LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2406038

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2406038

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2406038
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET SEBAN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mai 2024, M. A D C, représenté par Me Moutet, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'avis défavorable du ministre chargé des transports concernant l'accès à une zone à régime restrictif dans l'attente de la décision à intervenir sur le fond ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il indique qu'il travaille au sein de la société " Air France " comme mécanicien de maintenance depuis 2007, qu'il a bénéficié d'une autorisation d'accès en zone de sûreté à accès réglementé des plates-formes aéroportuaires jusqu'en 2016, que son habilitation a été suspendue le 3 août 2016 mais que cette suspension a été annulée par le tribunal administratif de Montreuil le 24 novembre 2016, qu'il a eu encore deux autres habilitations en 2019 et 2022, qu'il a entamé une reconversion interne pour occuper de nouvelles fonctions n'impliquant plus nécessairement un accès aux zones réservées ou à régime restrictif, qu'il a obtenu son transfert vers la filière " Support client " en juillet 2023 et qu'il lui a été remis en mains propre le 20 mars 2024 une lettre l'informant du retrait de son autorisation d'accès, à la suite d'un avis défavorable du ministre chargé des transports.

Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car il a besoin de cette habilitation pour exercer ses fonctions d'expert support client au sein de la société " Air France " et il risque la suspension de son contrat de travail, et, sur le doute sérieux, que cet avis ne lui a jamais été notifié, et qu'il est dépourvu de tout fondement sérieux.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juin 2024, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, représenté par Me Aderno, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'intéressé d'une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il oppose une fin de non-recevoir tirée du caractère non décisoire de l'acte attaqué et de son défaut d'intérêt à agir.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite.

Vu :

- la décision contestée,

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des transports,

- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 17 mai 2024 sous le n° 2406057, M. D C a demandé l'annulation de la décision attaquée.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 5 juin 2024, tenue en présence de

Mme Dusautois, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :

- les observations de Me Legendre, représentant M. D C, absent, qui rappelle qu'il a besoin pour son travail de pouvoir accéder aux zones à accès réglementé, que les seuls faits mentionnés dans la note blanche communiquée sont antérieurs à la décision du tribunal administratif de Montreuil, qu'il y a eu un refus d'habilitation par le préfet de police puis un avis de la direction générale de l'aviation civile qui l'a communiqué à Air France et qui l'empêche de travailler, que son contrat de travail a été suspendu et qui maintient que tous les éléments de la note blanche ne sont pas établis et même faux ;

- les observations de Me Conerardy, représentant le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, qui rappelle que le requérant travaille dans une zone à accès réglementé, que la société " Air France " a saisi la direction générale de l'aviation civile et le service d'enquête de la direction de la protection de la défense nationale, que l'avis de ce service a été très défavorable, que le préfet de police a pris un arrêté de retrait et émis un avis négatif, que les mesures d'instruction sont des mesures techniques s'appuyant sur des faits datés et circonstanciés mais qu'il n'a pas voulu donner, qui maintient que l'acte n'est pas décisoire, que l'intéressé doit attaquer la décision d'Air France, qu'il n'a aucun intérêt à agir, celui-ci étant de la compétence de la seule société, qu'il bénéficie toujours de sa rémunération et que les enquêtes du service national d'enquêtes sont équilibrées et que la société peut le réaffecter ailleurs ;

- et les observations complémentaires de Me Legendre, représentant M. D C, qui indique que la société n'a aucune obligation de reclassement.

Le 7 juin 2024, M. D C, représenté par Me Moutet, a présenté une note en délibéré.

Considérant ce qui suit :

1 M. D C, employé depuis le 1er octobre 2007 en qualité de mécanicien maintenance avion par la société " Air France ", sous contrat à durée indéterminée depuis le 1er septembre 2010, a bénéficié en dernier lieu d'une habilitation d'accès aux zones réservées des plateformes aéroportuaires, délivrée le 21 mars 2022 pour une durée de trois ans. Par un arrêté du 7 février 2024, le préfet de police de Paris a procédé au retrait de cette habilitation. La société " Air France " l'a informé, par une lettre du 20 mars 2024, que la direction générale de l'aviation civile avait rendu un avis défavorable concernant son accès de zone à régime restrictif et que ce refus empêchait l'exécution de son contrat de travail sur la zone " Eole " à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Par une requête enregistrée le 11 avril 2024, M. D C a demandé au présent tribunal l'annulation de la décision du 7 février 2024 et a assorti sa requête d'une demande de suspension de son exécution à laquelle il a été fait droit par une ordonnance du juge des référés du 14 juin 2024. Par une autre requête du même jour, il avait aussi demandé l'annulation de la décision du 20 mars 2024 de la société

" Air France " en tant qu'elle l'empêchait d'exécuter son contrat de travail et a présenté une demande de suspension de son exécution, à laquelle il a été également fait droit par une nouvelle ordonnance du juge des référés du présent tribunal du 14 juin 2024. Auparavant, soit le

17 mai 2024, il a demandé au présent tribunal d'annuler l'avis du ministre chargé des transports (direction générale de l'aviation civile) mentionné dans la lettre du 20 mars 2024 et sollicite du juge des référés, par la requête du même jour, la suspension de son exécution.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2 Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3 Il ressort des pièces du dossier que, par deux ordonnances du 14 juin 2024, le juge des référés du présent tribunal a suspendu l'exécution, d'une part, de la décision en date du

7 février 2024 par laquelle le préfet de police de Paris avait retiré l'habilitation d'accès en zones réservées des plateformes aéroportuaires délivrée le 21 mars 2022 pour trois ans à M. D C, et, d'autre part, de la décision de la société " Air France " en date du 20 mars 2024 prononçant, par voie de conséquence de l'avis défavorable de la direction générale de l'aviation civile, daté du 16 février 2024, un refus d'accès à la zone à régime restrictif d'Eole à

Villeneuve-le-Roi.

4 Dans ces conditions, la présente requête, qui demande la suspension de l'exécution de l'exécution de l'avis défavorable de la direction générale de l'aviation civile, daté du

16 février 20224, mentionné dans la lettre du 20 mars 2024 dont les effets ont été suspendus par la seconde des deux ordonnances du 14 juin 2024, est devenue dépourvue d'objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les frais du litige :

5 Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions des parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. D C.

Article 2 : Les conclusions des parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D C et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires (direction générale de l'aviation civile).

Le juge des référés,La greffière,

B : M. AymardB : O. Dusautois

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2406038

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions