédiffusion de France (TDF) " et à la commune de Choisy-le-Roi.
Le juge des référés,
M. AYMARD
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2406015
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026