lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408414 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL CELINE ASTOLFE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024, M. et Mme C, représentés par
Me Astolfe, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le maire de Thiais a délivré à M. A un permis de construire autorisant l'extension d'une maison existante et la réalisation d'une maison individuelle, sur un terrain situé 32, rue des Orvilliers 94320 Thiais, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'État ou la Commune de Thiais une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient, en leur qualité de voisins immédiats du projet, d'un intérêt à agir contre la décision en litige au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet, qui créera des vues sur leur propriété, sera de nature à affecter les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien ;
- la condition d'urgence est présumée remplie, en application des dispositions de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme et est, en tout état de cause, remplie eu égard à l'avancement des travaux objet du permis de construire en litige ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige aux motifs que :
* le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard des dispositions des articles R. 122-24-1 et R. 122-24-2 du code de la construction et de l'habitation et R. 431-16 du code de l'urbanisme dans leurs rédactions applicables, dès lors, d'une part, que les attestations de prise en compte de la réglementation environnementale ne sont pas signées par le pétitionnaire et, d'autre part, qu'aucun document attestant la réalisation d'une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d'approvisionnement en énergie n'est joint ;
* les pièces du dossier de permis de construire, compte-tenu des incohérences quant aux différentes surfaces mentionnées, ne permettent pas d'apprécier le respect, pour chacun des lots, des dispositions des articles UC 9 et UC 13 relatives respectivement à l'emprise au sol des constructions et à la réalisation d'espaces verts ;
* le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune au motif que la maison créée sur le lot A sera implantée à moins de
6 mètres de la limite de fond de parcelle, alors que la façade concernée comporte des baies percées sur chacun de ses niveaux ;
* le permis de construire litigieux a été obtenu par fraude dès lors que la déclivité du terrain naturel a été sciemment cachée ; ce terrain naturel a, avant le démarrage des travaux, fait l'objet de modifications non autorisées pour permettre l'implantation de la nouvelle maison d'habitation sur le lot A, dont la hauteur dépasse celle autorisée par les dispositions de l'article
UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
* le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que les places de stationnement prévues sur le lot A, de par leurs dimensions et leur situation en enfilade, ne satisfont pas aux exigences requises.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2014, les époux C déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
La requête a été communiquée à la commune de Thiais et à M. A, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- la requête n° 2408398 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Grand, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2024, M. et Mme C ont déclaré se désister de l'ensemble de leurs conclusions. Ce désistement étant pur et simple, il y a lieu de leur en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. et Mme C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D et Mme B C, à la Commune de Thiais et à M. A.
Fait à Melun, le 22 juillet 2024.
Le juge des référés,
Signé : R. Grand
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026