vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408172 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROSSIGNOL-INFANTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er juillet 2024 et le 17 juillet 2024, la société JL international, représentée par Me Frölich, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision du 24 juin 2024 par laquelle la commune de Gentilly a rejeté comme anormalement basse son offre déposée dans le cadre de la procédure de passation du marché public de transport des élèves, étudiants et apprentis handicapés sur le territoire communal ;
2°) d'enjoindre à la commune de Gentilly de reprendre la procédure en cause au stade de l'examen des offres ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Gentilly une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant rejet de son offre au motif qu'elle serait anormalement basse est illégale aux motifs que :
* la méthode de détection du caractère anormalement bas de son offre est irrégulière au regard des dispositions des articles R. 2152-3 et R. 2152-4 du code de la commande publique, dès lors que la commune s'est bornée à constater, d'une part, que son offre était très inférieure à celle de ses concurrents et, d'autre part, l'existence de prix unitaires anormalement bas au sein du bordereau des prix unitaires ;
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a justifié de la structure des prix proposés, laquelle s'appuie sur une bonne connaissance du marché acquise en qualité de titulaire sortant ;
- la procédure de passation s'est déroulée dans des conditions irrégulières au regard des dispositions de l'article R. 2151-4 du code de la commande publique dès lors que la commune a, sans prolonger le délai de réception des offres, apporté une modification importante aux documents de la consultation en analysant les offres sur la base de prix forfaitaires et non plus unitaires.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 juillet 2024, la commune de Gentilly conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société JL International une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2024, la société JL International a déclaré se désister de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 23 juillet 2024, la commune de Gentilly a accepté le désistement de la société requérante et s'est désisté de sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Grand, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2024, la société JL International a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, il y a lieu de lui en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société JL International.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société JL International et à la commune de Gentilly.
Fait à Melun, le 26 juillet 2024.
Le juge des référés,
R. GRAND
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026