lundi 30 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2407121 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juin 2024, M. B A doit être entendu comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'ordonner à la préfète du Val-de-Marne de procéder immédiatement au transfert de son dossier à la préfecture du Var et de lui accorder un dédommagement " pour les préjudices subis du fait de cette situation inacceptable ".
Il soutient qu'il essaie depuis six mois de contacter la préfecture du Val-de-Marne pour qu'elle effectue ce transfert à la suite de son changement d'adresse, sans succès, ce qui rend impossible le renouvellement de son titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 M. B A, ressortissant malien né le 5 mai 1999 à Bamako, a été titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " délivrée par le préfet du Var et valable jusqu'au 17 juin 2023. Il en a sollicité le renouvellement et s'est vu délivrer un récépissé valable jusqu'au 10 octobre 2023, puis d'un autre valable jusqu'au
9 janvier 2024. Domicilié de manière temporaire dans le département du Val-de-Marne, son dossier a été transféré vers la préfecture de ce département. Toutefois, le 30 avril 2024, il est retourné dans le département du Var et a sollicité le transfert de son dossier dans ce département. Il n'a reçu aucune réponse. Par une requête enregistrée le 11 juin 2024, il doit être entendu comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'ordonner, à la préfète du Val-de-Marne de procéder immédiatement au transfert de son dossier à la préfecture du Var.
2 Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3 Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4 Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".
5 En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le récépissé de demande de titre de séjour en qualité de travailleur temporaire de M. A n'a pas été renouvelé après le 9 janvier 2024. Ce défaut de renouvellement, comme de toute réponse de la préfète du Val-de-Marne, ne peut qu'avoir fait naître une décision implicite de rejet à cette date.
6 Par suite, la demande formée par M. A sur le fondement de l'article
L. 521-3 du code de justice administrative est dépourvu de toute utilité et est au surplus de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
7 Dans ces conditions, la requête de M. A ne pourra qu'être rejetée selon la
procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, l'intéressé étant fondé, s'il l'estime utile, d'en contester la légalité par une requête en annulation devant le présent tribunal, assortie le cas échéant d'une requête en référé suspension
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
01/07/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258
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